Du World Trade Center à Tora Bora
Le 9 sept. :
Le commandant Massoud est victime d’un attentat alors qu’il avait accepté une interview auprès de deux faux journalistes qui s’étaient présentés comme membres d’une agence d’information britannique. On le dit entre la vie et la mort, mais l’endroit où il est soigné reste secret. Dès le lendemain, le régime taliban démentira toute implication dans cet attentat.
Le 11 sept. :
Attentats aux Etats-Unis. A 8 h 48 exactement (heure locale), un (...)
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Résumé
Peut-on parler d’une mondialisation de la sécurité ? Force est de constater que la sécurité est soumise à un nouvel ordre mondial, où l’intégrité territoriale d’un Etat constitue une norme globalement construite et implantée, ce qui donne lieu à une pacification des relations inter-étatiques, et avec, à une mondialisation de la sécurité inter-étatique. En revanche, la souveraineté des Etats reste remise en cause, mais désormais à travers le principe de l’humanité, via lequel se (...)
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Les actions terroristes n’apparaissent généralement pas sui generis ; elles se bâtissent le plus souvent à partir des attentats perpétrés auparavant. Les attaques du 11 septembre ne constituent donc pas une première, si ce n’est par l’ampleur du nombre de victimes qu’elles ont faites. Là résidait d’ailleurs l’objectif d’Al Qaida, club informel organisé, avec d’autres groupements islamistes, en satellites autonomes gravitant les uns autour des autres : engendrer des pertes humaines, (...)
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Au lendemain du 11 septembre, beaucoup d’observateurs ont salué le rapprochement russo-américain, envisageant même la formation d’une alliance entre les deux pays, dont les rapports se sont pourtant fortement détériorés dans les années 1990. Or, il apparaît que beaucoup des signes perçus comme des « sauts qualitatifs » dans les relations bilatérales relevaient en fait d’une logique pré-existante, remontant au début du second semestre 2001. Mais, alors que l’« orientation occidentale » (...)
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Le Conseil de sécurité, monstre ou victime ? Le 11 septembre puis l’affaire irakienne l’ont placé au coeur des débats internationaux sur la sécurité internationale. Certains ont dénoncé son impuissance ou les obstacles qu’il plaçait sur la route de la coercition armée. D’autres ont souligné qu’il était à la fois source de légitimité et de légalité des actions coercitives internationales. En réalité, s’il est politiquement malade et militairement infirme, il est juridiquement tout puissant. (...)
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Si les attentats du 11 septembre se rangent clairement dans la catégorie du « terrorisme », leur ampleur leur confère une portée singulière, manifestation d’une mutation radicale des modalités ordinaires du terrorisme. Ces actes se caractérisent notamment, et cela est inhabituel, par une décontextualisation de la violence et une déconnexion totale entre la fin poursuivie et les moyens mis en œuvre par les responsables de l’attentat : cette absence d’ancrage social et (...)
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Le 13 novembre 2001, à la suite des attentats perpétrés aux Etats-Unis contre le World Trade Center et le Pentagone, le Président George W. Bush signa son ordre militaire intitulé « Detention, Treatment and Trial of Certain Non-Citizens in the War Against Terrorism » (66 Fed. Reg. 57, 833, 16 novembre 2001). Le décret, qui autorise le recours à des commissions militaires pour juger des personnes suspectées de participation à des actions terroristes ou de soutien à de telles (...)
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Les attentats du 11 septembre illustrent parfaitement les thèses défendues depuis une dizaine d’années par les théoriciens de la « nouvelle politique internationale » qui, tenants d’une érosion de l’Etat-nation, mettent en avant les notions de « société civile », de « gouvernance », etc. Dans le même temps, ils semblent engendrer une redistribution des valeurs, et avec, la mise en place d’un nouveau dispositif stratégique, reposant sur un retour en force de l’Etat, des préoccupations (...)
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Alors que dans les années 1990, gestion de risques et conduite de « guerres choisies » caractérisaient le paysage stratégique, depuis les attaques du 11 septembre, la notion classique de « menace » est revenue au centre de la scène, avec notamment l’exacerbation des facteurs de risques au Moyen-Orient, l’échec des politiques de non-prolifération, et l’accès d’acteurs non-étatiques à la destruction massive. Cette situation nouvelle, qui marque la fin de la l’après-Guerre froide, appelle (...)
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Au lendemain des attaques terroristes du 11 septembre 2001, le Président Bush a, à la surprise quasi générale, pris la question de l’aide à l’étranger à bras le corps. L’Administration Bush a en effet augmenté l’assistance militaire américaine à ses alliés dans la « guerre contre le terrorisme », en apportant son soutien à la reconstruction de l’Afghanistan, en agrandissant le Corps de paix, en rejoignant l’UNESCO et, chose encore plus inattendue, en annonçant de grandes initiatives (...)
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L’arrivée au pouvoir, dans le cadre de l’Administration Bush, d’un certain nombre de personnalités issues de l’industrie pétrolière provoque-t-elle - aux Etats-Unis - une synergie entre les stratégies d’entreprises et les stratégies étatiques développées dans la région de la mer Caspienne ? Malgré les nombreuses hypothèses formulées en ce sens, les conflits d’intérêts opposant les autorités publiques aux compagnies pétrolières quant à la construction de nouveaux oléoducs et gazoducs (...)
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L’emploi du terme de « guerre » par l’Administration américaine pour désigner la lutte contre le terrorisme mondial est-il fondé, alors qu’il s’agit d’un combat multiforme, à long terme, de caractère policier, judiciaire, diplomatique autant que militaire, et qui ne saurait s’achever par un bulletin de victoire précis ? Plusieurs problèmes en découlent. Faut-il considérer les adversaires comme des guerriers ou des criminels ? Les captifs comme des prisonniers de guerre ou des (...)
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Les moyens de communication de masse des pays occidentaux ont été « atteints » par les événements « terroristes » du 11 septembre 2001 et ceux qui les ont suivis. Ils sont inscrits désormais « dans » le territoire d’une crise assimilée à une guerre et étendus à l’échelle du monde. Ils ont été « invités » à prendre leurs responsabilités par les autorités gouvernementales, policières et militaires lors de la mise en place des politiques sécuritaires, notamment aux Etats-Unis. La (...)
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Le choc des événements de septembre 2001 ne crée pas un nouveau monde, mais il nous suggère d’autres grilles d’interprétation. Le monde des conflits s’éloigne de plus en plus de celui que nous avons appris à gérer depuis deux siècles : d’où nos interrogations sur nos propres stratégies de sécurité, définies pour des hypothèses enfuies. La puissance américaine domine le monde, mais il n’est pas sûr qu’elle veuille ou puisse le gérer. Le multilatéralisme est en crise alors qu’il n’a (...)
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Il est juste de dire qu’il existe une attitude francophobe à Washington, comme il existe du reste une tradition anti-américaine en France. Cette attitude conduit les Américains à douter des intentions françaises, surtout pour ce qui est d’une construction européenne que les Administrations américaines successives ont encouragée au fil des années comme une partie essentielle d’un ensemble euro-atlantique uni, fort et stable ; ce préjugé francophobe conduit aussi les Etats-Unis à (...)
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Les attentats du 11 septembre 2001 constituent une opération technique sophistiquée tant dans leurs objectifs que dans leur planification, leur coordination et leur exécution. Dans le même temps, ils ont démontré avec éclat les vulnérabilités des sociétés ouvertes et développées, et notamment les limites des technologies de sécurité déployées par ces dernières en vue de faire face aux menaces majeures. Ainsi, non seulement toute la technologie sécuritaire mise en œuvre par les (...)
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Séminaire
2004
Séminaire intitulé The Security council in the Aftermath of 11 September, organisé en coopération avec la Paul H. Nitze School, Johns Hopkins University, Washington DC, USA en 2004.
Voir : « The Series of Global Understanding », volume 1.
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