Dix ans après la signature, par 122 Etats, les 3 et 4 décembre 1997 à Ottawa, de la Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction, il n’est pas sans intérêt de dresser un bilan de ce qui s’apparente à une forme de « désarmement humanitaire ». Tout d’abord, il apparaît que le « Processus d’Ottawa », caractérisé par l’intrusion de la société civile dans les enceintes de négociation internationales, incarne l’émergence d’un nouveau type de méthode diplomatique. En second lieu, si la Convention d’Ottawa, à laquelle participent plus ou moins directement, début 2008, 176 pays, se révèle un succès, dans le même temps, des faiblesses demeurent dans la lutte contre les mines antipersonnel, tandis que le double spectre que représente le terrorisme international et la prolifération / dissémination des armes de destruction massive posent de nouveaux défis au désarmement.
lire suite
L’emploi de la force au Kosovo en 1999 par certains pays membres de l’OTAN a été justifié par sa légitimité beaucoup plus que par sa légalité -une guerre juste, sinon une guerre licite. Il paraît se heurter sur ce plan à de nombreuses objections, au regard du droit international général, de la Charte des Nations unies et même du Pacte atlantique.
lire suite
Résumé
Le contexte des relations internationales a conduit les militaires à intervenir de plus en plus fréquemment sur des terrains d’urgence humanitaire. Dès lors, les personnels des Organisations Non Gouvernementales (ONG), « opérateurs » traditionnels, travaillent plus souvent au contact des membres du Service de Santé des Armées (SSA), et ces relations conduisent à une évolution des mentalités, de part et d’autre. Les obstacles qui s’opposent à une coopération plus organisée sont très (...)
lire suite
Résumé
La diplomatie est réputée avoir peu à peu connu, ces dernières années, des incarnations et des initiatives nouvelles qui paraissent déposséder les États d’une de leurs fonctions les plus traditionnelles, en particulier en matière de règlement des différends ou de prévention des conflits. La fin de la guerre froide pourrait d’abord être banalement invoquée pour l’expliquer : « l’effondrement » de certains États, des belligérants indéfinis et incontrôlés, dans des lieux peu aisés (...)
lire suite
L’influence des ONG est déterminante dans le domaine de l’humanitaire ainsi que dans l’épineuse question de l’ingérence. Les grandes ONG se professionnalisent pour mieux répondre aux enjeux contemporains : les principaux changements se manifestent dans le mode de recrutement des responsables, dans le
marketing – de plus en plus « agressif » – et dans le mode de financement, qui s’adapte à leurs priorités. L’instrumentalisation croissante des ONG par les Etats et par les parties aux conflits dans lesquels les ONG interviennent (Kosovo, Afghanistan, Somalie) conduit de plus en plus souvent à des manipulations politiques. A l’avenir, les ONG seront certainement intégrées dans des stratégies étatiques, voire créées de toutes pièces par les Etats - les GO-NGOs ou Government-organised NGOs.
lire suite