Résumé
Le fédéralisme et la réforme des institutions européennes s’interroge sur les causes du bilan décevant de 10 ans de réformes des institutions européennes, de Maastricht à Nice. Il peut être attribué à l’affaiblissement de l’idée fédérale, qui a cessé de structurer les négociations européennes pour devenir un sujet de débat académique. Ce repli de la cause fédérale tient à deux erreurs de ses partisans : ils ont cru que l’effet fédératif de l’Euro, ou la constitution d’un ‘noyau (...)
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Peut-on parler de perceptions de l’Europe méditerranéenne, à savoir d’une position commune aux États de la Méditerranée, membres de l’Union européenne (UE) ? Il est nécessaire de dire immédiatement que l’UE ne possède aucun front sud, c’est-à-dire un groupement qui comprendrait l’Espagne, le Portugal, la Grèce et l’Italie. Il peut y avoir des convergences sur certains dossiers, mais les intérêts de l’Italie, membre fondateur des Communautés européennes, ne coïncident pas (...)
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Alors que les politiques d’exportation d’armements relevaient traditionnellement du domaine des Etats nationaux, on constate cependant une européanisation croissante de ces politiques. Ce processus a lieu dans le cadre ainsi qu’en dehors du cadre de l’Union européenne. Cet article examine comment et pourquoi le cadre pour la prise de décisions concernant les exportations d’armement dans l’Union européenne a changé. Le concept d’une politique étrangère européenne à plusieurs niveaux (...)
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Le Chancelier Schröder a prononcé le 30 avril 2001 un discours marquant un tournant dans les conceptions allemandes de l’avenir de l’Europe. Il propose une conception fédérale de la future architecture institutionnelle de l’Europe, inspirée de la structure nationale allemande, associée à une renationalisation de certaines politiques communes (politiques agricole et régionale) compensée par la communautarisation de la politique extérieure et par des initiatives audacieuses en matière (...)
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Les historiens Pierre Renouvin et Jean-Baptiste Duroselle ont élargi la pratique de l’histoire diplomatique pour la transformer en histoire des relations internationales, une histoire des rapports entre les peuples et pas seulement entre les Etats :le premier, en inventant la notion de « forces profondes », a voulu mesurer le poids des forces démographiques et économiques, le poids des mentalités et des grands sentiments collectifs sur les évolutions et soubresauts des relations (...)
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