En guise de réponse à l’inquiétude des pays européens percevant la mondialisation comme une menace, l’Union européenne s’est fait le tenant de la doctrine de la « mondialisation maîtrisée » visant à encadrer la libéralisation du commerce mondial par l’OMC. L’évolution du Cycle de Doha a cependant mis à mal ce positionnement en révélant les contradictions entre la promotion, par les pays européens, d’objectifs politiques (comme l’intégration des pays en développement dans le commerce mondiale) et la défense de leurs intérêts commerciaux. Le blocage des négociations a conduit l’Union européenne à modifier sa ligne conduite et à prendre le parti paradoxal et risqué de prôner davantage de libéralisation commerciale afin de maîtriser la mondialisation.
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Résumé
Cette analyse soulève la question de l’impact de la privatisation des fonctions de sécurité aux Etats-Unis à partir de deux cas : le rôle des think tanks ainsi que celui des médias et de l’opinion publique. Plus précisément, elle montre comment et par quels moyens la privatisation de la sécurité tend à renforcer le réalisme, dans le sens realpolitik, de la politique étrangère américaine.
Le sommaire de l’AFRI (...)
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L’économie politique internationale (EPI) soulève en France un intérêt croissant. Ce champ de recherche né aux États-Unis au début des années soixante-dix est resté, jusque très récemment, une spécialité anglo-saxonne. Du moins, l’EPI telle qu’on la parle dans les départements de relations internationales américains ou britanniques. Car, si relève de l’EPI toute tentative d’appréhender l’économie internationale (ou mondiale) dans des termes autres que ceux de l’économiste « standard (...)
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