Crises et conflits internationaux
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Le conflit colombien. Acteurs, enjeux et perspectives
AFRI 2009, Volume X
par , - 3 février 2010Le conflit colombien a traversé toutes les époques. Né entre les deux Guerres mondiales, il s’est cristallisé durant la Guerre froide et s’inscrit désormais dans un monde multipolaire agité de nouvelles tensions. A chacune de ces époques correspond une logique spécifique de traitement du conflit, tant dans le chef des acteurs colombiens que dans celui des intervenants extérieurs. L’article décrit les fondements historiques du conflit, les principaux mouvements de guérillas marxistes-léninistes et la réaction paramilitaire d’extrême-droite. Il examine en outre la politique essentiellement répressive menée par le gouvernement Uribe et propose quelques clefs pour comprendre l’extraordinaire longévité de ce conflit interne.
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La guerre sans fin des Kivus. Les limites de la diplomatie de la paix
AFRI 2009, Volume X
par - 3 février 2010En dépit de l’attention diplomatico-médiatico-humanitaire dont il bénéficie, le conflit de longue durée qui se déroule depuis plus de dix ans dans la région du Kivu en République démocratique du Congo se poursuit avec son cortège de victimes civiles. En mettant en évidence les limites de la diplomatie de la paix en vigueur, cet article s’efforce d’expliquer la résilience de ce conflit qui montre, une fois de plus, comment les seigneurs de guerre parviennent à imposer leur volonté à la communauté internationale et non l’inverse.
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Jeux de l’ours et de l’aigle dans les Balkans et le Caucase. Crises au Kosovo, en Ossétie et en Abkhazie
AFRI 2009, Volume X
par - 3 février 2010Le 26 août 2008, moins de trois semaines après l’opération militaire lancée par la Géorgie pour reprendre le contrôle des régions séparatistes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie, la Fédération de Russie annonce la reconnaissance officielle de l’indépendance de ces deux entités. Des références explicites sont faites au précédent du Kosovo, dont l’indépendance a été soutenue par les puissances occidentales, membres permanents du Conseil de sécurité. Présentée dans le monde entier comme contre-exemple cinglant pour les opposants au redécoupage des frontières par la force ou comme manipulation par une Russie en quête de puissance pour les défenseurs du cas « sui generis » d’un Kosovo indépendant, cette crise caucasienne s’avère une réplique aux rôles inversés du cas kosovar. Appliquant de manière ouverte une même rhétorique de victimisation comme moyen de légitimation publique, en-dehors du cadre légal international prévu à cet effet, d’une intervention armée et in fine de l’indépendance, les dirigeants russes n’ont pas fait que rendre la monnaie de leur pièce à l’OTAN et aux Etats-Unis en particulier. Ils ont également signifié par là le danger majeur de déstabilisation des relations internationales qu’entraîne le non-respect des principes internationaux sur lesquels s’est construit le système de prévention des conflits, en particulier l’intangibilité des frontières ou la non-ingérence dans les affaires internes. Alors que les principales victimes continuent à en être la population civile, les théâtres où un tel scénario aux recettes connues pourrait se répéter sont nombreux, y compris en Europe.
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Pour un oui ou pour un nom : la République de Macédoine à l’heure des choix identitaires
AFRI 2009, Volume X
par - 3 février 2010L’année 2008 a été marquée par une mise entre parenthèses des perspectives euro-atlantiques de la République de Macédoine. Le veto imposé par la Grèce à l’entrée de ce pays dans l’OTAN, au mois d’avril, en raison de leur différend persistant sur l’usage concurrent du terme « Macédoine », s’annonce d’ores et déjà lourd de conséquences. Transposé dans un cadre européen, ce blocage vient saper les deux principales dynamiques ayant mobilisé les autorités – depuis l’adoption des Accords d’Ohrid à l’été 2001 – dans la conduite de réformes essentielles visant, entre autres, à faire de la République de Macédoine un modèle de société multiethnique et d’équilibre politique. Si le pays est sans aucun doute moins fragile qu’il n’y paraît, on peut craindre que les nouvelles contraintes posées au pays ne remettent en cause les équilibres internes délicatement atteints. A terme, cette évolution est susceptible de fragiliser durablement le pays, d’accroître les frustrations et de réactiver à nouveau ses modes d’expression (fédéralisme, séparatisme…) les plus néfastes pour lui-même, pour l’ensemble de la région, comme pour la capacité de l’Union européenne – déjà mise à mal – à gérer efficacement son voisinage immédiat.
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Introduction - Crises et conflits internationaux
AFRI 2008, volume IX
par - 1er décembre 2009 -
Introduction. Questions stratégiques, crises et conflits internationaux.
AFRI 2007, volume VIII
par - 31 juillet 2008Continuons notre réflexion sur les crises et les conflits d’aujourd’hui, sur leurs éléments déclencheurs, sur leur nature, sur leurs acteurs, sur les changements qu’ils induisent, sur les solutions apportées par la « communauté internationale ». L’année dernière, nous nous étions arrêtés sur les deux extrêmes du continuum de la gestion des crises qu’est le maintien de la paix mené par les Nations Unies aujourd’hui : la question de l’usage de la force armée et le défi de la consolidation de la paix sociale. Nous avions évoqué le cas de la crise socio-politique népalaise et du renouveau du maoïsme révolutionnaire. Cette crise a connu, en 2006-2007, une évolution inattendue, par la signature d’un accord de paix ; suite à la demande d’assistance officielle du gouvernement népalais et l’Accord de paix global du 21 novembre 2006 conclu entre les principaux partis politiques et le mouvement d’insurrection maoïste (Parti communiste népalais), le Conseil de sécurité a décidé, par la résolution 1740 du 23 janvier 2007, d’établir une mission politique des Nations Unies au Népal afin d’appuyer le processus de paix, de surveiller la gestion des armements et du personnel de l’armée népalaise et des maoïstes et d’aider au processus électoral de l’Assemblée consti- tuante. Cette année, nous avons voulu porter un éclairage sur un conflit « identitaire » vieux de plus de vingt ans, le Sri Lanka, et un lieu potentiel de crise, les détroits de Turquie (les détroits des Dardanelles et du Bos- phore). Comme le dit Luis Vassy, le conflit du Sri Lanka illustre à la fois les limites inhérentes à une analyse au travers du seul prisme « identitaire », parce que les « identités », les groupes, les ethnies, les religions qui s’affrontent ne sont pas destinées par nature à le faire : derrière le choc entre elles, c’est la logique d’acteurs cherchant à affermir, par l’exacerbation des tensions identitaires, leur position au sein de leur propre groupe, qui explique la montée aux extrêmes et finalement la confrontation. On retrouve cette logique d’instrumentalisation dans les conflits du Liban, du Darfour, de la Côte-d’Ivoire, par exemple. Le conflit du Sri Lanka montre également les difficultés d’une résolution pacifique, car, une fois ces dérives engagées, l’intérêt des acteurs placés à la tête de chaque groupe est justement de poursuivre une confrontation dont découle leur légitimité. C’est cet engrenage qui gèle les situations et il faut toute la volonté de dirigeants visionnaires pour les débloquer, comme en Irlande du Nord. Cependant, quand le pourrissement des crises est à l’œuvre, comment l’enrayer ? Etablir des normes, contraindre au plan juridique, condamner, cela suffit-il ? Les systèmes de prévention des crises sont indispensables à la régulation des relations entre Etats, notamment des Etats voisins aux intérêts conflictuels. Ainsi, dans son article, Tolga Bilener montre l’efficacité de la Convention de Montreux, qui a établi, à partir de 1936, et fait respecter depuis un régime de liberté strictement réglementé par rapport au type de navire (de guerre comme de commerce) circulant dans la zone des détroits des Dardanelles et du Bosphore, aux frontières de la Turquie, de la Russie, de la Grèce, de la Roumanie et de la Bulgarie.
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Le Nigeria, désordre de la formation d’une puissance sans peuple ?
AFRI 2008, volume IX
par , - 23 juillet 2008En avril 2007, le Nigeria a traversé une période électorale particulièrement agitée, dont les séquelles peuvent faire craindre une exacerbation des fragilités de ce colosse démographique de l’Afrique subsaharienne. Cette conjoncture politique a mis en évidence la permanence du dévoiement des institutions par des groupes d’intérêts qui luttent pour le contrôle de la rente pétrolière, socle de l’économie du pays, et laissent végéter les deux tiers de la population sous le seuil de pauvreté. Si, à court terme, les tensions centrifuges qui agitent cette nation jeune et hétérogène pourront être gérées par l’oligarchie, la perspective de l’après-pétrole qui s’annonce pour 2020-2030 est porteuse d’interrogations. Certains analystes économiques estiment néanmoins que le Nigeria dispose des atouts qui lui permettront de se hisser au statut de puissance émergente. Cependant, une modernisation des rapports socio-politiques semble être un préalable indispensable à cet essor. Celle-là pourrait également contribuer à gommer l’impact systématiquement crisogène jusqu’à présent induit par chaque cycle électoral.
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Crises libanaises
AFRI 2008, volume IX
par - 23 juillet 2008Au printemps 2005, le double vide créé par l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri et le retrait des troupes syriennes du territoire a placé le Liban face à deux défis majeurs : la redéfinition de ses relations avec son environnement régional et la recomposition des pouvoirs à l’échelle nationale. Depuis, les crises libanaises s’emboîtent autour de trois questions essentielles : celle de la répartition communautaire du pouvoir politique ; celle de la mise en place d’un tribunal à caractère international pour statuer sur les assassinats politiques depuis février 2005 ; et celle du désarmement des « milices libanaises et non libanaises ». Loin de faciliter leur résolution, l’internationalisation de la question libanaise a consolidé les discordes internes, qui se nourrissent des tensions entre les divers pays de la région et leurs alliés sur la scène internationale. La crise politique s’est ainsi muée, depuis la fin de la guerre de l’été 2006, en une véritable impasse, qui s’est notamment traduite par la paralysie des institutions étatiques et l’échec à élire un Président de la République avant la fin du délai constitutionnel en novembre 2007.
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L’Iraq en 2008. Le temps des fragmentations
AFRI 2008, volume IX
par - 23 juillet 2008Les affrontements en Iraq ne sont plus uniquement liés aux décisions politiques et militaires de la coalition menée par les Etats-Unis, mais obéissent également à des dynamiques locales, à l’agenda iraquien ou encore aux influences des pays voisins. Après le tournant marqué en février 2006 par l’attentat de Samarra qui « iraquise » le conflit, le transformant en guerre civile, la fragmentation des violences au cours de l’année 2007, favorisée par la politique américaine flattant le localisme, exacerbe les tensions au sein des communautés chiites et sunnites et menace également d’affecter le Kurdistan. Les prochains défis en Iraq (allègement de la présence américaine, élections générales en 2009) ne doivent pas occulter les causes profondes du conflit, à savoir le partage du pouvoir, des territoires et des ressources.
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Le Kosovo, entre aube et crépuscule
AFRI 2008, volume IX
par - 23 juillet 2008Le 19 décembre 2007, les négociations entamées sur le statut de Kosovo ont abouti à un échec. Le bilan de ces négociations soulève nombre de questions, notamment quant à la capacité de l’Union européenne à parler d’une seule voix et sur la nature des relations russo-serbes. L’échec de la médiation conduite par la troïka entre les parties serbe et kosovare, ainsi que la ferme opposition de la Russie à donner caution au Conseil de sécurité pour toute solution non agréée mutuellement rendent plus que probable une déclaration unilatérale d’indépendance de la part des autorités kosovares. Cependant, l’accès du Kosovo à l’indépendance pose de vastes problèmes d’ordre politique et sécuritaire.



