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Diplomatie et organisations internationales

  • L’évolution du métier de diplomate

    AFRI 2009, Volume X
    par DELCORDE Raoul - 9 janvier 2010

    Le métier de diplomate ne peut être confiné aux mondanités ni à un pur exercice de représentation bilatérale. Ce métier se déploie aujourd’hui dans un espace multipolaire où la négociation occupe une place prépondérante. La diplomatie est face à un double défi : elle se façonne de plus en plus dans un cadre multilatéral et elle traite de sujets dits transversaux comme l’environnement, l’énergie, la lutte contre le terrorisme ou les pandémies. Dans le contexte international agité que nous connaissons, il est encore plus important qu’avant de comprendre et d’analyser les changements internationaux, de détecter les grandes préoccupations des acteurs non étatiques, de bien communiquer et d’élaborer pour ce faire une « diplomatie publique ». Plus qu’avant, le diplomate est appelé à aller sur le terrain, en prenant des risques, parce qu’aujourd’hui la mondialisation implique un dialogue qui dépasse le cadre interétatique. Par-delà les transformations du métier de diplomate demeure une constante, qui est celle du service de l’Etat et du dialogue entre nations et cultures.

  • Variations sur les organisations internationales non gouvernementales

    AFRI 2008, volume IX
    par COLIN Jean-Pierre - 24 juillet 2008

    L’influence des ONG est déterminante dans le domaine de l’humanitaire ainsi que dans l’épineuse question de l’ingérence. Les grandes ONG se professionnalisent pour mieux répondre aux enjeux contemporains : les principaux changements se manifestent dans le mode de recrutement des responsables, dans le marketing – de plus en plus « agressif » – et dans le mode de financement, qui s’adapte à leurs priorités. L’instrumentalisation croissante des ONG par les Etats et par les parties aux conflits dans lesquels les ONG interviennent (Kosovo, Afghanistan, Somalie) conduit de plus en plus souvent à des manipulations politiques. A l’avenir, les ONG seront certainement intégrées dans des stratégies étatiques, voire créées de toutes pièces par les Etats - les GO-NGOs ou Government-organised NGOs.

  • L’OMC et les tribulations du Cycle de Doha

    AFRI 2008, volume IX
    par MOUANGUE KOBILA James - 24 juillet 2008

    En dépit du nom officiel donné aux négociations du Cycle de Doha, baptisées Cycle pour le développement, les questions de développement ne sont ni au centre de la Déclaration ministérielle, ni au centre des négociations genevoises. Les tribulations de ce cycle de négociations procèdent principalement de la volonté des pays en développement de conformer l’agenda des négociations à l’enseigne du Cycle de Doha, pour en faire un authentique cycle de développement, contrairement aux prévisions des pays développés, qui s’attachent plutôt à cristalliser sa teneur néo-libérale. Il en résulte que le Cycle de Doha est davantage un lieu de confrontation des stratégies des différents acteurs qu’un lieu de transaction.

  • A quoi servent les Nations Unies ?

    AFRI 2008, volume IX
    par DEJAMMET André - 24 juillet 2008

    Sans désespérer définitivement de l’ONU, comprise le plus souvent comme un simple lieu de rencontres ou une tribune, force est de regarder en face les difficultés et contradictions internes auxquelles l’Organisation est confrontée. L’économie apparaît comme un domaine de plus en plus problématique pour les Nations Unies, qui perdent leur rôle moteur au profit d’institutions spécialisées (FMI, OMC…) et échouent à mettre en oeuvre leurs doctrines fondatrices. La défense des droits de l’homme se heurte à un manque criant de moyens contraignants. L’ONU trace aussi difficilement son chemin entre des principes en apparence contradictoires : l’égalité souveraine des Etats, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le droit d’ingérence. Enfin, on observe aussi des difficultés en matière de paix et de sécurité internationale.

  • L’OTAN en Afghanistan. L’avenir incertain du Titanic ?

    AFRI 2008, volume IX
    par DORRONSORO Gilles - 24 juillet 2008

    L’opération Enduring Freedom en Afghanistan s’est imposée comme un modèle pour l’invasion de l’Iraq deux ans plus tard. Pourtant, dès 2003, les analyses pointaient l’aspect illusoire de ce qui était présenté comme un succès aux opinions publiques occidentales. De fait, l’augmentation progressive du nombre de troupes n’a pas permis d’arrêter la dégradation de la situation militaire. L’échec occidental a trois causes majeures : la faillite de l’expertise, l’absence de coordination entre pays occidentaux et l’absence de moyens pour la reconstruction. Face aux Occidentaux, les Talibans se sont révélés des adversaires motivés qui, après avoir reconstitué leurs forces au Pakistan, sont rapidement passés à l’offensive. En outre, le contexte régional n’est pas favorable aux Occidentaux et ne peut que se dégrader si les Etats-Unis poursuivent une politique agressive vis-à-vis de l’Iran ou du Pakistan, les deux voisins déterminants dans l’évolution de la crise afghane. Dans ces circonstances, on peut conclure à l’absence de perspective de sortie de crise à horizon prévisible.

  • Mort et résurrection du Mécanisme de Moscou

    AFRI 2007, volume VIII
    par DECAUX Emmanuel - 20 mars 2008

    Les documents finaux des conférences de Vienne (1989) et de Moscou (1991) constituent la base des mécanismes de la dimension humaine de l’OSCE. Ces deux documents, nés dans des contextes différents, sont à l’origine des Mécanismes de Vienne et de Moscou. Le premier est un mécanisme de consultations diplomatiques qui s’est rapidement banalisé à partir de 1991. Le second, qui prévoit la possibilité de constituer des missions d’experts chargés d’étudier des questions relatives à la dimension humaine sur le territoire d’un des Etats participants, n’a été qu’exceptionnellement utilisé. Après une longue période pendant laquelle le Mécanisme de Moscou semblait tombé en désuétude, celui-ci a finalement été réactivé en 2002 à l’encontre du Turkménistan, ce qui a permis d’enclencher un signal d’alarme, qui a eu des conséquences diplomatiques, en poussant le Secrétariat général des Nations Unies et l’OSCE à se rapprocher des autorités turkmènes, sur la voie d’un équilibre entre incitations et pressions.

  • La réponse institutionnelle européenne aux questions soulevées par les minorités. Lacunes, chevauchements et opportunités

    AFRI 2007, volume VIII
    par KEMP Walter - 20 mars 2008

    Depuis de nombreuses années, l’action régulatrice et normative de l’OSCE, du Conseil de l’Europe et de l’Union européenne dans le domaine de la protection du droit des personnes appartenant à des minorités nationales a permis de prévenir l’émergence d’un certain nombre de conflits interethniques. Au cours du temps, une dichotomie fonctionnelle s’est formée entre le rôle normatif du Conseil de l’Europe, les initiatives de prévention et de régulation de l’OSCE et la fonction de garant exercée par l’Union européenne. Cependant, l’évolution des sociétés, des Etats mais également des minorités a profondément modifié la nature du problème. Les nouveaux Etats membres offrent moins de prise à l’action des institutions européennes dans ce domaine, alors que, à l’opposition traditionnelle entre minorités et majorités, se substituent les problématiques des « nouvelles minorités », des relations entre Etat-parent et Etat-hôte et des dérives autonomistes.

  • Le Haut Commissaire de l’OSCE pour les minorités nationales. Les raisons majeures d’un succès initial

    AFRI 2007, volume VIII
    par GHEBALI Victor-Yves - 20 mars 2008

    Le Haut Commissariat aux minorités (HCM) a à ce joue connu un succès certain dans ses interventions en les pays d’Europe centrale et orientale, en dépit d’un mandat plutôt restreint .L’action du HCM a été décisive lors de ses interventions en Lettonie et Estonie concernant les minorités russophones, en Macédoine concernant les minorités albanaises et en Roumanie concernant les minorités hongroises. Ce succès s’explique par l’impartialité et le pragmatisme du HCM, qui s’est surtout préoccupé de trouver des solutions concrètes à des situations précises en alliant prévention structurelle et prévention opérationnelle. Seule ombre au tableau, la désaffection des pays européens envers le HCM en particulier et l’OSCE en général, du fait de l’élargissement de l’Union européenne et de l’OTAN .

  • L’évolution de la réponse normative de l’OSCE à la question des minorités. Des droits collectifs aux droits individuels

    AFRI 2007, volume VIII
    par SYMONIDES Janusz - 20 mars 2008

    Le droit des personnes concernant les minorités est constitué de deux ensembles normatifs : un ensemble universel, élaboré par les Nations Unies, et un ensemble de portée plus régionale, bâti par les pratiques de l’OSCE, du Conseil de l’Europe, de l’Union européenne et par une série de traités bilatéraux. Le Document de Copenhague inaugure une évolution des standards appliqués par ces institutions européennes dans ce domaine, en partant des notions de protection des droits individuels et des droits collectifs, pour aboutir à un système privilégiant la protection des droits individuels des personnes appartenant à des minorités nationales plus que la protection des droits collectifs. Le concept de « nouvelles minorités », qui émerge depuis quelques années en Europe, pourrait être encadré par cette nouvelle approche.

  • Les normes de l’OSCE pour la protection des minorités s’appliquent-elles en Amérique du Nord ?

    AFRI 2007, volume VIII
    par KYMLICKA Will - 20 mars 2008

    Une ignorance mutuelle caractérise les rapports entre OSCE et minorités d’Amérique du Nord. D’une part, l’OSCE se concentre sur les droits des minorités nationales européennes pouvant constituer des enjeux sécuritaires internationaux. D’autre part, les minorités ethniques au Canada et aux Etats-Unis ont lutté pour une reconnaissance de leurs droits à un niveau national et non international (mis à part les peuples indigènes). En réalité, il faut reconnaître que les normes de l’OSCE s’appliquent mal aux situations spécifiques d’Amérique du Nord : la construction particulière des sociétés canadienne et américaine (conquête, esclavage et immigration de masse) a engendré des revendications ethniques spécifiques (de la part des peuples indigènes, des Africains-Américains ou des groupes issus de l’immigration), différentes de celles des minorités nationales européennes.

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