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Économie politique internationale

  • La gouvernance économique en crise

    AFRI 2009, Volume X
    par LIRZIN Franck - 3 février 2010

    La crise financière de 2008, typique de la finance moderne internationalisée et interdépendante, trouve son origine dans la dérégulation économique à l’œuvre depuis les années 1970. Les institutions internationales et les systèmes de régulation se sont vite retrouvés démunis et dépassés par l’ampleur de la crise. Au final, ce sont donc les Etats et les Banques centrales qui ont dû intervenir pour restaurer la confiance et gérer la crise par la définition dans l’urgence, mais en concertation, de réponses de court et long termes. Une nouvelle gouvernance économique est en train de se mettre en place sous nos yeux, qui accorde une place renouvelée et beaucoup plus large aux institutions publiques. Cependant, si la régulation a failli, ce n’est pas par manque mais bien plutôt par excès de rigidité. Des épreuves de la crise va naître le nouveau système financier du XXIe siècle.

  • Crise mondiale et régulation

    AFRI 2009, Volume X
    par FEUER Guy , HOUTONDJI David-Christian, MOULAYE Batina - 3 février 2010

    Partie des Etats-Unis, la crise actuelle s’est étendue à la quasi-totalité de la planète et se présente de plus en plus comme une crise polymorphe, dépassant la sphère financière pour atteindre l’économie réelle. Parmi les causes nombreuses et diverses qui permettent de l’expliquer, on trouve de graves déficiences dans le domaine de la régulation. Le terme « régulation », entendu ici dans son sens le plus large, vise d’abord l’ensemble de règles techniques et juridiques dont l’absence ou l’inobservation ont permis les comportements aberrants qui ont entraîné la crise. Ces déficiences sont dues en grande partie à la mise en pratique de l’idéologie néo-libérale. Malheureusement, cette idéologie a aussi favorisé le jeu de tendances profondes inscrites dans la nature humaine. On ne peut aussi que déplorer la méconnaissance des lois psychologiques et des normes éthiques, sans le respect desquelles ne sont possibles ni la stabilité ni le progrès des sociétés, à l’échelon national comme au niveau international. Devenue mondiale, la crise appelle la mise sur pied d’une gouvernance mondiale.

  • Des perspectives de croissance incertaines ? L’évolution des échanges commerciaux des pays en développement

    AFRI 2009, Volume X
    par SINDZINGRE Alice - 3 février 2010

    La dépendance vis-à-vis des matières premières comporte de nombreux effets négatifs et peut même favoriser la formation de « trappes à pauvreté ». La croissance des grands pays émergents et leur contribution à l’augmentation de la demande mondiale pour des biens produits par les pays en développement semble atténuer le pessimisme des thèses selon lesquelles la croissance à long terme des pays dépendants de produits de base est fragilisée par la détérioration des termes de l’échange et la volatilité intrinsèque des prix. L’article souligne, d’une part, que les échanges entre pays émergents et pays en développement, s’ils créent des opportunités pour ces derniers, comportent des risques, notamment pour leurs secteurs industriels, comme le montre l’exemple des échanges entre la Chine et l’Afrique sub-saharienne. L’article montre d’autre part que les épisodes de croissance des pays en développement des années 2000 ont surtout découlé d’une demande pour des produits non transformés, notamment le pétrole, et de la hausse des cours qui s’en est ensuivie. Le risque est de renforcer la spécialisation de ces pays et leur dépendance vis-à-vis des produits de base. Or, l’évidence empirique confirme l’actualité des thèses pessimistes quant aux caractéristiques intrinsèques de ces produits – déclin des prix, volatilité, vulnérabilité des économies aux chocs extérieurs. Ces caractéristiques sont défavorables à la croissance à long terme des pays en développement. Ces processus soulignent à nouveau que la diversification est l’un des mécanismes essentiels de la croissance, comme l’ont montré les stratégies de développement suivies par les developmental States d’Asie de l’Est.

  • L’aide au développement, un instrument pour la gouvernance mondiale ?

    AFRI 2009, Volume X
    par COMOLET Emmanuel, JACQUET Pierre - 3 février 2010

    L’aide au développement est une notion multiforme, qui dépasse les simples transferts de fonds. Par les formes qu’elle prend, les moyens qu’elle emploie ou les buts qu’elle tente d’atteindre, elle constitue un mécanisme complexe, que les Etats donateurs ont du mal à utiliser au mieux. L’augmentation de la participation des ONG et des organisations multilatérales ainsi que l’hétérogénéité des donneurs a posé la question de la coordination entre les acteurs de l’aide au développement, coordination nécessaire à un fonctionnement optimal des mécanismes d’aide. Cependant, ces questions ne doivent pas occulter une problématique centrale, celle de l’utilisation de l’aide au développement comme instrument de gouvernance globale, en particulier dans les mécanismes de sauvegarde des biens publics mondiaux, tels que l’environnement, mais également dans la mise en place d’une politique publique mondiale.

  • Introduction - Nouveaux rapports de force économiques : contestation et résistance

    AFRI 2008, volume IX
    par NICOLAS Françoise - 1er décembre 2009
  • Introduction. L’essor des organisations économiques internationales : régionalisation vs globalisation.

    AFRI 2007, volume VIII
    par FONTANEL Jacques - 31 juillet 2008

    A la fin de la dernière guerre mondiale, en vue de promouvoir le libre accès aux marchés et aux matières premières et d’organiser le système monétaire et financier mondial des économies de marché, les gouvernants des économies de marché ont proposé et mis en place des organisations internationales. Dans un premier temps, les Accords de Bretton Woods ont conduit à la création du Fonds monétaire international (FMI) en vue de garantir le fonctionnement du système monétaire international et de la Banque internationale de reconstruction et de développement (BIRD) destinée à financer les projets d’investissement dans les pays faiblement développés ou en reconstruction. Dans un second temps, pour lutter contre les excès du protectionnisme et favoriser la libéralisation des échanges internationaux, a été mis en place le GATT (General Agreement on Tariffs and Trade). Ce fut l’occasion, pour les pays de l’espace socialiste, de développer des organisations interétatiques concurrentes, qui s’apparentaient d’ailleurs, au moins à l’origine, à des organisations internationales régionales. Depuis cette période, notamment depuis la crise existentielle qui a touché la gouvernance socialiste, les organisations internationales interétatiques se sont développées. Aujourd’hui, elles gèrent une architecture complexe de relations économiques internationales qui connaissent de nouveaux développements. Le processus de globalisation a semblé ouvrir une ère plutôt favorable aux organisations à vocation mondiale, que la multiplication des accords régionaux ne vérifie pas. La diffusion des accords régionaux répond à une logique d’abord libérale, une étape dans le processus de la mondialisation. Cependant, la linéarité de ce processus d’une régionalisation conduisant à la mondialisation économique est parfois contestée.

  • La puissance économico-politique des organisations non gouvernementales dans le monde d’aujourd’hui

    AFRI 2008, volume IX
    par ECHINARD Yann, FONTANEL Jacques - 23 juillet 2008

    Les ONG jouent un rôle des défenseurs du droit de l’homme et sont devenues des partenaires importants dans le concert international, ainsi qu’un contre pouvoir citoyen. Même si les résultats réels de leurs combats principaux, qui ont porté, entre autre, sur l’application de la Taxe Tobin, la « contestation humanitaire » et le commerce équitable sont relativement modestes, la position des ONG au sein de la société s’est malgré tout renforcée, du fait de l’application de certaines de leurs recommandations. Cependant, à l’image idéalisé des ONG a succédé une perception des réalités plus contrastée : le domaine humanitaire peut lui aussi être soumis aux règles du marché et de nombreuses critiques naissent aujourd’hui, pointant du doigt le caractère insuffisamment universel de leurs démarches, leur représentativité discutable et l’origine des fonds qu’elles recueillent.

  • Les pouvoirs émergents dans la mondialisation

    AFRI 2008, volume IX
    par GRAZ Jean-Christophe - 23 juillet 2008

    La fin de la bipolarité n’a pas abouti à une redéfinition de l’ordre mondial. Dans ce contexte, il faut apprécier les principaux rapports de forces produits par la mondialisation. On remarque d’abord l’émergence de nouveaux acteurs majeurs, tels le Brésil, l’Inde, la Chine ou l’Afrique du Sud (BICS), et la montée en puissance de l’Asie dans l’économie politique mondiale. Il faut cependant noter la résistance des perdants de la globalisation et l’avènement de l’altermondialiste. Enfin, l’Alliance bolivarienne pour les Amériques représente peut-être une alternative à l’ordonnancement actuel.

  • Emergences des firmes multinationales « du Sud » et lecture du capitalisme

    AFRI 2007, volume VIII
    par RUET Joël - 18 mars 2008

    Longtemps le terme « firme multinationale » (FMN) avait rimé avec firme (nord)-américaine ou (ouest)-européenne. Cependant, la décennie 2000 marque l’émergence de firmes multinationales du « Sud », comme en témoignent la multiplication des investissements directs étrangers (IDE) et les fusions-acquisitions provenant « du Sud ». Passer en revue les origines de ces groupes permet de mieux comprendre les dynamiques actuelles : leurs caractéristiques présentes sont encore aujourd’hui le produit des régulations industrielles et des trajectoires « nationales » des trois dernières décennies. Toutefois, leurs stratégies de multinationalisation et leurs modèles d’affaires semblent converger de manière croissante (en particulier ceux des firmes indiennes, chinoises, brésiliennes, mexicaines) et rencontrent ceux des firmes globales « historiques », définissant ainsi un nouveau modèle de capitalisme.

  • Le régionalisme commercial en 2006. Quelle réalité, quels dangers ?

    AFRI 2007, volume VIII
    par NICOLAS Françoise - 18 mars 2008

    Le mouvement de prolifération des accords commerciaux régionaux (ACR) depuis la création de l’OMC se distingue des précédents mouvements par son dynamisme, par l’enchevêtrement des accords - bilatéraux, régionaux et multilatéraux -, par l’ambition affichée dans ces accords et par l’implication de pays au niveau de développement similaire et de pays aux niveaux de développement différents dans ces accords. Cependant, il faut relativiser cette montée du régionalisme : le mouvement n’est pas si spectaculaire - il concerne souvent de petites économies et les accords ne sont pas toujours bien appliqués - et n’est pas issu d’une volonté d’organiser les échanges dans un cadre régional plutôt que multilatéral. Les risques principaux du régionalisme résident dans la difficulté et le coût de gestion des ACR - notamment pour les petits pays - et dans la confusion qu’ils peuvent créer dans les règles. Les Etats membres de l’OMC doivent donc veiller à une certaine cohérence entre les cadres multilatéral et régional.

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