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Économie politique internationale

  • 2010, l’année-clef dans la lutte contre les paradis fiscaux

    AFRI 2010, Volume XI
    par CHAVAGNEUX Christian - 10 novembre 2010

    Les paradis fiscaux ont longtemps été un sujet négligé par les chercheurs et peu abordé par les dirigeants politiques. Pourtant, ils jouent un rôle central dans les rouages de la mondialisation. La crise des subprimes a souligné leur rôle néfaste, notamment à cause de la dissimulation des risques financiers qu’ils favorisent. C’est ainsi que la lutte contre les paradis fiscaux est devenue l’une des priorités du G20 en 2009. Les premières décisions de ce groupe de vingt pays constituent des progrès significatifs, mais ne sont pas exemptes de critiques. Il conviendra certainement d’aller plus loin pour une remise en cause efficace des paradis fiscaux, malgré la pression d’acteurs privés qui en tirent avantage. Si l’année 2009 a ouvert la voie d’une plus grande transparence du système financier international, 2010 constituera une année-clef, qui révèlera les volontés politiques d’inscrire, ou non, les efforts de régulation dans la durée.

  • Le renouveau de la politique de développement dans la mondialisation. Aspects et perspectives

    AFRI 2010, Volume XI
    par UZINIDIS Dimitri , YACOUB Lamia - 10 novembre 2010

    Le processus de la mondialisation, ses paradoxes et ses enjeux ont revitalisé les polémiques autour du statut et du rôle de l’Etat et les ont posées avec une grande acuité dans la littérature et les discours politico-économiques. Tandis que certains y voient une récusation des politiques économiques actives, d’autres considèrent que c’est ce processus même qui suscite une redéfinition du rôle de l’Etat dans la promotion du développement. L’objet de cette contribution est de démontrer qu’une telle redéfinition devrait relever d’une réflexion pragmatique et rénovée sur le rôle clé de la politique économique en matière de développement et non pas s’effectuer dans le sens d’une intervention publique plus neutre et plus passive, comme le suggère l’approche néolibérale, celle qui a tant inspiré la thérapeutique des plans d’ajustement structurel et les commandements du Consensus de Washington.

  • Les maîtres-penseurs de la crise financière mondiale

    AFRI 2010, Volume XI
    par FONTANEL Jacques - 26 septembre 2010

    La crise financière actuelle, par son ampleur, ébranle les bases théoriques de l’économie politique telle qu’elle était appliquée auparavant. Les avis divergent quant aux réponses à apporter pour une relance économique saine et durable. Alors que certains économistes prônent un retour aux fondamentaux monétaristes, d’autres encouragent le retour vers le keynésianisme. Pour comprendre les solutions proposées par les maîtres-penseurs de la crise financière, il convient d’étudier le cadre idéologique et institutionnel dans lequel ils forment leurs réflexions. Si B. Bernanke, D. Strauss-Kahn et J.-C. Trichet sont au service des institutions qu’ils dirigent, à savoir, respectivement, la Réserve fédérale américaine, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne, A. Merkel est plutôt influencée par des considérations morales sur l’endettement. Les solutions soutenues par des économistes, tels que J. Stiglitz ou J. Galbraith sont à rapprocher de leur pensée politique.

  • Introduction - LES SIX COMPOSANTES D’UNE CRISE MONDIALE GENERALISEE

    AFRI 2009, Volume X
    par FONTANEL Jacques - 29 juillet 2010
    Le système d’économie de marché en phase de globalisation est en crise. Si la mondialisation contemporaine se distingue par le rétrécissement des distances et des délais et la modération du rôle exercé par les barrières nationales, elle est caractérisée in fine par la valorisation prioritaire des intérêts personnels et du profit. La situation politique et économique d’aujourd’hui est dominée par six crises, dont les causes et les conséquences font débat : la crise de la sécurité internationale – avec la (...)
  • La gouvernance économique en crise

    AFRI 2009, Volume X
    par LIRZIN Franck - 3 février 2010

    La crise financière de 2008, typique de la finance moderne internationalisée et interdépendante, trouve son origine dans la dérégulation économique à l’œuvre depuis les années 1970. Les institutions internationales et les systèmes de régulation se sont vite retrouvés démunis et dépassés par l’ampleur de la crise. Au final, ce sont donc les Etats et les Banques centrales qui ont dû intervenir pour restaurer la confiance et gérer la crise par la définition dans l’urgence, mais en concertation, de réponses de court et long termes. Une nouvelle gouvernance économique est en train de se mettre en place sous nos yeux, qui accorde une place renouvelée et beaucoup plus large aux institutions publiques. Cependant, si la régulation a failli, ce n’est pas par manque mais bien plutôt par excès de rigidité. Des épreuves de la crise va naître le nouveau système financier du XXIe siècle.

  • Crise mondiale et régulation

    AFRI 2009, Volume X
    par FEUER Guy , HOUNTONDJI David-Christian, MOULAYE Batina - 3 février 2010

    Partie des Etats-Unis, la crise actuelle s’est étendue à la quasi-totalité de la planète et se présente de plus en plus comme une crise polymorphe, dépassant la sphère financière pour atteindre l’économie réelle. Parmi les causes nombreuses et diverses qui permettent de l’expliquer, on trouve de graves déficiences dans le domaine de la régulation. Le terme « régulation », entendu ici dans son sens le plus large, vise d’abord l’ensemble de règles techniques et juridiques dont l’absence ou l’inobservation ont permis les comportements aberrants qui ont entraîné la crise. Ces déficiences sont dues en grande partie à la mise en pratique de l’idéologie néo-libérale. Malheureusement, cette idéologie a aussi favorisé le jeu de tendances profondes inscrites dans la nature humaine. On ne peut aussi que déplorer la méconnaissance des lois psychologiques et des normes éthiques, sans le respect desquelles ne sont possibles ni la stabilité ni le progrès des sociétés, à l’échelon national comme au niveau international. Devenue mondiale, la crise appelle la mise sur pied d’une gouvernance mondiale.

  • Des perspectives de croissance incertaines ? L’évolution des échanges commerciaux des pays en développement

    AFRI 2009, Volume X
    par SINDZINGRE Alice - 3 février 2010

    La dépendance vis-à-vis des matières premières comporte de nombreux effets négatifs et peut même favoriser la formation de « trappes à pauvreté ». La croissance des grands pays émergents et leur contribution à l’augmentation de la demande mondiale pour des biens produits par les pays en développement semble atténuer le pessimisme des thèses selon lesquelles la croissance à long terme des pays dépendants de produits de base est fragilisée par la détérioration des termes de l’échange et la volatilité intrinsèque des prix. L’article souligne, d’une part, que les échanges entre pays émergents et pays en développement, s’ils créent des opportunités pour ces derniers, comportent des risques, notamment pour leurs secteurs industriels, comme le montre l’exemple des échanges entre la Chine et l’Afrique sub-saharienne. L’article montre d’autre part que les épisodes de croissance des pays en développement des années 2000 ont surtout découlé d’une demande pour des produits non transformés, notamment le pétrole, et de la hausse des cours qui s’en est ensuivie. Le risque est de renforcer la spécialisation de ces pays et leur dépendance vis-à-vis des produits de base. Or, l’évidence empirique confirme l’actualité des thèses pessimistes quant aux caractéristiques intrinsèques de ces produits – déclin des prix, volatilité, vulnérabilité des économies aux chocs extérieurs. Ces caractéristiques sont défavorables à la croissance à long terme des pays en développement. Ces processus soulignent à nouveau que la diversification est l’un des mécanismes essentiels de la croissance, comme l’ont montré les stratégies de développement suivies par les developmental States d’Asie de l’Est.

  • L’aide au développement, un instrument pour la gouvernance mondiale ?

    AFRI 2009, Volume X
    par COMOLET Emmanuel, JACQUET Pierre - 3 février 2010

    L’aide au développement est une notion multiforme, qui dépasse les simples transferts de fonds. Par les formes qu’elle prend, les moyens qu’elle emploie ou les buts qu’elle tente d’atteindre, elle constitue un mécanisme complexe, que les Etats donateurs ont du mal à utiliser au mieux. L’augmentation de la participation des ONG et des organisations multilatérales ainsi que l’hétérogénéité des donneurs a posé la question de la coordination entre les acteurs de l’aide au développement, coordination nécessaire à un fonctionnement optimal des mécanismes d’aide. Cependant, ces questions ne doivent pas occulter une problématique centrale, celle de l’utilisation de l’aide au développement comme instrument de gouvernance globale, en particulier dans les mécanismes de sauvegarde des biens publics mondiaux, tels que l’environnement, mais également dans la mise en place d’une politique publique mondiale.

  • Introduction - Nouveaux rapports de force économiques : contestation et résistance

    AFRI 2008, volume IX
    par NICOLAS Françoise - 1er décembre 2009
  • Introduction. L’essor des organisations économiques internationales : régionalisation vs globalisation.

    AFRI 2007, volume VIII
    par FONTANEL Jacques - 31 juillet 2008

    A la fin de la dernière guerre mondiale, en vue de promouvoir le libre accès aux marchés et aux matières premières et d’organiser le système monétaire et financier mondial des économies de marché, les gouvernants des économies de marché ont proposé et mis en place des organisations internationales. Dans un premier temps, les Accords de Bretton Woods ont conduit à la création du Fonds monétaire international (FMI) en vue de garantir le fonctionnement du système monétaire international et de la Banque internationale de reconstruction et de développement (BIRD) destinée à financer les projets d’investissement dans les pays faiblement développés ou en reconstruction. Dans un second temps, pour lutter contre les excès du protectionnisme et favoriser la libéralisation des échanges internationaux, a été mis en place le GATT (General Agreement on Tariffs and Trade). Ce fut l’occasion, pour les pays de l’espace socialiste, de développer des organisations interétatiques concurrentes, qui s’apparentaient d’ailleurs, au moins à l’origine, à des organisations internationales régionales. Depuis cette période, notamment depuis la crise existentielle qui a touché la gouvernance socialiste, les organisations internationales interétatiques se sont développées. Aujourd’hui, elles gèrent une architecture complexe de relations économiques internationales qui connaissent de nouveaux développements. Le processus de globalisation a semblé ouvrir une ère plutôt favorable aux organisations à vocation mondiale, que la multiplication des accords régionaux ne vérifie pas. La diffusion des accords régionaux répond à une logique d’abord libérale, une étape dans le processus de la mondialisation. Cependant, la linéarité de ce processus d’une régionalisation conduisant à la mondialisation économique est parfois contestée.

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