Études
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Les opérations militaires pakistanaises contre les militants islamistes
AFRI 2009, Volume X
par - 18 janvier 2010Les insurrections islamistes conduites par les Talibans dans les zones tribales et dans la vallée de Swat ne sont toujours pas matées. Une solution militaire paraissant douteuse, la tentation est grande de nouer un dialogue avec les insurgés. Des tentatives dans ce sens ont été faites et se sont soldées par des échecs. Les difficultés économiques du Pakistan, que la Chine et les pays arabes n’aident pas, la nécessité de poursuivre par ailleurs la lutte contre les nationalistes baloutches, ainsi que la détérioration des relations avec l’Inde compliqueront la lutte contre les extrémistes islamistes, qui pourraient bien en profiter pour réaliser leur rêve, faire de ce pays un Etat régi par la Charia. L’arme nucléaire passerait alors aux mains des Talibans. L’armée pakistanaise restera un contrepoids solide à l’extrémisme si elle demeure unie, mais elle est elle-même gangrenée. La dérive du Pakistan serait accélérée par un succès taliban en Afghanistan. Une union des zones tribales pakistanaises et de la province frontière du Nord-Ouest avec l’Afghanistan, nullement à exclure, aboutirait à la création d’un grand Afghanistan, pouvant être gouverné par les Talibans. Une telle évolution signifierait un échec majeur pour l’OTAN, pouvant provoquer une remise en cause de son existence.
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Le Pakistan post-Musharraf entre le marteau américain et l’enclume indienne. Le vertige de l’aggiornamento politico-stratégique ?
AFRI 2009, Volume X
par - 18 janvier 2010Le Pakistan traverse une période singulière de son histoire, où il est confronté de manière décisive à de très fortes tensions internes et externes, qui représentent autant de menaces à sa souveraineté territoriale, diplomatique et nucléaire. Les fondamentaux de sa sécurité nationale sont désormais ouvertement défiés par les intérêts américains, pour qui l’Afghanistan est devenue la summa ratio de leur politique étrangère et l’Inde un partenaire stratégique officialisé comme majeur. Affecté par une crise croissante de leardership interne du fait de la compétition entre civils et militaires sur tous les volets de la sécurité nationale ainsi que de l’état dégradé de sa situation financière, Islamabad, sommée de nettoyer ses zones tribales pachtounes, peine à asseoir sa crédibilité. Les événements de Bombay de décembre 2008 semblent lui permettre de rappeler la centralité de la question cachemirie dans la stabilité régionale, dans l’espoir que la nouvelle administration Obama lui ouvrira les portes d’un aggiornamento « négocié » en lieu et place d’un aggiornamento unilatéral, subi sous la double pression indienne et américaine.
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Tel père, tel fils ou l’histoire d’une succession sur mesure : Bachar el Assad et les nouveaux défis de l’Etat baathiste
AFRI 2009, Volume X
par - 18 janvier 2010Cet article vise à comprendre les défis auxquels la République arabe syrienne est actuellement confrontée, alors qu’elle est à un tournant de son histoire. Si l’Occident lui tend la main, dans une tentative de rapprochement qui fait suite à des années d’isolement diplomatique, la Syrie cultive encore des liens étroits avec l’Iran. Au cours des deux dernières années, la République syrienne aura connu des attaques à la fois internes et étrangères envers sa propre sécurité auxquelles elle n’avait pas été confrontée depuis les soulèvements islamistes entre 1976 et 1982. Les défis actuels de la Syrie dans les domaines de la sécurité, de la politique et de l’économie sont étudiés à travers le prisme de l’histoire de la formation de cet Etat, ainsi que de celui des acteurs impliqués aujourd’hui dans le jeu de la Syrie sur l’échiquier complexe de la politique moyen-orientale. La Syrie, qui perd de son énergie dans la lutte contre Israël, est également prise dans l’étau d’une alliance compliquée avec l’Iran et de plusieurs séries de sanctions des Etats-Unis.
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Vers l’émergence d’une culture stratégique au Moyen-Orient. L’exportation du mode opératoire hezbollahi vers les autres théâtres d’opérations de la région
AFRI 2009, Volume X
par - 18 janvier 2010Le conflit de l’été 2006 au Liban a démontré l’achèvement du processus de « transformation » du Hezbollah en une véritable force militaire, organisée et structurée, sur le modèle du concept soviétique de révolution technico-militaire. Cette « contre-révolution techno-militaire hezbollahi », qui prend le contre-pied de la révolution dans les affaires militaires israélienne, a fait la preuve de la capacité d’acteurs infra-étatiques à remettre en cause temporairement la suprématie militaire et technologique des forces armées conventionnelles occidentales. La guerre de juillet-août 2006 suggère de nouvelles grilles d’analyse sur les menaces asymétriques et semble avoir créé un « précédent » qui pourrait inspirer d’autres groupes armés dans la région. Ce nouveau mode opératoire, qui tend à s’exporter vers d’autres théâtres d’opérations dans la région, reflète plus largement l’émergence d’une nouvelle culture stratégique, d’inspiration islamo-nationaliste, dans un Moyen-Orient en pleine mutation.
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Les promesses non tenues d’Annapolis : une perspective palestinienne
AFRI 2009, Volume X
par - 18 janvier 2010Avant que les opérations militaires israéliennes à Gaza ne viennent durablement solder les espoirs de paix entre Israéliens et Palestiniens, le processus de négociations lancé à Annapolis le 27 novembre 2007 avait failli dans son objectif d’aboutir à la création d’un Etat palestinien. Pire, l’année 2008 a été marquée par une dégradation sensible de la situation dans les territoires occupés palestiniens en raison de la poursuite du blocus de Gaza et de l’explosion de la colonisation israélienne, à Jérusalem-Est essentiellement. Une analyse des approches respectives des dossiers du Statut permanent, dont seule la juste résolution assurerait un règlement définitif du conflit, et la constatation de la réalité du terrain, minée par la colonisation, tendent aujourd’hui à prouver qu’un accord entre Israéliens et Palestiniens est hors d’atteinte. Aussi l’année écoulée pourrait-elle avoir sonné le glas de la solution des deux Etats. A défaut de solution négociée envisageable dans un futur proche, les tendances lourdes de ce conflit risquent de perdurer. L’usage de la force, l’évolution démographique et l’instrumentalisation du religieux pourraient continuer à dicter la trame de fond du problème israélo-palestinien. Dans l’intervalle, le gouvernement israélien devra mesurer l’opportunité de la poursuite de sa gestion à courte vue du conflit. Une attitude dont les Palestiniens demeurent, à ce jour, les principales victimes, mais qui, à terme, pourrait mener Israël à l’impasse.
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Caucase du Sud : vers une "nouvelle guerre froide" ?
AFRI 2009, Volume X
par - 18 janvier 2010La rivalité russo-américaine a fréquemment été présentée comme la principale source d’escalade du conflit russo-géorgien d’août 2008. La Géorgie constituerait un des théâtres stratégiques de « la nouvelle guerre froide » entre le Kremlin et la Maison-Blanche. Si une logique de blocs, opposant la puissance russe à l’influence américaine, est apparue dans le Caucase du Sud, elle ne peut à elle seule offrir une grille de lecture pertinente du conflit. A l’état des relations entre Moscou et Washington doivent en effet être associées les réalités politiques locales : celles d’un antagonisme croissant entre un pouvoir central géorgien décidé à restaurer son autorité sur l’ensemble du territoire et un Etat de fait ossète déterminé à préserver son indépendance vis-à-vis de Tbilissi. En outre, la configuration bipolaire russo-américaine ne rend pas compte, au-delà du rôle joué par l’Union européenne, du différentiel d’intérêt et de puissance entre la Russie et les Etats-Unis dans la région. La médiation diplomatique et l’assistance économique fournie par l’Occident à la Géorgie sont sans commune mesure avec la vigueur du soutien militaire et politique apportée par le Kremlin à l’Ossétie du Sud. En dépit des discours, la Géorgie a faiblement pesé sur l’équilibre plus général des rapports de force entre la Russie et les Etats-Unis dans le Caucase du Sud.
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Caucase du Sud : l’heure des grandes manœuvres
AFRI 2009, Volume X
par - 18 janvier 2010La guerre des Cinq jours entre la Russie et la Géorgie a changé la donne stratégique dans le Caucase du Sud. La démonstration de force de la Russie lui a permis de consolider sa présence dans cette région sensible. Pour cela, Moscou a ouvert de nouveaux chantiers et mis en place un agenda régional impliquant l’ensemble des acteurs locaux, y compris la Turquie, l’Iran et l’Union européenne. Cependant, ce processus de désenclavement à la russe passe par une stratégie de démonétisation des leviers américains dans la région et soulève de nouveaux défis : le régime de Mikheil Saakachvili parviendra-t-il à surmonter l’épreuve de l’après-guerre ? Les diplomaties occidentales arriveront-elles à préserver leur unité face à la Russie ? La paix fragile entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, à propos du Haut-Karabakh, sera-t-elle maintenue ? Ces enjeux stratégiques sont très sensibles à l’heure de la crise financière mondiale qui frappe de plein fouet les marchés émergents de l’Est et de la mise en place de l’administration Obama à Washington.
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La crise géorgienne, un tournant dans les relations de sécurité Russie-Occident ?
AFRI 2009, Volume X
par - 18 janvier 2010La crise géorgienne de l’été 2008 a permis de mettre en évidence les divergences d’intérêts mais aussi et surtout de conceptions et de perceptions en matière de sécurité entre la Russie et les pays occidentaux. Ainsi, si la proposition de Moscou visant à établir de nouvelles relations de sécurité entre pays de l’espace euro-atlantique dans lesquelles elle serait pleinement intégrée a reçu un accueil poli et intéressé de certains pays, il n’en demeure pas moins que la méthode utilisée par les Russes pour démontrer par la pratique les faiblesses du système euro-atlantique actuel de sécurité n’a pu que susciter la méfiance des partenaires occidentaux. L’ambiguïté de la position russe transparaît entre volonté d’intégration dans de telles structures et volonté de garder les marges de manœuvres d’une grande puissance, entre désir de coopération et discours affectant de ne pas craindre un isolement qu’elle cherche à briser depuis la chute de l’URSS.
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Les relations difficiles de l’Allemagne et de l’OTAN
AFRI 2009, Volume X
par - 18 janvier 2010L’OTAN constitue le pilier central du système de sécurité allemand depuis maintenant soixante ans. La réunification en a pourtant relativisé le rôle, posant la question de l’avenir de l’Organisation et de ses missions, ainsi que celle de la place de l’Allemagne au sein de cette structure de sécurité collective. L’opinion publique allemande, traditionnellement hostile à toute intervention militaire extérieure, participe à cette remise en cause d’une OTAN perçue comme de moins en moins indispensable à la sécurité allemande dans un contexte européen pacifié. L’opposition à la guerre en Iraq ayant déjà fait chanceler les relations transatlantiques, l’avenir de l’engagement d’une Bundeswehr peu soutenue par la population et en pleine restructuration dans le conflit afghan, point focal des critiques publiques allemandes, s’avérera décisif pour le futur des relations entre OTAN et Allemagne.
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La Grande-Bretagne et l’OTAN
AFRI 2009, Volume X
par - 18 janvier 2010L’OTAN a une relation particulière avec la Grande-Bretagne : institution britannique par excellence, elle est dans le même temps perçue comme essentielle à la sécurité anglo-saxonne. L’OTAN apparaît ainsi, aux yeux des dirigeants britanniques, seule capable et légitime pour incarner une présence stratégique occidentale face aux nouvelles menaces et enjeux de la sécurité mondiale. Pour l’avenir, différentes pistes de réflexions sont examinées : l’élaboration d’un nouveau concept stratégique, intégrant notamment la problématique de la relation ou d’un rapprochement UE-Etats-Unis ; une définition de l’Approche globale et d’une Défense globale à mettre en parallèle avec un instrument de planification tel que le SHAPE ; enfin, la modernisation des forces armées. La difficulté pour Londres tient aux divergences profondes qui existent au sein même de l’Alliance sur la question de l’identité : il s’agit de conserver un modèle d’organisation systématique, légitime et coercitive, tout en l’adaptant pour élargir son influence et son domaine d’action.



