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L’Union européenne, acteur des relations internationales

  • Sortir de l’impasse des accords de partenariat économique. Pour une initiative des pays ACP à l’OMC

    AFRI 2009, Volume X
    par DELPEUCH Claire, MESSERLIN Patrick A. - 19 janvier 2010

    Un an après la date-butoir que la Commission et les pays ACP s’était fixés pour conclure des APE, les négociations ne sont toujours pas terminées. Cet article revient sur l’une des raisons majeures de cet échec, l’inadéquation du mode de libéralisation choisi avec l’objectif de développement. Cette approche pose en effet quatre problèmes majeurs : la difficulté de choisir à l’échelle régionale les produits qui bénéficieront d’une protection au titre des exceptions, les pertes tarifaires liées à la suppression de la plupart des droits de douane, les risques de détournement de commerce qui permettrait à des entreprises européennes de jouir de rentes de situation sans entraîner de baisses de prix pour les consommateurs ACP et l’obstacle à la diversification que constituerait une libéralisation radicale mais sélective. Cet article propose donc que les pays ACP prennent une initiative à l’échelle multilatérale en obtenant, par des concessions, l’autorisation de pouvoir seulement diminuer et non éliminer les droits de douane sur leurs importations de l’UE, cela, sur l’ensemble des produits et non sur 80 % d’entre eux comme c’est prévu.

  • Les ‘nouveaux’ Etats membres et la Politique européenne de voisinage

    AFRI 2009, Volume X
    par TULMETS Elsa - 19 janvier 2010

    L’analyse de la participation des « nouveaux » Etats membres de l’UE à la création et à l’évolution de la Politique européenne de voisinage montre que l’élargissement a non seulement influencé la politique étrangère des candidats de 2004 et 2007, mais que les conceptions de politique étrangère de ces derniers ont progressivement trouvé leur place dans les relations extérieures de l’UE. Ce processus a été engagé avant même la date officielle d’adhésion et la politique étrangère des nouveaux Etats membres, malgré l’intérêt pour des thématiques parfois communes, se caractérise par une importante hétérogénéité des positions. Au-delà de la césure de 1989 se cachent des éléments de continuité par rapport au passé qu’il serait important de mieux prendre en compte dans l’analyse du lancement d’initiatives sous-régionales comme la Synergie de la mer Noire ou le Partenariat oriental.

  • Les Etats membres et la représentation extérieure de l’UE

    AFRI 2009, Volume X
    par FERNANDEZ PASARIN Ana Mar - 19 janvier 2010

    En 2008, la Slovénie et la France ont tour à tour exercé la présidence du Conseil de l’Union européenne. Dans ce cadre, elles ont représenté cette organisation politique sur la scène internationale à de multiples occasions. Déclarations dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité commune ou encore négociations avec les pays tiers, la présidence tournante de l’Union compte parmi l’une de ses fonctions celles de porte-étendard de l’Europe hors de ses frontières. La présidence n’exerce toutefois pas cette responsabilité seule. La particularité de la représentation extérieure de l’UE est en effet son caractère partagé. Dans l’actualité, trois figures exercent cette fonction : la Commission, le Haut-Représentant pour la PESC et la présidence du Conseil. De ces trois acteurs, seule la présidence est une instance nationale ; en d’autres mots, une représentation étatique au sein du triumvirat qui incarne l’embryonnaire multilatéralisation de la diplomatie européenne. Atravers l’étude du cas de la coopération consulaire locale, cet article analyse le système de représentation extérieure de l’UE, en mettant en exergue son caractère multimodes et en soulignant les difficultés qui en dérivent en termes de construction d’un espace diplomatique –administratif et politique – convergent.

  • Introduction - L’Union européenne, acteur des relations internationales : les incertitudes de l’Europe politique

    AFRI 2008, volume IX
    par DEHOUSSE Renaud - 1er décembre 2009
  • L’Europe et la deuxième guerre du Liban. Premiers pas d’une puissance civile ?

    AFRI 2008, volume IX
    par BERGER Chloé - 24 juillet 2008

    La deuxième guerre du Liban qui s’est déroulée à l’été 2006 a donné aux Européens l’occasion de raffermir leur influence dans la région. Au fil des trente-trois jours de guerre qui ont partiellement ravagé le Liban, l’Union européenne est restée en retrait des négociations internationales, alors même que plusieurs Etats membres se sont impliqués, militairement et diplomatiquement, dans le conflit. Mal à l’aise, parce que privée d’une voix forte et cohérente, dans l’exercice politique de gestion des crises, l’Union a pourtant apporté un soutien considérable à la stabilisation et à la reconstruction du pays. Les différents moyens mobilisés par les Européens durant les combats et dans l’après-guerre ont donné une dimension concrète à l’Europe de la défense et renforcé son image de puissance bienveillante. Si l’Europe peine encore à s’affirmer comme une puissance à part entière dans les rapports de force régionaux, les déboires de la stratégie américaine de « remodelage du Grand Moyen-Orient » pourraient lui offrir de nouvelles marges de manœuvres.

  • L’Union européenne, agent mondial de la démocratie

    AFRI 2008, volume IX
    par ZIELONKA Jan - 24 juillet 2008

    La promotion de la démocratie est souvent considérée comme un projet américain. Cependant, l’Union européenne (UE) s’est également engagée, de façon active, à répandre la démocratie dans le monde. Malgré des moyens variés et une politique qui ne connaît pas de limites géographiques, le seul exemple de réel succès de l’UE en la matière est l’Europe post-communiste : là, la promotion de la démocratie a été liée à la politique d’élargissement de l’UE. Cependant, la « fatigue de croissance » actuelle de l’UE et la lutte contre le terrorisme compliquent la politique européenne de promotion de la démocratie en Turquie ou dans les pays du Maghreb. Le contexte actuel, qui a vu de nombreux gouvernements occidentaux réduire les libertés publiques dans leur propre pays pour des motifs de sécurité, ainsi que certaines évolutions dérangeantes sur le front démocratique dans plusieurs pays européens, sapent le rôle positif de modèle qu’avait l’Occident sur d’autres Etats. Il est dès lors temps de repenser fondamentalement le projet de promotion de la démocratie.

  • La Slovénie, l’euro et la nation. Entre avenir européen et reconstruction d’une histoire nationale

    AFRI 2007, volume VIII
    par HASSID Laurent - 18 mars 2008

    Treizième Etat à rejoindre la « zone euro » à partir du 1er janvier 2007, la Slovénie est le seul, avec la Grèce, à mentionner un symbole national sur chacune de ses huit pièces. Dans un contexte politique délicat, où les enjeux ethniques n’ont jamais été aussi sensibles depuis l’indépendance, le message qu’envoient ces pièces à l’Europe donne de précieuses informations sur la manière dont la Slovénie cherche à se présenter.

  • L’Union européenne, la ’mondialisation maîtrisée’ et l’épreuve du Cycle de Doha

    AFRI 2007, volume VIII
    par MEUNIER Sophie - 18 mars 2008

    En guise de réponse à l’inquiétude des pays européens percevant la mondialisation comme une menace, l’Union européenne s’est fait le tenant de la doctrine de la « mondialisation maîtrisée » visant à encadrer la libéralisation du commerce mondial par l’OMC. L’évolution du Cycle de Doha a cependant mis à mal ce positionnement en révélant les contradictions entre la promotion, par les pays européens, d’objectifs politiques (comme l’intégration des pays en développement dans le commerce mondiale) et la défense de leurs intérêts commerciaux. Le blocage des négociations a conduit l’Union européenne à modifier sa ligne conduite et à prendre le parti paradoxal et risqué de prôner davantage de libéralisation commerciale afin de maîtriser la mondialisation.

  • A la recherche d’un concept européen des missions de police internationales

    AFRI 2007, volume VIII
    par VAHLAS Alexis - 18 mars 2008

    Apres quatre missions de police déployées dans différentes zones géographiques, l’Union européenne s’impose comme l’organisation régionale la plus compétente en la matière. Cependant, les phénomènes de diversification, d’altération et d’hybridation qui caractérisent ces premières missions de police révèlent un concept européen encore incertain.

  • L’ascension et le déclin de l’ASEM. Déséquilibres et limites de l’interrégionalisme

    AFRI 2007, volume VIII
    par CAMROUX David - 18 mars 2008

    Dans les années 1980, le dynamisme économique de l’Asie de l’est attira l’attention des dirigeants européens. La publication, en 1994, par la Commission européenne, de sa communication intitulée « Vers une nouvelle stratégie asiatique », puis la première réunion de l’ASEM à Bangkok en septembre 1996, désignèrent la première tentative paneuropéenne de l’UE d’entamer un dialogue avec la région panasiatique, considérablement moins structurée en terme d’institutions. Cependant, dans ces dix années de pratique, l’ASEM ne s’est pas montré à la hauteur des attentes initiales sur l’interrégionalisme, considéré pourtant comme un élément dans la gouvernance mondiale et multilatérale à plusieurs niveaux.

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