La France et le monde
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Aux racines de la Françafrique : la dégradation de l’image de la France en Afrique
AFRI 2009, volume X
par - 19 janvier 2010Depuis les années 1960 et la décolonisation, il existe une spécificité de la relation France-Afrique, généralement désignée par le néologisme péjoratif « Françafrique ». Cette spécificité, qui s’explique par le rapport « dominant-dominé », les affinités personnelles des dirigeants, ainsi que les pressions et les intérêts souvent peu transparents, porte en germe le malentendu originel du système de coopération instauré par l’accession à l’indépendance. La difficulté principale pour la France est de définir une doctrine de la Françafrique qui s’insère dans la politique extérieure générale. L’échec des différentes réformes montre ainsi le poids encore profond de l’histoire coloniale. De plus, la pratique interventionniste de la France en Afrique crée une suspicion de complicité et de soutien aux régimes – souvent autoritaires – en place et participe à l’émergence d’une opinion publique africaine hostile, qui ne comprend pas l’action de la France, assimilée à une opération de police intérieure. De ce point de vue, la crise ivoirienne semble être un moment charnière. Enfin, on constate un déclin croissant de l’influence culturelle, politique et économique de la France, tandis que de nouvelles critiques se font jour à travers les problématiques de l’immigration (visas, quotas…) et de l’aide au développement. Les réactions au Discours de Dakar du Président Sarkozy sont à cet égard révélatrices de ce déclin.
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La Direction centrale du renseignement intérieur, un nouveau pôle de renseignement intérieur. Un FBI à la française : pour quoi faire ?
AFRI 2009, Volume X
par , - 19 janvier 2010L’évolution rapide du contexte stratégique international conjuguée aux fortes contraintes budgétaires a conduit à dépasser le système de renseignement intérieur imaginé dans l’immédiat après-guerre en procédant à la réorganisation de la DST et de la DCRG dans un nouveau pôle, la DCRI, opérationnel depuis le 1er juillet 2008. Cette nouvelle direction doit permettre, à effectifs constants, de mieux anticiper les évolutions d’un monde instable et imprévisible et donc de répondre aux menaces variées auxquelles notre pays est confronté en ce début du XXIE siècle. Si un tournant a été amorcé avec la mise sur pied de cette Direction, il importe de poursuivre sur cette voie en développant, toujours plus que dans le passé, les capacités d’anticipation et de réaction en pensant l’impensable. Le défi n’est pas mince.
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Le Livre blanc 2008 sur la défense et la sécurité nationale
AFRI 2009, Volume X
par - 19 janvier 2010Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de la République, avait promis l’élaboration d’un nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, la situation ayant en effet considérablement changé depuis l’adoption, en 1994, du Livre blanc précédent. Ce Livre blanc 2008 repose sur le nouveau concept de « stratégie de sécurité nationale » et fixe les nouvelles priorités stratégiques qui définissent le nouveau format des armées, mais devront aussi tenir compte du souci légitime de l’économie des dépenses publiques. Les propositions de ce Livre blanc devront se concrétiser dans le vote au Parlement de la nouvelle loi de programmation militaire en 2009.
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La politique étrangère de Nicolas Sarkozy
AFRI 2009, Volume X
par - 19 janvier 2010La politique étrangère de la France telle que pensée par Nicolas Sarkozy se veut en rupture sur au moins cinq points : les Etats-Unis, le Moyen-Orient, l’Europe, les droits de l’homme et l’Afrique. L’intense activité diplomatique du Président depuis un an et demi se traduit par le retour annoncé de la France dans l’OTAN, par un réchauffement des relations avec l’Amérique et Israël, par le Traité de Lisbonne et l’Union pour la Méditerranée. En revanche, un faux départ a marqué le renouveau souhaité des relations avec l’Afrique, alors que les relations franco-chinoises n’ont cessé de se détériorer et que, dans le même temps, le couple franco-allemand est au plus bas. Toutefois, les succès de la présidence française de l’UE sur les dossiers géorgien, financier et climatique ont achevé de transformer Nicolas Sarkozy en homme qui compte sur la scène mondiale, malgré un style atypique.
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Introduction - La France et le monde
AFRI 2008, volume IX
par - 1er décembre 2009 -
Introduction. L’Union européenne, acteur des relations internationales : des difficultés du multilatéralisme
AFRI 2007, volume VIII
par - 31 juillet 20082006 n’aura pas été pour l’Europe une année très heureuse. Ebranlée par les coups de boutoir que constituaient les « non » français et hollandais, elle a enregistré plusieurs reculs sur la scène internationale. Deux d’entre eux, l’échec des négociations de l’OMC, et la stagnation du dialogue euro-asiatique, sont évoqués dans les pages qui suivent. Ces deux échecs touchent à deux éléments-clefs de l’action internationale de l’Union européenne : sa préférence pour la définition de règles régissant les relations internationales, ce qui l’avait conduite à encourager la création de l’Organisation mondiale du commerce, et son intérêt pour un dialogue structuré avec d’autres acteurs régionaux. Si on y joint les incertitudes engendrées par l’utilisation de la force en Iraq et l’incapacité des Européens à convaincre l’Iran de renoncer à se doter de l’arme nucléaire, il est difficile d’échapper à l’impression que l’approche européenne peine à s’imposer. Sans doute ce résultat peu encourageant doit-il beaucoup à un contexte international peu favorable. Cependant, l’incapacité à parler d’une seule voix dont font souvent preuve les pays européens dès qu’un sujet sensible est abordé n’y est pas étrangère. Pourquoi ses partenaires la prendraient- ils au sérieux lorsque ses membres ne le font pas ? C’est pourtant dans ce domaine que la « demande d’Europe » est la plus forte, si on en croit les enquêtes d’opinion. A l’évidence, l’Europe doit commencer par mettre de l’ordre dans son organisation interne et définir les conditions de son engagement internatio- nal. Le développement des missions de police de l’Union, analysé ci-après, constitue un premier pas dans cette direction. Cependant, les difficultés rencontrées à ce niveau laissent entendre qu’il faudra du temps avant que l’Europe ne puisse s’affirmer comme un acteur incontournable sur la scène internationale.
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La France et l’ONU
AFRI 2008, volume IX
par - 23 juillet 2008L’analyse des relations entre la France et l’ONU montre que le système des Nations Unies peut s’avérer un vecteur de puissance et d’influence important. Il est notamment, pour la France, un outil utile afin de relayer sa politique étrangère en matière de sécurité internationale et de défense de la francophonie et de la langue française. Pour la compréhension de ces enjeux, trois axes ont été identifiés. D’une part, l’influence de la France à l’ONU peut être examinée à l’aune de sa participation et de sa présence (permanente ou non) au sein des structures politiques, diplomatiques et administratives de l’organisation ; dans cette optique, on entrevoit aussi l’importance de ses contributions au financement des activités de l’ONU. D’autre part, le statut de membre permanent de la France au Conseil de sécurité a des implications et conséquences importantes, qu’il faut analyser à la lumière des projets de réforme de cette institution (élargissement, droit de veto…). De même, sa participation aux opérations de maintien de la paix est un facteur à considérer. Enfin, la défense de la langue française et de la francophonie est un enjeu majeur d’influence de la France au sein des Nations Unies au travers des concepts de multilinguisme et parfois même de multilatéralisme.
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Le nouveau Président et la politique étrangère et de sécurité
AFRI 2008, volume IX
par - 23 juillet 2008La vision de la politique extérieure et de défense du nouveau Président français, Nicolas Sarkozy, a été peu développée durant la campagne présidentielle de 2007. Elle se présente pourtant comme une vision cohérente, s’orientant vers le replacement de la promotion des droits de l’homme, de la démocratie et du multilatéralisme au centre de l’action diplomatique française. Refusant la Realpolitik, le président Sarkozy doit néanmoins composer avec des intérêts stratégiques français immuables, qui limitent les possibilités qui lui sont offertes de pratiquer une politique en rupture avec celles de ses prédécesseurs. Qu’il s’agisse des relations avec les Etats-Unis, l’OTAN, le Moyen-Orient ou l’Afrique, ses changements d’orientation apparents s’accompagnent d’une stabilité des grandes tendances de la diplomatie française.
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Un genre diplomatique ? La France entre la compassion et la repentance universelle
AFRI 2008, volume IX
par - 23 juillet 2008L’excuse et la compassion dans le discours diplomatique sont un phénomène d’abord occidental. Depuis la chute du Mur de Berlin, cette repentance apparaît comme substitut à l’action. Elle est révélatrice de la crise identitaire occidentale, dont la France est une incarnation., mais elle est aussi le résultat de l’apparition de nouveaux acteurs, limitant l’action diplomatique des Etats, au sein de la « société civile » nationale et internationale. Pourtant, des raisons typiquement françaises, qui sont le fruit autant d’une diplomatie fondée sur la mémoire que de la volonté de revanche parlementaire, alimenteraient ces discours de repentance.
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Les relations franco-russes de 2000 à 2006. Entre bilatéral et multilatéral
AFRI 2007, volume VIII
par - 18 mars 2008Les relations entre la France et la Russie sont indissociables des relations que ces deux pays entretiennent avec les autres puissances majeures en Europe, mais également des différents dossiers que Russes et Européens sont amenés à traiter au sein de la communauté internationale. Les crises iraquiennes et iraniennes ont ainsi été l’occasion pour les deux pays de relancer, conjointement avec l’Allemagne, le triangle Paris-Berlin-Moscou et de se positionner par rapport à la Chine et aux Etats-Unis. Toutefois, force est de constater que, quel que soit le dossier au sein duquel Paris et Moscou finissent par se retrouver, la Russie ne semble pas véritablement compter sur Paris pour défendre et promouvoir ses positions. Insensiblement, l’Allemagne est devenue la priorité de la Russie, en particulier sous le gouvernement de Vladimir Poutine.



