Russie et CEI
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Caucase du Sud : vers une "nouvelle guerre froide" ?
AFRI 2009, Volume X
par - 18 janvier 2010La rivalité russo-américaine a fréquemment été présentée comme la principale source d’escalade du conflit russo-géorgien d’août 2008. La Géorgie constituerait un des théâtres stratégiques de « la nouvelle guerre froide » entre le Kremlin et la Maison-Blanche. Si une logique de blocs, opposant la puissance russe à l’influence américaine, est apparue dans le Caucase du Sud, elle ne peut à elle seule offrir une grille de lecture pertinente du conflit. A l’état des relations entre Moscou et Washington doivent en effet être associées les réalités politiques locales : celles d’un antagonisme croissant entre un pouvoir central géorgien décidé à restaurer son autorité sur l’ensemble du territoire et un Etat de fait ossète déterminé à préserver son indépendance vis-à-vis de Tbilissi. En outre, la configuration bipolaire russo-américaine ne rend pas compte, au-delà du rôle joué par l’Union européenne, du différentiel d’intérêt et de puissance entre la Russie et les Etats-Unis dans la région. La médiation diplomatique et l’assistance économique fournie par l’Occident à la Géorgie sont sans commune mesure avec la vigueur du soutien militaire et politique apportée par le Kremlin à l’Ossétie du Sud. En dépit des discours, la Géorgie a faiblement pesé sur l’équilibre plus général des rapports de force entre la Russie et les Etats-Unis dans le Caucase du Sud.
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Caucase du Sud : l’heure des grandes manœuvres
AFRI 2009, Volume X
par - 18 janvier 2010La guerre des Cinq jours entre la Russie et la Géorgie a changé la donne stratégique dans le Caucase du Sud. La démonstration de force de la Russie lui a permis de consolider sa présence dans cette région sensible. Pour cela, Moscou a ouvert de nouveaux chantiers et mis en place un agenda régional impliquant l’ensemble des acteurs locaux, y compris la Turquie, l’Iran et l’Union européenne. Cependant, ce processus de désenclavement à la russe passe par une stratégie de démonétisation des leviers américains dans la région et soulève de nouveaux défis : le régime de Mikheil Saakachvili parviendra-t-il à surmonter l’épreuve de l’après-guerre ? Les diplomaties occidentales arriveront-elles à préserver leur unité face à la Russie ? La paix fragile entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, à propos du Haut-Karabakh, sera-t-elle maintenue ? Ces enjeux stratégiques sont très sensibles à l’heure de la crise financière mondiale qui frappe de plein fouet les marchés émergents de l’Est et de la mise en place de l’administration Obama à Washington.
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La crise géorgienne, un tournant dans les relations de sécurité Russie-Occident ?
AFRI 2009, Volume X
par - 18 janvier 2010La crise géorgienne de l’été 2008 a permis de mettre en évidence les divergences d’intérêts mais aussi et surtout de conceptions et de perceptions en matière de sécurité entre la Russie et les pays occidentaux. Ainsi, si la proposition de Moscou visant à établir de nouvelles relations de sécurité entre pays de l’espace euro-atlantique dans lesquelles elle serait pleinement intégrée a reçu un accueil poli et intéressé de certains pays, il n’en demeure pas moins que la méthode utilisée par les Russes pour démontrer par la pratique les faiblesses du système euro-atlantique actuel de sécurité n’a pu que susciter la méfiance des partenaires occidentaux. L’ambiguïté de la position russe transparaît entre volonté d’intégration dans de telles structures et volonté de garder les marges de manœuvres d’une grande puissance, entre désir de coopération et discours affectant de ne pas craindre un isolement qu’elle cherche à briser depuis la chute de l’URSS.
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Le nationalisme « civique »et « ethnique » revisité. La conceptualisation de l’Etat, de la nation et du citoyen dans l’ex-Union soviétique
AFRI 2007, volume VIII
par - 20 mars 2008Pourquoi la loyauté envers la nation fondée sur le territoire plutôt que sur l’ethnicité n’a-t-elle pas réussi à s’enraciner dans l’ex-Union soviétique ? La manière dont les Etats accommodent les minorités nationales dépend fortement de la conceptualisation de la « nation » à travers le temps et de la compréhension de la citoyenneté. Ainsi, en Géorgie, la relation entre l’Etat et les minorités nationales est fortement conditionnée par l’héritage soviétique : la bureaucratisation de la nationalité et le sous-développement de la notion de citoyenneté dans l’Union soviétique ont rendu la création d’une « identité civique » fondée sur la loyauté envers des normes et valeurs partagées pratiquement impossible dans les Etats issus de l’URSS.
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Quelles options pour l’Ukraine ? Révolution orange et nouvelles perspectives de sécurité
AFRI 2006, volume VII
par , -Résumé Un an après la Révolution orange, l’environnement stratégique de l’Ukraine s’est substantiellement modifié. Partenaire de l’Alliance atlantique, proche alliée des Etats-Unis mais soumise à l’influence russe, l’Ukraine de Leonid Koutchma semblait devoir perpétuellement osciller entre l’Est et l’Ouest. L’arrivée des réformateurs pro-occidentaux a finalement permis à Kiev de réclamer ouvertement une adhésion à l’OTAN et à (...) -
Le conflit russo-tchétchène, écho du ’choc des civilisations’
AFRI 2006, volume VII
par -Résumé Plus de dix années de guerre entre la Tchétchénie et la Fédération de Russie ont profondément altéré la nature même du conflit. La première guerre appartient au registre classique des luttes de libération nationale dans un contexte généralisé de décolonisation suite à la désintégration de l’URSS. Des tactiques de guérilla parfaitement employées face à une armée russe en décomposition et une stratégie politico-médiatique pertinente mènent à une victoire thétchène temporaire. (...) -
La guerre russo-tchétchène, un conflit sans fin
AFRI 2005, volume VI
par -Résumé La guerre russo-tchétchène est loin d’être finie et il convient de s’interroger sur les ressorts d’une telle situation : pourquoi ce conflit ne baisse-t-il pas en intensité ? Le conflit repose sur l’opposition entre une logique de puissance et une logique de valeurs, cependant ce double électrochoc n’explique pas tout. La guerre russo-tchétchène renvoie à une matrice fondée sur une représentation particulière du rapport espacetemps : sur l’axe (...) -
La Géorgie au coeur du « grand jeu »
AFRI 2005, volume VI
par -Résumé Un an après son accession à la présidence du pays, Mikhaïl Saakachvili peut se prévaloir d’un premier bilan très positif : la Géorgie est en train de se réformer en profondeur et de s’arrimer durablement à l’Occident, suscitant la grogne non dissimulée du Kremlin. Les réformistes au pouvoir à Tbilissi n’en restent pas moins confrontés à plusieurs défis majeurs : l’accélération des réformes, l’amélioration des relations avec Moscou et la (...) -
Le Caucase du Sud et l’Union européenne. Vers une coopération renforcée ?
AFRI 2005, volume VI
par -Résumé Dans le cadre de l’élargissement de l’Union européenne à dix nouveaux Etats membres le 1er mai 2004, la Commission européenne a créé un nouveau cadre de coopération avec ses voisins de l’est et du sud, consistant en une politique de voisinage. Les Etats du Caucase du Sud, initialement écartés de cette initiative de voisinage, y ont finalement été intégrés à la suite d’une décision stratégique du Conseil le 14 juin 2004. Cette décision apparaît comme le (...) -
La Transcaucasie est morte, vive le Caucase du Sud ?
par -Résumé Depuis la chute de l’URSS et à la lueur de la révolution de velours en Géorgie en automne 2003, le Caucase du Sud (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie) rime avec mutation géopolitique. Avec le 11 septembre 2001 et les guerres en Afghanistan et en Iraq, la transition post-communiste a rehaussé l’intérêt de la communauté internationale pour ce carrefour économique et politique ; Le redressement des trois Etats est en cours. Dans ces derniers, les différents scrutins de 2003 ont (...)
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