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Politique étrangère des États-Unis

  • La relation Etats-Unis–Mexique au miroir de la question migratoire

    AFRI 2009, Volume X
    par LE TEXIER Emmanuelle - 19 janvier 2010

    Les relations entre le Mexique et les Etats-Unis sont faites de nombreux paradoxes liés à la proximité géographique et à l’histoire commune des deux pays. Outre le commerce, la sécurité aux frontières et le trafic de drogue, la question migratoire représente un enjeu-clef des rapports bilatéraux. L’immigration mexicaine à destination des Etats-Unis constitue des deux côtés de la frontière un paramètre fondamental de la politique étrangère, notamment depuis les attentats du 11 septembre. Les différents Présidents américains et mexicains ont progressivement abordé cette problématique à travers le principe de la coresponsabilité, le Mexique balançant entre désir de souveraineté et dépendance économique par rapport à son voisin du Nord. Les projets de réforme de la politique d’immigration aux Etats-Unis ont mis en lumière deux aspects de la relation bilatérale : d’une part, que l’immigration est essentiellement liée aux enjeux globaux sécuritaires et économiques ; d’autre part que l’échec de cette réforme a conduit à un processus de défédéralisation de la politique migratoire et étrangère.

  • La politique étrangère de l’administration Obama. La quête d’un nouvel équilibre entre réalisme et internationalisme

    AFRI 2009, Volume X
    par de HOOP SCHEFFER Alexandra - 19 janvier 2010

    Après deux mandats de G. W. Bush, Barack Obama et son équipe de sécurité nationale se sont engagés dans la réinvention de la « grande stratégie » américaine – à savoir la grille d’interprétation du monde et des menaces internationales, la définition des intérêts nationaux des Etats-Unis et le choix des instruments de la puissance américaine (soft ou hard power). Cet article analyse les fondements intellectuels, les acteurs et les défis de la politique étrangère de l’administration Obama. A l’aune d’une scène internationale agitée, l’auteur met l’accent sur l’exercice délicat et constant d’équilibre et de conciliation que le Président et son équipe de sécurité nationale devront entreprendre, entre l’internationalisme libéral auquel le Parti démocrate est traditionnellement associé et le réalisme pragmatique de la « diplomatie directe » que B. Obama promeut avec tous les Etats.

  • Introduction - La politique étrangère des Etats-Unis

    AFRI 2008, volume IX
    par VERGNIOLLE DE CHANTAL François - 1er décembre 2009
  • Les Etats-Unis en Afghanistan

    AFRI 2008, volume IX
    par RID Thomas - 24 juillet 2008

    Les prochaines élections aux Etats-Unis soulèvent notamment des questions sur le choix de la politique de nouveau Président en Afghanistan. Celle-là sera structurée par les visés de la future administration à l’égard de l’Iraq. Toutefois, si les intérêts des Etats-Unis et de l’Alliance atlantique résident essentiellement dans la conjonction de la lutte contre le terrorisme et de la stabilisation du gouvernement afghan, d’autres pays  y compris certains membres de l’OTAN  peuvent avoir des objectifs différents, tels que la seule stabilisation ou la bonne gouvernance. Le prochain Président des Etats-Unis, qu’il soit Démocrate ou Républicain, sera confronté à trois choix principaux en Afghanistan : poursuivre la politique actuelle, avec plus ou moins de modifications, augmenter de manière significative l’engagement militaire et civil ou procéder au retrait des troupes. Le scénario le plus probable est que les Etats-Unis et leurs alliés poursuivent une politique afghane qui maximisera les coûts et minimisera les profits.

  • Les relations Iran-Etats-Unis. A la recherche du ’regime change’

    AFRI 2008, volume IX
    par NICOULLAUD François - 24 juillet 2008

    Marquée par les humiliations réciproques du coup d’Etat contre Mossadegh, d’une part, de la prise d’otages de l’ambassade américaine d’autre part, la relation entre l’Iran et les Etats-Unis ne parvient pas, depuis près de trente ans, à se normaliser. L’administration américaine n’a jamais durablement renoncé à l’objectif de faire chuter la République islamique. Elle a pour cela utilisé et utilise encore l’arme des sanctions. Elle joue de sa capacité à mettre en oeuvre plusieurs formes de stratégie indirecte. Elle pourrait instrumentaliser à cette fin le dossier nucléaire. L’Iran, pour sa part, ne s’interdit aucune forme de riposte à ce qu’il considère comme les manifestations de l’arrogance d’une grande puissance.

  • Le Congrès démocrate et la conduite de la politique étrangère américaine en 2007

    AFRI 2008, volume IX
    par FAURE Justine - 24 juillet 2008

    En novembre 2006, le parti du président Bush perd la majorité dans les deux chambres du Congrès américain. La victoire démocrate est attribuée au rejet, par les Américains, de la gestion de la guerre en Iraq par la Maison-Blanche. Cependant, malgré la clarté du mandat attribué par les électeurs, les Démocrates peinent à rediriger substantiellement la conduite de guerre : ils votent en faveur du financement de l’envoi de renforts et ne parviennent pas à obtenir de retrait des troupes. Ils déploient pourtant un activisme législatif rare depuis 2001 et restaurent les pouvoirs de délibération et de surveillance du Congrès. L’échec partiel des Démocrates sur la question iraquienne s’explique par un certain nombre de contraintes institutionnelles et conjoncturelles : la permanence d’une « présidence impériale », des divisions au sein du camp démocrate, une majorité étroite au Congrès et une crainte persistante de l’opposition d’endosser la responsabilité d’un retrait précipité.

  • La France et les Etats-Unis entre échéances intérieures et tensions internationales. Une réconciliation limitée ?

    AFRI 2007, volume VIII
    par BOZO Frédéric, PARMENTIER Guillaume - 18 mars 2008

    Un regard jeté en arrière nous montre que les phases de désaccords et de réconciliation viennent régulièrement rythmer les relations entre la France et les Etats-Unis. La période de « réconciliation » actuelle pourrait faire croire que la crise de 2003 est bel et bien derrière nous. En réalité, l’histoire transatlantique est marquée par une succession de bas et de hauts. Il serait illusoire de penser que l’amélioration actuelle, qui s’explique par une certaine « lassitude de grandeur » en France et une « lassitude de guerre » aux Etats-Unis, sera pérenne. Des éléments structurels sont à même de raviver les tensions. Les deux pays auraient plus à gagner à accepter leurs divergences et à travailler ensemble pour minimiser les inévitables crises futures.

  • Place et légitimité des groupes d’intérêt ethniques aux Etats-Unis après le 11 septembre 2001

    AFRI 2007, volume VIII
    par BELIN Célia - 18 mars 2008

    Dans un pays construit par l’arrivée massive de peuples non indigènes depuis 400 ans, l’ethnicité est devenu un élément essentiel de l’identité américaine. À la différence des démocraties européennes, le système politique américain permet la représentation de ces minorités ethniques par la voie du lobbying, tel que autorisé et facilité par la Constitution. Or, le lobbying est un exercice démocratique essentiellement américain. Afin d’être performants, les groupes d’intérêt ethniques n’ont d’autre choix que de maîtriser les règles du jeu démocratique. Ce sont en fait les groupes les plus assimilés, les plus prospères, les plus proches idéologiquement des Américains qui seront les plus efficaces. Malgré leurs fréquentes critiques à l’encontre des groupes d’intérêt, le public et les responsables politiques américains continuent d’être attachés à ce système qui, pour les uns, permet de faire entendre sa voix et, pour les autres, est une source de contributions financières et d’idées nouvelles.

  • Les méandres de la droite américaine vis-à-vis de la construction européenne

    AFRI 2007, volume VIII
    par PISAR Leah - 18 mars 2008

    Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et tout au long de la Guerre froide, les dirigeants américains se sont traditionnellement exprimés en faveur de la construction européenne. Sous la présidence de George W. Bush, dans le sillage des attentats du 11 septembre 2001 et de l’invasion de l’Irak, qui ont secoué les relations transatlantiques, les milieux « néo-conservateurs » de Washington ont commencé à douter de la fidélité et de la viabilité de l’Union européenne en tant qu’allié. Cela étant, il est progressivement devenu évident, pour les dirigeants américains, que leurs inclinations unilatéralistes étaient nocives pour l’Amérique elle-même : la construction d’une Europe cohérente et forte est fondamentalement vitale pour les Etats-Unis, qui en a besoin pour faire face aux nouveaux défis globaux.

  • Promotion de la démocratie, interventionnisme et changement de régime

    AFRI 2007, volume VIII
    par ACKERMAN Peter, GLENNON Michael J. - 18 mars 2008

    Les pressions actuellement exercées contre les ONG par les gouvernements autocratiques illustrent la contre-offensive entreprise par ces derniers pour lutter contre les développements de la démocratie. Si l’appropriation de la norme de non-intervention justifie cette oppression et permet de limiter l’influence des Etats démocratiques, la promotion non violente de la démocratie par les peuples assujettis reste un instrument contre lequel les pouvoirs les plus forts restent souvent désarmés.

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