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Europe

  • Quelles avancées pour la Politique européenne de sécurité et de défense ?

    AFRI 2009, Volume X
    par HOWORTH Jolyon - 18 janvier 2010
    Dès l’été 2007, la relance de l’Europe de la défense fut annoncée comme l’une des priorités de la présidence française de l’Union européenne. Trois événements majeurs et imprévus ont cependant changé considérablement la donne : en juin 2008, le rejet par les Irlandais du Traité de Lisbonne, en août le conflit russo-géorgien et, enfin, à la mi-septembre, la crise financière mondiale. Le bilan de la présidence française est donc nuancé. Alors que l’actualisation (...)
  • L’Union pour la Méditerranée, coup d’essai de la diplomatie sarkozyenne ?

    AFRI 2009, Volume X
    par SCHMID Dorothée - 18 janvier 2010

    Le lancement de l’Union pour la Méditerranée, projet français de coopération régionale qui se veut novateur, a suscité beaucoup d’agitation diplomatique et de commentaires en 2008. Le processus d’ajustement qui aboutit à la réintégration de ce projet dans le giron des politiques européennes illustre bien les premiers pas de la diplomatie sarkozyenne : au-delà du style, énergique et aventureux, l’exercice permet de mettre en valeur les atouts traditionnels de la France en Méditerranée tout en s’efforçant de conserver le leadership européen en politique étrangère.

  • Quelles politiques communautaires ? La PAC et le budget européen à l’horizon 2013

    AFRI 2009, Volume X
    par BLUMANN Claude - 18 janvier 2010

    Les différentes politiques communautaires de l’Union européenne se sont considérablement diversifiées depuis les années 1990. D’un point de vue institutionnel, ce phénomène peut s’expliquer par la dissociation entre, d’une part, la politique économique et, d’autre part, la politique monétaire générale, qui se veut indépendante car fondée sur la Banque centrale européenne. L’institution d’un gouvernement économique de l’Europe et de l’Eurogroupe participe ainsi de cette démarche. De plus, les politiques sectorielles, coûteuses, ont un impact important, de même que le rôle de la Commission, du Conseil et des perspectives financières pluriannuelles, limitées à environ 1 % du PIB de l’Union. Plus précisément, la PAC voit son budget rogné au profit de celui de la cohésion, plus porteur et moins critiqué au sein des Etats membres : depuis 1992, elle a ainsi été largement réformée, sans pour autant faire l’unanimité. Il n’existe ainsi pas encore de convergence sur les bases de la PAC à l’horizon 2013, ce qui fait craindre à certains qu’elle ne devienne « une variable d’ajustement du budget européen ».

  • Quel modèle économique pour l’Europe dans la mondialisation ?

    AFRI 2009, Volume X
    par SOOS Karoly Attila - 18 janvier 2010

    La question de la mondialisation divise l’UE. Les ambitions des importants exportateurs de services diffèrent des objectifs suivis par les gouvernements, dont la politique commerciale est fort influencée, sinon déterminée par la peur de la colère de leurs producteurs agricoles. A long terme, les différences de vues dans ce domaine peuvent saper l’unité de l’Union. Il faut donc s’efforcer de trouver des solutions de compromis, ainsi que l’illustre bien l’exemple des différences d’intérêts vis-à-vis de la mondialisation qui séparent les anciens des nouveaux Etats membres de l’Union.

  • L’Europe, un continent d’immigration malgré lui

    AFRI 2009, Volume X
    par WIHTOL DE WENDEN Catherine - 18 janvier 2010

    L’Union européenne est aujourd’hui confrontée, avec les migrations internationales, à un double défi : celui de la réouverture de ses frontières à l’immigration, compte tenu de ses perspectives démographiques et des pénuries de main d’œuvre, qualifiée et non qualifiée, dans de nombreux pays européens ; celui de la maîtrise des frontières dans un contexte sécuritaire soumis à l’opinIon publique, souvent frileuse et inquiète des difficultés de l’intégration. Pourtant, l’Europe est devenue l’une des premières régions d’immigration au monde et peine à accepter cette réalité. Les récents développements de la politique européenne d’immigration et d’asile sous la présidence française reflètent l’ambiguïté d’une politique en proie au dilemme de la fermeture et de l’entrouverture des frontières.

  • Quel avenir institutionnel pour l’Union européenne ?

    AFRI 2009, Volume X
    par LAQUIEZE Alain - 18 janvier 2010

    A la fin de la présidence française de l’Union européenne qui a tenté de relancer le processus de ratification du Traité de Lisbonne, interrompu par le référendum négatif des Irlandais du 12 juin 2008, il convient d’esquisser les contours institutionnels possibles de cette Union européenne en devenir, en se plaçant à trois moments différents : 1) l’Union européenne en 2009, les prochains mois devant nous renseigner sur les chances que le Traité de Lisbonne soit ratifié par l’ensemble des 27 États et puisse entrer en vigueur dans un délai rapproché ; 2) l’Union européenne en 2014, date importante car elle constituera un tournant dans le calendrier politique de l’Union (nouvelles élections parlementaires, nouvel exercice budgétaire) et des principaux Etats membres ; 3) l’Union européenne après 2030 car, si l’exercice de prévision est toujours périlleux, il peut permettre d’esquisser, en prenant en compte plusieurs scénarios, les futurs possibles de l’Europe.

  • Variation sur la souveraineté

    AFRI 2009, Volume X
    par COLIN Jean-Pierre - 9 janvier 2010

    Le concept de souveraineté, tout en étant au cœur du système international, est loin d’avoir toujours eu la même signification au cours des deux derniers siècles. Longtemps hypostasié, critiqué dans son principe même par la suite, il a connu un extraordinaire retour en grâce – avant d’apparaître aujourd’hui, sous bien des angles, comme un instrument de destruction qu’il faut à tout prix désacraliser.

  • Le « paradigme westphalien » au miroir de l’histoire. L’Europe des Traités de Westphalie

    AFRI 2009, Volume X
    par BELY Lucien - 9 janvier 2010

    La Paix de Westphalie en 1648 a donné lieu à des interprétations qui ont évolué dans le temps et sert toujours à structurer la réflexion sur l’évolution globale des relations internationales. Ici, un historien des temps modernes donne sa propre vision de ce tournant historique. Les Traités de Münster et d’Osnabrück serviraient de terminus ad quem : ils figent la carte religieuse de l’Europe, en réduisant le rôle du choix confessionnel dans les conflits, et ils fixent l’ordre politique en délimitant nettement la place et l’identité des différents Etats. Ces accords constituent aussi un terminus a quo, car ils donnent des règles au dialogue international à travers l’art diplomatique et ils fortifient la notion d’équilibre, face à toute tentation de monarchie universelle. Ils conduisent les princes à s’effacer peu à peu derrière les peuples sur lesquels ils règnent, favorisant ainsi l’affirmation des nations, et, en limitant les grands bouleversements géopolitiques, ils contribuent à libérer des forces pour l’expansion européenne dans le monde.

  • Les nouveaux mercenaires en France : la fin des tabous

    AFRI 2008, volume IX
    par LE RAY Bruno, PACOREL Patrick, ROUSSEAU Thierry - 24 juillet 2008

    Le développement des sociétés militaires privées va au-delà la définition et de la perception du mercenariat traditionnel. L’externalisation de certaines tâches relevant traditionnellement du domaine régalien est une réalité admise aux Etats-Unis comme en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud. L’expansion de ces sociétés militaires privées répond aux multiples défis posés par la sécurité internationale : déficit de recrutement, impact médiatique des pertes militaires, réticence à s’engager dans des conflits sans intérêt stratégique. Ces pays ont d’ailleurs édicté un cadre légal plus ou moins rigoureux, permettant de contrôler l’activité de cette industrie en expansion. En dépit de la contradiction apparente entre la recherche du profit inhérente à ces sociétés et la notion de service public guidant les armées nationales, les auteurs estiment que ces entités sont vouées à être complémentaires et appellent à la définition, en France, d’un cadre légal permettant à des sociétés militaires privées de s’y développer.

  • La France et l’Europe : continuité ou rupture ?

    AFRI 2008, volume IX
    par DEHOUSSE Renaud - 24 juillet 2008

    La réussite du traité simplifié promu par le président Sarkozy ne doit pas faire oublier les contradictions traditionnelles qui existent en France sur la forme que doit prendre l’Europe. Tiraillés entre volonté de créer une Europe puissante et crainte de perdre leur souveraineté, les Français ont été à la fois moteurs indispensables et freins majeurs à la construction européenne. Si le « non » français au référendum sur le projet de Constitution européenne a bien été l’un de ces freins, il ne repose pas sur l’opposition fondamentale entre supranationalisme et intergouvernementalisme, mais plutôt sur des facteurs conjoncturels, en particulier en matière de politique intérieure. Nicolas Sarkozy, en tentant de replacer la France en Europe et malgré un discours apparemment novateur, semble suivre ses prédécesseurs sur le chemin d’une limitation du pouvoir communautaire.

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