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Europe

  • Une défense du Concert européen

    AFRI 2010 – Volume XI
    par ANDRÉANI Gilles - 14 août 2010

    Méthode plus que système, le Concert européen aura été la réponse de l’Europe aux déchirements provoqués par les guerres de la Révolution et de l’Empire. Fondé sur l’équilibre et l’examen en commun des problèmes, le Concert instaurait entre les grands une surveillance mutuelle qui était aussi une forme de protection des petits Etats. Le Concert, conçu comme l’instrument de la conservation légitimiste, a été repris à son compte par le libéralisme et fait figure de précurseur à la fois de l’idée d’unité européenne et du multilatéralisme moderne. Il a perduré alors même que se mettaient en place des systèmes d’alliance rivaux en Europe qui étaient une atteinte à l’esprit du Concert. Entre les rigidités des systèmes d’alliances et les pratiques du Concert européen, l’issue a cependant été incertaine jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’au déclenchement du premier conflit mondial.

  • L’idéal européen de Nietzsche

    AFRI 2010 – Volume XI
    par RIGAUX François - 14 août 2010

    Nommé en 1869, à l’âge de 25 ans, professeur de philologie à l’Université de Bâle, Nietzsche détendit ses liens avec son pays natal. Ses ouvrages et ses carnets inédits abondent en réflexions désobligeantes sur l’Allemagne et les Allemands. Il déteste surtout le triomphalisme des vainqueurs de Sedan et reste persuadé de la supériorité de la culture française, dont il lit les auteurs classiques sans dédaigner les contemporains. Il ne cesse d’afficher sa volonté d’être un « bon Européen », mais il donne du continent une définition qui n’est pas géographique : c’est l’Europe des grands esprits. Il vilipende ce qu’il appelle la « névrose nationale ». Son idéal européen n’inclut pas une association d’Etats, ni la mise ne commun d‘intérêts économiques. Il méprise la mentalité des boutiquiers. Le modèle actuel de l’Union européenne n’aurait pas répondu à ses aspirations.

  • Introduction - PRESIDENCE FRANCAISE DE L’UNION EUROPEENNE

    AFRI 2009, Volume X
    par BOZO Frédéric, SUR Serge - 29 juillet 2010
    La présidence française de l’Union européenne (PFUE), au second semestre de l’année 2008, aura marqué un temps fort tant pour la construction européenne que pour la diplomatie du président Nicolas Sarkozy. Annoncée comme s’inscrivant dans la continuité des présidences antérieures – notamment celle de l’Allemagne l’année précédente –, présentée comme une présidence de consensus, voire une présidence « modeste » malgré l’affichage de priorités fortes et de grandes ambitions, la PFUE aura en fait été marquée par les (...)
  • Quelles avancées pour la Politique européenne de sécurité et de défense ?

    AFRI 2009, Volume X
    par HOWORTH Jolyon - 18 janvier 2010
    Dès l’été 2007, la relance de l’Europe de la défense fut annoncée comme l’une des priorités de la présidence française de l’Union européenne. Trois événements majeurs et imprévus ont cependant changé considérablement la donne : en juin 2008, le rejet par les Irlandais du Traité de Lisbonne, en août le conflit russo-géorgien et, enfin, à la mi-septembre, la crise financière mondiale. Le bilan de la présidence française est donc nuancé. Alors que l’actualisation de la Stratégie de sécurité européenne n’a pas su (...)
  • L’Union pour la Méditerranée, coup d’essai de la diplomatie sarkozyenne ?

    AFRI 2009, Volume X
    par SCHMID Dorothée - 18 janvier 2010

    Le lancement de l’Union pour la Méditerranée, projet français de coopération régionale qui se veut novateur, a suscité beaucoup d’agitation diplomatique et de commentaires en 2008. Le processus d’ajustement qui aboutit à la réintégration de ce projet dans le giron des politiques européennes illustre bien les premiers pas de la diplomatie sarkozyenne : au-delà du style, énergique et aventureux, l’exercice permet de mettre en valeur les atouts traditionnels de la France en Méditerranée tout en s’efforçant de conserver le leadership européen en politique étrangère.

  • Quelles politiques communautaires ? La PAC et le budget européen à l’horizon 2013

    AFRI 2009, Volume X
    par BLUMANN Claude - 18 janvier 2010

    Les différentes politiques communautaires de l’Union européenne se sont considérablement diversifiées depuis les années 1990. D’un point de vue institutionnel, ce phénomène peut s’expliquer par la dissociation entre, d’une part, la politique économique et, d’autre part, la politique monétaire générale, qui se veut indépendante car fondée sur la Banque centrale européenne. L’institution d’un gouvernement économique de l’Europe et de l’Eurogroupe participe ainsi de cette démarche. De plus, les politiques sectorielles, coûteuses, ont un impact important, de même que le rôle de la Commission, du Conseil et des perspectives financières pluriannuelles, limitées à environ 1 % du PIB de l’Union. Plus précisément, la PAC voit son budget rogné au profit de celui de la cohésion, plus porteur et moins critiqué au sein des Etats membres : depuis 1992, elle a ainsi été largement réformée, sans pour autant faire l’unanimité. Il n’existe ainsi pas encore de convergence sur les bases de la PAC à l’horizon 2013, ce qui fait craindre à certains qu’elle ne devienne « une variable d’ajustement du budget européen ».

  • Quel modèle économique pour l’Europe dans la mondialisation ?

    AFRI 2009, Volume X
    par SOOS Karoly Attila - 18 janvier 2010

    La question de la mondialisation divise l’UE. Les ambitions des importants exportateurs de services diffèrent des objectifs suivis par les gouvernements, dont la politique commerciale est fort influencée, sinon déterminée par la peur de la colère de leurs producteurs agricoles. A long terme, les différences de vues dans ce domaine peuvent saper l’unité de l’Union. Il faut donc s’efforcer de trouver des solutions de compromis, ainsi que l’illustre bien l’exemple des différences d’intérêts vis-à-vis de la mondialisation qui séparent les anciens des nouveaux Etats membres de l’Union.

  • L’Europe, un continent d’immigration malgré lui

    AFRI 2009, Volume X
    par WIHTOL DE WENDEN Catherine - 18 janvier 2010

    L’Union européenne est aujourd’hui confrontée, avec les migrations internationales, à un double défi : celui de la réouverture de ses frontières à l’immigration, compte tenu de ses perspectives démographiques et des pénuries de main d’œuvre, qualifiée et non qualifiée, dans de nombreux pays européens ; celui de la maîtrise des frontières dans un contexte sécuritaire soumis à l’opinIon publique, souvent frileuse et inquiète des difficultés de l’intégration. Pourtant, l’Europe est devenue l’une des premières régions d’immigration au monde et peine à accepter cette réalité. Les récents développements de la politique européenne d’immigration et d’asile sous la présidence française reflètent l’ambiguïté d’une politique en proie au dilemme de la fermeture et de l’entrouverture des frontières.

  • Quel avenir institutionnel pour l’Union européenne ?

    AFRI 2009, Volume X
    par LAQUIEZE Alain - 18 janvier 2010

    A la fin de la présidence française de l’Union européenne qui a tenté de relancer le processus de ratification du Traité de Lisbonne, interrompu par le référendum négatif des Irlandais du 12 juin 2008, il convient d’esquisser les contours institutionnels possibles de cette Union européenne en devenir, en se plaçant à trois moments différents : 1) l’Union européenne en 2009, les prochains mois devant nous renseigner sur les chances que le Traité de Lisbonne soit ratifié par l’ensemble des 27 États et puisse entrer en vigueur dans un délai rapproché ; 2) l’Union européenne en 2014, date importante car elle constituera un tournant dans le calendrier politique de l’Union (nouvelles élections parlementaires, nouvel exercice budgétaire) et des principaux Etats membres ; 3) l’Union européenne après 2030 car, si l’exercice de prévision est toujours périlleux, il peut permettre d’esquisser, en prenant en compte plusieurs scénarios, les futurs possibles de l’Europe.

  • Variation sur la souveraineté

    AFRI 2009, Volume X
    par COLIN Jean-Pierre - 9 janvier 2010

    Le concept de souveraineté, tout en étant au cœur du système international, est loin d’avoir toujours eu la même signification au cours des deux derniers siècles. Longtemps hypostasié, critiqué dans son principe même par la suite, il a connu un extraordinaire retour en grâce – avant d’apparaître aujourd’hui, sous bien des angles, comme un instrument de destruction qu’il faut à tout prix désacraliser.

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