L’inhérence en droit international

Inhérence : « Caractère de ce qui est inhérent », nous dit le Nouveau Petit Robert, merci. Inhérent : « Qui appartient essentiellement à un être, à une chose, qui lui est joint inséparablement. », éclaire le même dictionnaire. C’est peut-être pourquoi l’adjectif est plus employé que le substantif. On peut ajouter : qui possède par ailleurs une existence distincte et ne se confond donc pas avec l’être ou la chose en cause. La mort est ainsi inhérente à l’homme, mais le spectre de la mort est beaucoup plus large et l’extinction même de l’humanité ne la ferait pas disparaître. L’inhérence unit et sépare donc à la fois, elle introduit autant de fusion que d’altérité, ce qui veut dire qu’elle ajoute autant qu’elle déploie, qu’elle développe autant qu’elle définit. Appartenir essentiellement, être joint inséparablement sont deux caractéristiques différentes et la formule du dictionnaire exprime bien cette ambiguïté. On la retrouve dans le Dictionnaire des synonymes, dont la caractéristique est de ne pas proposer de synonymes : « Inhérence : voir adhérence » ; et avec ce dernier terme, « inhérence exprime l’union d’une qualité à une substance »…