Donald Trump : un triomphe à la romaine

Derrière le char du vainqueur

Derrière le char de Donald Trump, vainqueur aussi inattendu que maudit des présidentielles américaines, s’avance la cohorte des vaincus. Tradition romaine, le triomphateur parcourt les rues de Rome sous les acclamations de la foule, et traîne à sa suite ses ennemis captifs et enchaînés, promis au sacrifice ou à l’esclavage, qui marchent piteusement derrière. Ce n’est pas exactement le spectacle donné par l’arrivée de Trump à Washington et par son premier entretien à la Maison Blanche avec Barak Obama. La rencontre est discrète et peu médiatisée, plus civilisée aussi, et les manifestations populaires sont plutôt hostiles. Mais enfin, il a combattu comme un gladiateur et la plèbe qui l’a porté à la présidence exprime une joie profonde, un sentiment de revanche. Et moralement, derrière lui se profilent les ombres d’Hillary Clinton et de sa bande qui, avant même le résultat, se partageaient le pouvoir et ses aménités, Bill en embuscade avec la Pompe à Phynances de la Fondation Clinton…