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1. L’Université Panthéon-Assas (Paris II) développe un pôle en Relations internationales, dont ce Master est un élément constitutif. Il associe plusieurs centres de recherche de l’Université, ainsi que des centres de recherche extérieurs. Le Master recherche (Responsable Serge SUR, Professeur à l’Université Paris II) comporte deux options distinctes, la première intitulée Politiques internationales, la seconde Sécurité et défense.
2. On présentera d’abord le contenu des deux options (I), puis les modalités de recrutement et du contrôle des connaissances (II) , ainsi que les débouchés possibles pour les diplômés (III) .
On indiquera ensuite le centre de recherche et équipe d’accueil pour le Master (IV) ; enfin on traitera de la cohabilitation avec le CNAM (V).
L’étudiant suit obligatoirement 200 heures d’enseignements :
4 cours magistraux (4 x 25h) :
La participation aux séminaires est obligatoire et contrôlée ; elle sert de base au contrôle continu (voir modalités de recrutement et du contrôle des connaissances ).
L’étudiant suit obligatoirement 225 heures d’enseignements :
3 cours magistraux obligatoires (3 x 25h) :
. Droit public de la sécurité et de la défense : Olivier GOHIN et Nicolas HAUPAIS
. Théories des relations internationales : Gilles ANDREANI, Professeur associé, Université Paris II
. Histoire des relations internationales : Robert FRANK, Professeur, Université Paris I
2 cours magistraux (2 x 25h) parmi :
. Criminalité et délinquance contemporaines : François HAUT, Maître de conférences, Université Paris II et Christophe SOULLEZ, INHES - Institut Nationale des Hautes Etudes de Sécurité
. Géopolitique et relations stratégiques : Gilles ANDREANI, Professeur associé, Université Paris II
. Régimes politiques comparés : Hugues PORTELLI, Professeur, Université Paris II
3 enseignements méthodologiques (3 x 25h) à choisir parmi :
. Sécurité nationale et opérations extérieures : Bertrand WARUSFEL etM. PANCRACIO
. Libertés fondamentales, déontologie et droit pénal de la sécurité et de la défense : Roselyne LETTERON et M. REYNAUD
. Finances, économie et gestion de la sécurité et de la défense : Matthieu CONAN, Professeur, Université de Brest et Xavier ROCHE, Cour des comptes
. Paix et sécurité internationales : Serge SUR, Professeur, Université Paris II
. Histoire de la gendarmerie et identité nationale : M. LUC
. Les politiques de sécurité en France’ : M. LATOUR
Un cycle de conférence (25 h) :
. Analyse du système international : Sabine JANSEN
2 cycles de conférence (2 x 25h) facultatifs :
. Construction européenne de la sécurité et de la défense : M. GUILLAMO
. Relations internationales (en anglais) : M. BRANAA
1 enseignement facultatif de langue (37h30)
La participation aux séminaires est obligatoire et contrôlée ; elle sert de base au contrôle continu (voir modalités de recrutement et du contrôle des connaissances ).
1. Les Modalités de recrutement sont communes aux deux options : le Master est ouvert aux titulaires d’un Master 1 en droit ou en science politique. Il est également ouvert aux étudiants titulaires d’un autre diplôme français ou étranger à Bac +4 ou équivalent.
L’une et l’autre des deux options sont donc accessibles aux étudiants de toute filière.
2. Les candidats choisissent de se présenter dans l’une ou l’autre option. Une première sélection des candidats est opérée sur dossiers. Les candidats retenus sont ensuite invités à un entretien de recrutement, et la liste des candidats retenus est établie. Un jury de recrutement propre à chaque option est constitué. Le cas échéant, le dossier d’un candidat à une option peut être renvoyé à l’autre en fonction du cursus initial du candidat.
3. Une trentaine de candidats est recrutée dans chacune des sections.
1. Elles sont communes aux deux options, sauf exception. Elles comportent des épreuves d’admissibilité et des épreuves d’admission.
2. Admissibilité (sur 160) :
. Mémoire de recherche dirigé par l’un des enseignants de l’option du candidat et soutenance : Note sur 80
. Epreuve écrite de 5 h sur le cours du tronc commun choisi par le candidat ou sur l’un des cours magistraux de chaque option : Note sur 30
. Contrôle continu sur les trois enseignements méthodologiques choisis par le candidat : Note sur 10 chacun
. Epreuve écrite de 3 h à la fin du 1er semestre : Commentaire de texte tiré d’ouvrages indiqués en début d’année aux candidats. Trois ouvrages seront choisis par les responsables en consultation avec les enseignants de l’option. Les candidats auront le choix entre deux textes qui pourront provenir de l’un ou des deux ouvrages indiqués : Note sur 20
3. Admission (sur 60) :
. Exposé discussion, par tirage au sort sur l’ensemble des cours magistraux choisis ou obligatoires qui n’ont pas fait l’objet de l’épreuve écrite (2 h de préparation, 10 mn d’exposé, 20 minutes de discussion) : Note sur 60
. Enseignement facultatif de langue : épreuve orale notée sur 20. La moitié des points au-dessus de la moyenne est prise en compte pour l’admission dans la limite de 2,5 points.
Toute note inférieure à 8/20 dans une épreuve est éliminatoire. Le diplôme est délivré aux candidats ayant obtenu au moins 110/220
Les débouchés professionnels envisageables peuvent être recherchés dans plusieurs directions différentes :
Les Ministères français recrutent tous les ans plusieurs personnes possédant ce type de qualification, mais font parfois appel, par défaut, à des candidats provenant d’autres formations : par exemple la Délégation aux affaires stratégiques du Ministère de la Défense, ou le Ministère des affaires étrangères, ou encore le Ministère de l’économie et des finances (en particulier la Direction des relations économiques extérieures).
Les relations internationales des collectivités décentralisées sont en plein développement (grandes villes, régions tout particulièrement). Il y a là également une perspective de carrière.
De nombreux gouvernements étrangers, dans les pays en développement ou en transition, sont à la recherche de spécialistes de haut niveau, maîtrisant les théories et les données statistiques de la mondialisation, de l’intégration régionale et des échanges internationaux, afin de réaliser des recherches de qualité et d’exercer des responsabilités opérationnelles ou de conseil.
Les ONG recrutent actuellement plusieurs dizaines, et parfois plusieurs centaines de personnes par an. Or les ONG ne trouvent pas en France de formation adaptée à leurs besoins dans le domaine des relations internationales. Un responsable d’ONG a ainsi observé qu’il devait envoyer ses cadres au Royaume-Uni pour leur formation.
Les organisations internationales recrutent également, et le feront de plus en plus au cours des prochaines années, avec l’arrivée à la retraite d’une génération de fonctionnaires (notamment dans la famille des Nations Unies). Il y a là un débouché important, surtout pour des étudiants étrangers, notamment ceux qui proviennent des nouveaux Etats, qui sont sous-représentés.
Le secteur de l’enseignement et de la recherche en France peut également accueillir plusieurs personnes par an. Nombre d’enseignements en la matière ne sont pas actuellement assurés par des spécialistes. La recherche universitaire française devrait également se développer si l’on veut la mettre au niveau des pays européens comparables (Allemagne, Royaume-Uni). Quant aux Instituts de recherche extra-universitaires, ils vont également se trouver confrontés à un problème de relève des générations.
Les entreprises industrielles et commerciales ainsi que les banques et institutions financières ont besoin de spécialistes de haut niveau, formés à l’analyse des relations internationales. La comparaison avec divers pays étrangers montre que ces spécialistes sont recrutés dans les services d’études économiques, pour l’analyse des risques, ainsi que dans les directions stratégiques, pour l’aide à la décision dans les négociations avec des partenaires étrangers.
Les banques et institutions financières.
. Le Centre Thucydide a été créé au sein de l’Université depuis le 1er janvier 1999, date à laquelle il a succédé à l’IHEI-DRI, Département Relations internationales du centre de recherches de l’Institut des Hautes Etudes Internationales de l’Université Panthéon-Assas. Il est depuis sa fondation dirigé par Serge SUR, Professeur à l’Université Panthéon-Assas.
. Le Centre Thucydide dispose de locaux au Centre Panthéon (bureau 219), avec une bibliothèque spécialisée pour les étudiants de troisième cycle. Il met Internet à leur disposition. Sur la base d’un accord avec la Documentation Française, le centre de documentation de la DF est accessible en priorité aux étudiants du Master, ainsi que la salle de lecture.
. Le Centre accueille le Master recherche Relations internationales, en cohabilitation avec le CNAM à compter de la rentrée 2005, ainsi que le Master professionnel Administration internationale de l’Université Panthéon-Assas. Il reçoit des enseignants et chercheurs étrangers, notamment des Professeurs invités, et entretient des relations régulières avec un réseau de centres étrangers, notamment aux Etats-Unis, en Russie, en Chine, en Italie, au Danemark, en Suède et en Pologne. La publication de l’Annuaire Français de Relations Internationales le conduit également à coopérer avec de nombreux centres de recherche, en France ou à l’étranger.
. Le Centre Thucydide a une politique de recherche très active. Il a ainsi organisé de nombreuses conférences et journées d’études. En outre, ses membres ont publié plusieurs ouvrages et articles dans le domaine des relations internationales.
. Le Centre Thucydide est également l’initiateur et le maître d’œuvre d’une publication annuelle, l’Annuaire Français de Relations Internationales. Le premier volume (AFRI, volume 1) est paru en avril 2000 aux éditions Bruylant (Bruxelles), et le volume VI en mai 2005. D’une dimension d’environ 1 100 pages, il vise à regrouper les chercheurs et universitaires francophones dans un domaine trop souvent dominé par la littérature anglo-saxonne, et à analyser les principales questions correspondantes pour l’année de référence. L’AFRI accorde une attention particulière à l’analyse et à l’évaluation de la politique étrangère de la France, qui est également pour le Centre l’objet de journées d’études et de séminaires. Chaque volume associe quelques soixante-dix contributeurs d’origines disciplinaires, géographiques, nationales et professionnelles très diverses. Son Comité de rédaction comporte plus de vingt membres, universitaires de Paris ou de province, français ou étrangers, chercheurs ou experts travaillant dans des instituts spécialisés. Plusieurs d’entre eux sont appelés à enseigner dans le Master Relations internationales.
1. La cohabilitation du Master entre l’Université Panthéon-Assas et le Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) s’inscrit dans la logique de la coopération avec l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI), le principal centre de recherche non universitaire en France, dont le Directeur, M. Thierry de Montbrial, est Professeur au CNAM. L’IFRI assure le concours de plusieurs de ses chercheurs pour les enseignement du Master. La cohabilitation permet également d’accueillir dans le Master certains étudiants de formation scientifique qui ont besoin pour leur carrière d’une bonne connaissance des relations internationales, que leur spécialisation initiale ne leur assure pas. La responsabilité pédagogique et la gestion administrative du Master restent assurés par l’Université Panthéon-Assas.
2. L’Annuaire Français de Relations Internationales est publié par le Centre Thucydide en association avec une série de centres de recherche en relations internationales, français ou étrangers, dont dont sont issus les membres de son Comité de rédaction :
. Le Center for Transatlantic Relations, SAIS (Johns Hopkins University, Washington)
. Le Centre d’études européennes de Sciences-Po (Institut d’études politiques de Paris)
. Le Centre d’études et de recherches interdisciplinaires sur les médias en Europe (CERIME, Université Robert Schuman de Strasbourg)
. Le Centre d’études de sécurité internationale et de maîtrise des armements (CESIM)
. Le Centre français sur les Etats-Unis (CFE, Institut français de relations internationales)
. Le Centre d’histoire de Sciences-Po (Institut d’études politiques de Paris)
. Le Centre de recherche sur les droits de l’homme et le droit humanitaire (Université Panthéon-Assas (Paris II)
. Espace Europe Grenoble (Université Pierre Mendès France, Grenoble)
. L’Institut Choiseul pour la politique internationale et la géoéconomie
. L’Unité mixte de recherche Identités, Relations internationales et Civilisations de l’Europe (IRICE, CNRS/Université Paris I - Panthéon-Sorbonne/Université Paris IV - Sorbonne)