Le Centre Thucydide - analyse et recherche en relations internationales - est un institut de recherche de l’Université Panthéon - Assas (Paris II). Il publie l’ Annuaire français de relations internationales (Editions Bruylant) qui rassemble chaque année, dans un esprit pluridisciplinaire, les contributions de spécialistes, universitaires et chercheurs, diplomates, experts, français ou étrangers. Il publie également en liaison avec le Sociological Association of the UAE, la collection Global Undestanding Series (LGDJ). Le Centre Thucydide se consacre en général aux relations politiques internationales et en particulier aux questions de sécurité internationale. Il est dirigé depuis sa fondation en 1999 par Serge SUR.

Sont également en ligne les articles de l’AFRI 2000 à 2007 (cliquez sur l’icône de l’AFRI )


Centre Thucydide
Université Panthéon-Assas (Paris II)
Bureau 219
12 place du Panthéon
75005 Paris
France

Tel. : + 33 1 44 41 56 45
Courriel : centre.thucydide afri-ct.org

Dernières mises en ligne

Les Etats-Unis et « l’axe du mal » : étude d’une rhétorique des relations internationales

Mémoire de Master Recherche Relations Internationales présenté en 2008 sous la direction de Serge SUR  lire suite

Introduction. Médias et société internationale : entre spectacularisation, bruits et silences.

AFRI 2007, volume VIII
par MATHIEN Michel
L’actualité de 2006, telle que présentée par les médias dominants au sein de la plupart des pays du monde, ainsi que par les chaînes internationales qui la construise à leur façon, n’a pas failli dans ses effets sur les relations internationales. Si les réalités observées se ressemblent d’une année à l’autre, comme nous le constatons au sein de cette rubrique, relevons l’emballement médiatique, fondé sur une dynamique de la spectacularisation qui, depuis longtemps décrite par les spécialistes des médias, alterne entre bruits et silences. L’affaire dite des « caricatures de Mahomet », partie d’une modeste publication au Danemark, a pris la dimension d’une conflictualisation exceptionnelle des rapports culturels Orient-Occident, lesquels, évidemment, ont pris une dimension de politique internationale. Et en parfaite méconnaissance de cause. Ignorances culturelles réciproques, incompréhension des religions, dont les significations de l’Islam au quotidien pour les croyants, idées stéréotypées de part et d’autre, volonté des Etats occidentaux et de leurs médias de donner des leçons de démocratie et de liberté d’expression en particulier, sans comprendre en quoi cette même liberté peut mettre en cause la dignité des personnes et de communautés… Les conséquences de cette « affaire » sont loin d’être épuisées en matière de dialogue des civilisations et des cultures, notamment dans leurs dimensions symboliques. Si, au Proche et Moyen-Orient, elle a aussi été exploitée par des acteurs politiques nationaux et des responsables religieux musulmans pour des motifs de politique intérieure, on peut en regretter les « dégâts collatéraux » en vies humaines.  lire suite

Introduction. Mondialisation, multilatéralisme et gouvernance globale : la puissance, toujours la puissance.

AFRI 2007, volume VIII
par MOREAU-DEFARGES Philippe
L’année 2006 confirme que la gouvernance globale reste dominée par les jeux des grandes puissances.  lire suite

Introduction. L’essor des organisations économiques internationales : régionalisation vs globalisation.

AFRI 2007, volume VIII
par FONTANEL Jacques
A la fin de la dernière guerre mondiale, en vue de promouvoir le libre accès aux marchés et aux matières premières et d’organiser le système monétaire et financier mondial des économies de marché, les gouvernants des économies de marché ont proposé et mis en place des organisations internationales. Dans un premier temps, les Accords de Bretton Woods ont conduit à la création du Fonds monétaire international (FMI) en vue de garantir le fonctionnement du système monétaire international et de la Banque internationale de reconstruction et de développement (BIRD) destinée à financer les projets d’investissement dans les pays faiblement développés ou en reconstruction. Dans un second temps, pour lutter contre les excès du protectionnisme et favoriser la libéralisation des échanges internationaux, a été mis en place le GATT (General Agreement on Tariffs and Trade). Ce fut l’occasion, pour les pays de l’espace socialiste, de développer des organisations interétatiques concurrentes, qui s’apparentaient d’ailleurs, au moins à l’origine, à des organisations internationales régionales. Depuis cette période, notamment depuis la crise existentielle qui a touché la gouvernance socialiste, les organisations internationales interétatiques se sont développées. Aujourd’hui, elles gèrent une architecture complexe de relations économiques internationales qui connaissent de nouveaux développements. Le processus de globalisation a semblé ouvrir une ère plutôt favorable aux organisations à vocation mondiale, que la multiplication des accords régionaux ne vérifie pas. La diffusion des accords régionaux répond à une logique d’abord libérale, une étape dans le processus de la mondialisation. Cependant, la linéarité de ce processus d’une régionalisation conduisant à la mondialisation économique est parfois contestée.  lire suite

Introduction. Questions stratégiques, crises et conflits internationaux.

AFRI 2007, volume VIII
par NOVOSSELOFF Alexandra
Continuons notre réflexion sur les crises et les conflits d’aujourd’hui, sur leurs éléments déclencheurs, sur leur nature, sur leurs acteurs, sur les changements qu’ils induisent, sur les solutions apportées par la « communauté internationale ». L’année dernière, nous nous étions arrêtés sur les deux extrêmes du continuum de la gestion des crises qu’est le maintien de la paix mené par les Nations Unies aujourd’hui : la question de l’usage de la force armée et le défi de la consolidation de la paix sociale. Nous avions évoqué le cas de la crise socio-politique népalaise et du renouveau du maoïsme révolutionnaire. Cette crise a connu, en 2006-2007, une évolution inattendue, par la signature d’un accord de paix ; suite à la demande d’assistance officielle du gouvernement népalais et l’Accord de paix global du 21 novembre 2006 conclu entre les principaux partis politiques et le mouvement d’insurrection maoïste (Parti communiste népalais), le Conseil de sécurité a décidé, par la résolution 1740 du 23 janvier 2007, d’établir une mission politique des Nations Unies au Népal afin d’appuyer le processus de paix, de surveiller la gestion des armements et du personnel de l’armée népalaise et des maoïstes et d’aider au processus électoral de l’Assemblée consti- tuante. Cette année, nous avons voulu porter un éclairage sur un conflit « identitaire » vieux de plus de vingt ans, le Sri Lanka, et un lieu potentiel de crise, les détroits de Turquie (les détroits des Dardanelles et du Bos- phore). Comme le dit Luis Vassy, le conflit du Sri Lanka illustre à la fois les limites inhérentes à une analyse au travers du seul prisme « identitaire », parce que les « identités », les groupes, les ethnies, les religions qui s’affrontent ne sont pas destinées par nature à le faire : derrière le choc entre elles, c’est la logique d’acteurs cherchant à affermir, par l’exacerbation des tensions identitaires, leur position au sein de leur propre groupe, qui explique la montée aux extrêmes et finalement la confrontation. On retrouve cette logique d’instrumentalisation dans les conflits du Liban, du Darfour, de la Côte-d’Ivoire, par exemple. Le conflit du Sri Lanka montre également les difficultés d’une résolution pacifique, car, une fois ces dérives engagées, l’intérêt des acteurs placés à la tête de chaque groupe est justement de poursuivre une confrontation dont découle leur légitimité. C’est cet engrenage qui gèle les situations et il faut toute la volonté de dirigeants visionnaires pour les débloquer, comme en Irlande du Nord. Cependant, quand le pourrissement des crises est à l’œuvre, comment l’enrayer ? Etablir des normes, contraindre au plan juridique, condamner, cela suffit-il ? Les systèmes de prévention des crises sont indispensables à la régulation des relations entre Etats, notamment des Etats voisins aux intérêts conflictuels. Ainsi, dans son article, Tolga Bilener montre l’efficacité de la Convention de Montreux, qui a établi, à partir de 1936, et fait respecter depuis un régime de liberté strictement réglementé par rapport au type de navire (de guerre comme de commerce) circulant dans la zone des détroits des Dardanelles et du Bosphore, aux frontières de la Turquie, de la Russie, de la Grèce, de la Roumanie et de la Bulgarie.  lire suite
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