2006 : une année perdue ?

Résumé

L’année 2006 n’a pas vu de développement fondamental sur le plan international : le temps est aux dynamiques de moyen terme, marquées par des inflexions successives plus que par des tournants décisifs. Toutefois, un tel constat ne signifie nullement que tout va bien ou que les problèmes se règlent : au contraire, ils s’aggravent. Parmi eux, trois tendances, liées les unes aux autres, président et dominent l’année écoulée : les Etats-Unis et le Moyen-Orient, les politiques des puissances émergentes et les problèmes globaux liés à la mondialisation. En effet, les impasses du Moyen-Orient ont provoqué un recul du leadership américain, que n’ont pas compensé les autres puissances, restées en 2006 peu ou prou immobiles, comme l’Europe, ou engagées dans des jeux peu conclusifs, comme la Chine, le Japon ou la Russie. Ce contexte n’a pas créé de conditions propices à la prise en charge internationale des grands problèmes de la mondialisation qui se sont imposés de façon plus forte en 2006 : en témoigne l’attention de l’opinion mondiale à la question du réchauffement climatique ou à celle des migrations internationales.

Le sommaire de l’AFRI 2007