La Russie et les redéfinitions du monde arabo-musulman : Perceptions, intérêts et risques

Les « Printemps arabes » sont intervenus alors que la Russie s’appliquait, depuis quelques années, à faire son retour au Proche- et Moyen-Orient, sans réalisations spectaculaires. Bien des observateurs ont expliqué sa position inflexible sur la Syrie par son ambition de préserver ses positions régionales traditionnelles. Pourtant, la politique russe sur les Printemps arabes est allée bien au-delà de la protection d’intérêts politiques et commerciaux, traduisant sa volonté de promouvoir une certaine vision de l’ordre international, mais aussi de protéger sa sécurité interne, en lien avec le Caucase du Nord.