Russie-Union européenne : l’enjeu du voisinage commun

Résumé

Depuis 2004 et l’élargissement de l’UE aux nouveaux membres d’Europe centrale et orientale, la Russie montre des signes d’inquiétude face à ce qu’elle perçoit comme l’attraction croissante de la participation à l’UE dans l’ancien espace soviétique, y compris dans celui des anciennes républiques. Non seulement le mouvement d’adhésion n’a pas trouvé ses limites et pourrait s’étendre à de nouveaux Etats, comme l’Ukraine ou la Géorgie, mais encore l’UE tend-elle à manifester son intérêt pour les « conflits gelés » qui subsistent aux frontières de la Russie, tels que l’Abkhazie, l’Ossétie du Sud, la Transnistrie ou le Haut Karabakh. La Russie est dès lors tentée par une politique défensive, qui vise à éviter sa marginalisation alors qu’elle a besoin de contacts apaisés avec l’UE, qui est son premier partenaire commercial et le principal investisseur en son sein. De son côté, l’UE est demandeuse de ressources en hydrocarbures et son attraction est le fruit de données objectives plus que d’une politique de puissance organisée. Dans ces conditions, la tension entre Russie et UE ne pourrait être qu’un jeu à somme nulle et la coopération dans des espaces qui leur sont en commun adjacents devrait être considérée comme positive par chacun d’eux.

Le sommaire de l’AFRI 2007

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