Résumé
Plus encore en France que dans les autres pays, la relation entre démocratie et politique extérieure fait l’objet d’un débat récurrent. Cela tient en grande partie à la structure du pouvoir sous la Ve République, qui confère à l’exécutif une influence déterminante sur les grandes orientations de politique étrangère au détriment du Parlement. Globalement, cette relation renvoie à un débat opposant traditionnellement deux courants importants de la science politique et des relations (...)
lire suite
Résumé
Parce qu’idéologie et magie, l’injonction démocratique ne peut aboutir. Des autoritarismes progressent, notamment trois types de despotismes « éclairés » : celui de l’« hyperpuissance », messianico-nietzschéo-schmittien ; celui des régimes théocratiques montants ; et le démo- despotisme, autoritarisme anti-social masqué sous le juridisme libéral et des succédanés de démocratie. Le débat politique est tari : les bonnes règles et « justes conduites » libérales s’imposent, sous la (...)
lire suite
Résumé
L’apport de la philosophie en éthique des relations internationales se situe au niveau d’une réflexion fondamentale concernant les normes et les enjeux éthiques soulevés par des problèmes politiques. Le contexte actuel, marqué par le phénomène de la globalisation, semble annoncer un nouvel ordre international aux caractéristiques empiriques inédites, qui invite à une refonte intégrale des principes normatifs. Au sein de la tradition libérale, un certain courant réhabilite le (...)
lire suite
Résumé
La construction d’un Etat de grande dimension, géographique, démographique et économique, est au cœur du projet politique européen. L’hypothèse sous-jacente, considérée comme une évidence par les fédéralistes, est qu’un très grand Etat est toujours plus efficace économiquement, militairement et politiquement, qu’un Etat de dimension plus réduite. Pourtant l’on observe depuis quelques décennies une tendance générale à la diminution de la dimension moyenne de toutes les (...)
lire suite
Résumé
Certaines sociétés démocratiques connaissent actuellement une désaffection de la part des citoyens qui en sont membres. Le hiatus persistant qui existe entre l’action interne de l’Etat, fondée sur le respect des droits de l’homme, et son action internationale, fondée sur la défense rationnelle de ses intérêts, tend à provoquer un renoncement de la société civile face aux engagements internationaux de l’Etat qui les représente. L’apathie produite par la subsistance d’actions - et par (...)
lire suite
Les pressions actuellement exercées contre les ONG par les gouvernements autocratiques illustrent la contre-offensive entreprise par ces derniers pour lutter contre les développements de la démocratie. Si l’appropriation de la norme de non-intervention justifie cette oppression et permet de limiter l’influence des Etats démocratiques, la promotion non violente de la démocratie par les peuples assujettis reste un instrument contre lequel les pouvoirs les plus forts restent souvent désarmés.
lire suite
Résumé
Dans la couverture de la crise internationale ayant précédé la « guerre en Iraq », les médias de masse américains et britanniques ont abandonné les principes professionnels qui ont constitué aux regards de l’histoire moderne de la presse et du journalisme une fonction modélisante. Cela a été le cas pour la presse française du début de l’ère industrielle puis de la IIIe République. Le modèle américain a été une référence en raison de la nature du régime démocratique des Etats-Unis dès (...)
lire suite
Résumé
Le risque de fracture numérique, dont parlait il y a quelques mois Jacques Chirac à propos de la révolution Internet en cours (que ce soit en termes d’inégalités Nord-Sud, régionales, ou encore économiques et culturelles...) n’a pas entraîné de réponse homogène des autorités politiques françaises, européennes, américaines ou même de la communauté internationale (UNESCO, PNUD). L’article envisage comment cette révolution et ce risque qui l’accompagne sont appréhendés par les acteurs (...)
lire suite