Résumé
Elle est fondamentalement inter-étatique, mais pourrait se traduire soit en impérialisme, soit en leadership, soit en hégémonie. C’est ce dernier concept qui paraît lui correspondre le plus exactement, même si l’hégémonie est par nature existentielle et donc ambiguë. Elle implique une politique de domination défensive, reposant sur l’économie des moyens et sur une implication minimale, sans grand dessein, avant tout attachée à sa propre conservation. Les composantes (...)
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« Il n’y a rien de tel qu’une guerre pour générer la controverse (...) sur le rôle des médias dans la couverture des événements internationaux. Chaque conflit moderne a engendré des polémiques sur sa couverture médiatique, polémiques qui, explicitement ou implicitement, finissent par aboutir à des considérations plus générales sur la place des médias et de la guerre dans une société démocratique », note le politiste britannique Fred Halliday dans un remarquable ouvrage intitulé The (...)
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Les débats théoriques dans le champ des relations internationales et la percée du constructivisme ont poussé un nombre croissant de chercheurs à utiliser des outils et concepts relevant de disciplines comme la sociologie et la linguistique. L’analyse de discours constitue assurément un exemple de méthode qui, sous réserve des adaptations nécessaires à son utilisation en sciences politiques, contribue à une meilleure compréhension des enjeux de pouvoir dans la société internationale (...)
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Depuis un an, un travail intense et patient est à l’oeuvre à travers une nouvelle formule, un nouvel avatar, au sens positif du terme, des relations franco-allemandes : le processus informel de Blaesheim.
On désigne par « processus de Blaesheim », un processus de concertation étroit et régulier qui complète les deux sommets franco-allemands annuels dont la préparation sur six mois et le caractère plus formel relèvent d’une logique différente. Ce processus lancé le 31 janvier 2001 à (...)
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Dans le domaine du maintien de la paix, les difficultés tant commentées de l’Organisation des Nations Unies relèvent peut-être moins aujourd’hui d’un problème de moyens que d’une question de méthode. Or, les commentateurs se sont plus attachés à apprécier l’efficacité des mesures mises en oeuvre par le Conseil de sécurité qu’à analyser la validité des concepts qu’il utilise pour rendre compte et agir dans des situations de crise internationale.
Certes, à première vue, il peut (...)
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Au seuil d’un nouveau millénaire et du XXIe siècle, le message gaullien n’est pas totalement dépassé, certains diraient démodé. Dans un monde multipolaire et globalisé, notre pays a sa carte à jouer en s’appuyant en priorité sur l’Union européenne. Et en évitant deux écueils qui ne conduisent qu’à une impasse : d’une part, abandonner toute ambition nationale ; d’autre part, parler sans fin de la grandeur et de la puissance en donnant des leçons aux autres. Le « mal français » - (...)
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La politique et la diplomatie françaises du désarmement sous la Ve République sont marquées par la continuité, la rationalité et la flexibilité. Elles reposent sur un cadre conceptuel original et des principes qui lui donnent une grande cohérence, malgré l’équation personnelle différente des cinq Présidents qui ont assumé le destin de la France depuis 1958. Le discours français s’est adapté assez facilement aux mutations de l’ordre international stratégique après la chute du Mur de (...)
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L’emploi du terme de « guerre » par l’Administration américaine pour désigner la lutte contre le terrorisme mondial est-il fondé, alors qu’il s’agit d’un combat multiforme, à long terme, de caractère policier, judiciaire, diplomatique autant que militaire, et qui ne saurait s’achever par un bulletin de victoire précis ? Plusieurs problèmes en découlent. Faut-il considérer les adversaires comme des guerriers ou des criminels ? Les captifs comme des prisonniers de guerre ou des (...)
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En septembre 2000, lorsque débute la seconde Intifada, les discours médiatiques présentent le conflit israélo-palestinien comme opposant essentiellement les civils palestiniens, qui sont victimes de la répression armée ou collectivement responsables d’actes de violence, aux soldats israéliens qui mettent en oeuvre une politique de répression disproportionnée. Même si les violences, des deux côtés, sont décrites comme illégitimes, le terrorisme n’est que peu évoqué, sauf pour mettre (...)
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