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ÉTUDES
Dynamiques de la société internationale
Pierre Buhler, Puissance et démographie : la nouvelle donne
David M. Milliot, Le transrégionalisme, nouvelle frontière du régionalisme ?
Gérard Dussouy, Politique des voies navigables et intégration territoriale du Mercosur et de l’Union européenne
Politiques internationales
Bernard Cubertafond, Essai sur un despotisme (...)
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L’année 2006 n’a pas vu de développement fondamental sur le plan international : le temps est aux dynamiques de moyen terme, marquées par des inflexions successives plus que par des tournants décisifs. Toutefois, un tel constat ne signifie nullement que tout va bien ou que les problèmes se règlent : au contraire, ils s’aggravent. Parmi eux, trois tendances, liées les unes aux autres, président et dominent l’année écoulée : les Etats-Unis et le Moyen-Orient, les politiques des puissances émergentes et les problèmes globaux liés à la mondialisation. En effet, les impasses du Moyen-Orient ont provoqué un recul du leadership américain, que n’ont pas compensé les autres puissances, restées en 2006 peu ou prou immobiles, comme l’Europe, ou engagées dans des jeux peu conclusifs, comme la Chine, le Japon ou la Russie. Ce contexte n’a pas créé de conditions propices à la prise en charge internationale des grands problèmes de la mondialisation qui se sont imposés de façon plus forte en 2006 : en témoigne l’attention de l’opinion mondiale à la question du réchauffement climatique ou à celle des migrations internationales.
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Résumé
Elle est fondamentalement inter-étatique, mais pourrait se traduire soit en impérialisme, soit en leadership, soit en hégémonie. C’est ce dernier concept qui paraît lui correspondre le plus exactement, même si l’hégémonie est par nature existentielle et donc ambiguë. Elle implique une politique de domination défensive, reposant sur l’économie des moyens et sur une implication minimale, sans grand dessein, avant tout attachée à sa propre conservation. Les composantes (...)
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Un regard jeté en arrière nous montre que les phases de désaccords et de réconciliation viennent régulièrement rythmer les relations entre la France et les Etats-Unis. La période de « réconciliation » actuelle pourrait faire croire que la crise de 2003 est bel et bien derrière nous. En réalité, l’histoire transatlantique est marquée par une succession de bas et de hauts. Il serait illusoire de penser que l’amélioration actuelle, qui s’explique par une certaine « lassitude de grandeur » en France et une « lassitude de guerre » aux Etats-Unis, sera pérenne. Des éléments structurels sont à même de raviver les tensions. Les deux pays auraient plus à gagner à accepter leurs divergences et à travailler ensemble pour minimiser les inévitables crises futures.
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Résumé
La boussole traditionnelle qui guidait la politique française envers les Etats-Unis a cessé d’indiquer le bon cap. Compte tenu des rapports de force, il ne servirait pas à grand-chose à la France de tenter d’imiter les Etats-Unis dans leur attachement au modèle westphalien de définition de la souveraineté des Etats. Notre action gagnerait à s’inspirer des principes suivants : améliorer substantiellement notre connaissance et notre compréhension des Etats-Unis et de la société (...)
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Résumé
Entre volonté déclarée et volonté réelle, la stratégie américaine repose bien sur la doctrine de la guerre préventive, même si l’Administration Bush préfère qualifier sa doctrine de « préemptive », afin de lui donner une apparence plus légitime. Si l’apparition d’une telle stratégie s’explique en réaction au 11 septembre, la doctrine Bush ignore le contexte stratégique contemporain, elle néglige les caractéristiques principales du système international actuel comme la persistance d’un (...)
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Depuis la fin de la Guerre froide, la montée en puissance de la Chine puis l’émergence de l’Inde ont contribué à la reconfiguration des équilibres asiatiques, où les Etats-Unis jouent également un rôle de premier plan. Cette double émergence a influencé d’une part les relations bilatérales entre la Chine, les Etats-Unis et l’Inde et, d’autre part, les relations triangulaires entre ces trois Etats. Si cette triangulaire était faible au début des années 1990, elle s’est très largement renforcée au fil de la période post-Guerre froide. Aujourd’hui, non seulement l’influence des rapports entre deux des trois pays affecte de plus en plus ceux du pays tiers avec l’un et/ou les deux autres Etats, mais la politique de l’un de ces trois Etats a un impact réel sur les rapports entre les deux autres. Par conséquent, l’évolution de la triangulaire sino-indo-américaine est devenue l’un des éléments majeurs des équilibres asiatiques.
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Résumé
Au lendemain du 11 septembre, beaucoup d’observateurs ont salué le rapprochement russo-américain, envisageant même la formation d’une alliance entre les deux pays, dont les rapports se sont pourtant fortement détériorés dans les années 1990. Or, il apparaît que beaucoup des signes perçus comme des « sauts qualitatifs » dans les relations bilatérales relevaient en fait d’une logique pré-existante, remontant au début du second semestre 2001. Mais, alors que l’« orientation occidentale » (...)
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Résumé
Le Groenland, territoire dont la souveraineté est assurée par le Danemark, acquière de plus en plus de compétences en matière de politique étrangère. Ses ambitions politiques et économiques se heurtent néanmoins à une géographie contraignante. Par suite, il ne pourra revendiquer une quelconque forme d’indépendance que s’il parvient préalablement à surmonter ses contraintes géoéconomiques. Par ailleurs, sa situation géostratégique lui vaut toute l’attention des Etats-Unis, lesquels (...)
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Résumé
Loin d’être limité à une imprécise organisation qui centraliserait l’ensemble des luttes djihadistes à travers le monde (« Al Qaïda »), les organisations islamistes radicales sont au contraire engagées dans des problématiques de violence locale. Dans les pays occidentaux - par exemple la France et les Etats-Unis -, il existe différents facteurs à l’origine de la fabrication de djihadistes locaux, facteurs qui se distinguent de ceux qui prévalent par en exemple en Egypte ou en (...)
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Si l’exceptionnalisme américain avait pour conséquences originelles un « small government » à l’intérieur et l’isolationnisme à l’extérieur, l’évolution récente des Etats-Unis semble aller contre ces premiers postulats. Trois changements majeurs ont marqué les soixante dernières années des Etats-Unis. Les deux premiers s’apprécient positivement : l’économie est en pleine expansion malgré quelques inquiétudes récurrentes, tandis que l’immigration et l’intégration semblent encore aller de pair, en dépit d’une interrogation certaine sur le devenir du peuple américain. Le dernier changement, bien plus délicat, est relatif aux désastres de la politique extérieure d’inspiration néo-conservatrice, qui compromet le rôle de « nation indispensable » dans le nouvel environnement international.
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Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et tout au long de la Guerre froide, les dirigeants américains se sont traditionnellement exprimés en faveur de la construction européenne. Sous la présidence de George W. Bush, dans le sillage des attentats du 11 septembre 2001 et de l’invasion de l’Irak, qui ont secoué les relations transatlantiques, les milieux « néo-conservateurs » de Washington ont commencé à douter de la fidélité et de la viabilité de l’Union européenne en tant qu’allié. Cela étant, il est progressivement devenu évident, pour les dirigeants américains, que leurs inclinations unilatéralistes étaient nocives pour l’Amérique elle-même : la construction d’une Europe cohérente et forte est fondamentalement vitale pour les Etats-Unis, qui en a besoin pour faire face aux nouveaux défis globaux.
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Conférence internationale
Cette conférence a été organisée par le Centre Thucydide
Analyse et recherche en relations internationales, par le Centre de Droit Européen
Université Panthéon-Assas Paris II, par l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale et par School of Advanced International Studies
Johns Hopkins University avec le soutien du Centre sur l’Amérique et les Relations Transatlantiques à Washington les 4-5 juin 2007.
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Résumé
Le 13 novembre 2001, à la suite des attentats perpétrés aux Etats-Unis contre le World Trade Center et le Pentagone, le Président George W. Bush signa son ordre militaire intitulé « Detention, Treatment and Trial of Certain Non-Citizens in the War Against Terrorism » (66 Fed. Reg. 57, 833, 16 novembre 2001). Le décret, qui autorise le recours à des commissions militaires pour juger des personnes suspectées de participation à des actions terroristes ou de soutien à de telles (...)
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Résumé
Avec la doctrine de la légitime défense préventive, les Etats-Unis soutiennent une application particulière du droit de se faire justice à soi-même. La théorie de l’action « anticipative », si elle n’est pas étendue à des menaces « potentielles » mais bien limitée à des menaces « imminentes », semble compatible avec une interprétation évolutive de la légitime défense. Les vraies difficultés soulevées par la politique américaine se situent davantage au niveau de sa mise en oeuvre. Comment (...)
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Dans un pays construit par l’arrivée massive de peuples non indigènes depuis 400 ans, l’ethnicité est devenu un élément essentiel de l’identité américaine. À la différence des démocraties européennes, le système politique américain permet la représentation de ces minorités ethniques par la voie du lobbying, tel que autorisé et facilité par la Constitution. Or, le lobbying est un exercice démocratique essentiellement américain. Afin d’être performants, les groupes d’intérêt ethniques n’ont d’autre choix que de maîtriser les règles du jeu démocratique. Ce sont en fait les groupes les plus assimilés, les plus prospères, les plus proches idéologiquement des Américains qui seront les plus efficaces. Malgré leurs fréquentes critiques à l’encontre des groupes d’intérêt, le public et les responsables politiques américains continuent d’être attachés à ce système qui, pour les uns, permet de faire entendre sa voix et, pour les autres, est une source de contributions financières et d’idées nouvelles.
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Résumé
Cette analyse soulève la question de l’impact de la privatisation des fonctions de sécurité aux Etats-Unis à partir de deux cas : le rôle des think tanks ainsi que celui des médias et de l’opinion publique. Plus précisément, elle montre comment et par quels moyens la privatisation de la sécurité tend à renforcer le réalisme, dans le sens realpolitik, de la politique étrangère américaine.
Le sommaire de l’AFRI (...)
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International Seminar
This conference was organisated by Centre Thucydide
Analyse et recherche en relations internationales, by Centre de Droit Européen
Université Panthéon Assas Paris II, by Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale and by School of Advanced International Studies
Johns Hopkins University with the support of Centre sur l’Amérique et les Relations Transatlantiques in Washington 4-5 June 2007.
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Résumé
L’engagement des Etats-Unis en faveur d’Israël a été progressif. Il faut attendre l’Administration George W. Bush, après l’« alliance stratégique » du Président Reagan et la sympathie du Président Clinton pour la société israélienne et la politique Rabin, pour qu’un ensemble de facteurs se coalisent : proximité entre des histoires au fondement biblique ; sympathie religieuse qui déborde le seul judaïsme américain ; solidarité avec des institutions libérales comparables à celles des (...)
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Résumé
Le 11 septembre a illustré la vulnérabilité du territoire américain aux attaques extérieures. La Stratégie nationale de sécurité publiée en septembre 2002 traite d’un ensemble de sujets, mais souligne surtout le danger de la combinaison entre intégrisme et technologies. ADM, acteurs non étatiques et rogue states sont particulièrement visés. Pour prévenir la menace, des actions armées préventives peuvent être nécessaires. La nouvelle stratégie rompt ainsi avec la dissuasion : elle (...)
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Résumé
Dans cet article, l’auteur offre une comparaison des stratégies adoptées par les Présidents américains Clinton et Bush au Moyen-Orient. Pour l’Administration Clinton, la route de Bagdad passait par Jérusalem : le Président a donc consacré toute son énergie à tenter de trouver une solution au conflit israélo-palestinien et s’est plutôt montré tolérant face aux régimes arabes autoritaires. Initialement désintéressée par la région, l’Administration Bush s’est quant à elle lancée après (...)
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Résumé
L’arrivée au pouvoir, dans le cadre de l’Administration Bush, d’un certain nombre de personnalités issues de l’industrie pétrolière provoque-t-elle - aux Etats-Unis - une synergie entre les stratégies d’entreprises et les stratégies étatiques développées dans la région de la mer Caspienne ? Malgré les nombreuses hypothèses formulées en ce sens, les conflits d’intérêts opposant les autorités publiques aux compagnies pétrolières quant à la construction de nouveaux oléoducs et gazoducs (...)
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Résumé
Cet article revient en premier lieu sur le débat en cours aux Etats-Unis sur l’invasion et l’occupation américaine de l’Iraq : il apparaît que l’opposition à l’engagement en Iraq grandit et que le public américain et, dans une certaine mesure la classe politique américaine, est de plus en plus divisée sur la conduite et les conséquences de la guerre. L’article présente ensuite les résultats d’un grand sondage d’opinion réalisé en Iraq en novembre et décembre 2004 : l’opposition à (...)
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Texte intégral
Le sommaire de l’AFRI 2000
Alors que le système commercial repose sur les principes du multilatéralisme, les Etats-Unis n’hésitent pas à prendre des initiatives de nature unilatérale pour mettre en cause, par exemple, l’accès au marché japonais des semi-conducteurs américains, l’accès de périodiques d’origines américaines au Canada ou le respect de la propriété industrielle dans l’industrie pharmaceutique brésilienne. En cas de conflits, la mise en œuvre de la (...)
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Résumé
Le projet américain de « défense nationale antimissile » (ou NMD pour National Missile Defence), a fait l’objet d’une publicité croissante depuis le milieu des années quatre-vingt dix. Ce système de défense qui rappelle les concepts à l’origine de « l’Initiative de Défense stratégique » (IDS) de Ronald Reagan, traduit une évolution de la réflexion stratégique américaine depuis la fin de la Guerre froide avec la perception de « nouvelles menaces » balistiques qui pèseraient sur les (...)
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Résumé
Les États-Unis font face depuis une décennie à la crise nucléaire nord-coréenne. Malgré ses discours parfois agressifs, l’Administration Bush a mené une politique relativement modérée. L’absence de soutien de la part de la Corée du Sud, du Japon et de la Chine et les guerres en Iraq et en Afghanistan qui mobilisent l’essentiel des capacités militaires américaines incitent les États-Unis à éviter une confrontation avec la Corée du Nord. Ayant échoué dans sa tentative d’empêcher la (...)
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Résumé
Moteurs du système multilatéral d’après-Guerre, les Etats-Unis envisagent le multilatéralisme comme une pratique « sécurisante », leur permettant d’entériner une « position de leadership incontesté sur une alliance globale ». Ainsi configuré, le multilatéralisme prend pour acquis la convergence entre intérêts américains et intérêts mondiaux : les Etats-Unis oeuvreraient de manière messianique pour le bien-être de l’humanité tout en servant leurs intérêts nationaux. Dans cette (...)
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Résumé
Demandée au Congrès dès l’arrivée de la nouvelle administration américaine, la seconde Nuclear Posture Review (NPR), dont les résultats ont été rendus publics en janvier 2002, est marquée par une série d’évolutions doctrinales importantes. Elle s’inscrit dans une approche capacitaire destinée à faire face à un large spectre de menaces, qui peuvent être le fait d’Etats hostiles ou d’entités non étatiques capables d’agressions de grande ampleur, dans un environnement mal prévisible (...)
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Résumé
Alors que la défense anti-missile dominait clairement le débat en politique étrangère durant les neuf premiers mois de l’Administration Bush, le terrorisme est rapidement devenu la nouvelle priorité. Il serait néanmoins erroné de voir dans ce changement un revirement total de la position de Washington face à la défense anti-missile. A l’ère d’une relation de confiance et de coopération avec la Russie, les Etats-Unis ont décidé de se retirer unilatéralement du Traité ABM, afin de (...)
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Résumé
Il y a quelques années, les Etats-Unis ont entrepris une réforme en profondeur des structures du Département de la défense (DoD) et des forces armées. Ce processus est présenté comme étant la réponse aux défis posés la « Révolution dans les affaires militaires » (RMA) qui, fondée sur la technologie de l’information, serait désormais en passe de bouleverser complètement la nature de la guerre. La thèse de la RMA n’a pas manqué de susciter un débat dans le domaine des études militaires (...)
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L’article évalue l’état de la concurrence entre l’euro et le dollar. Il présente les questions de l’euro fort et du rôle international de l’euro. L’analyse économique offre les voies d’entrée naturelles pour expliquer la valeur de l’euro sur le marché des changes et le processus de diffusion internationale de l’euro. Toutefois, le recours à la théorie économique ne suffit pas pour comprendre les évolutions entre 1999 et 2003. Il convient également d’étudier les comportements de la (...)
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Résumé
La « crise de conscience » de la presse américaine s’est accentuée au cours de l’année 2005 avec l’affaire « Judith Miller », du nom de cette journaliste du New York Times emprisonnée pendant quelques mois à la suite de son refus de révéler ses sources dans l’affaire « Plame » (Valérie Plame, agent de la CIA, épouse d’un ambassadeur hostile à l’Administration Bush). Déjà critiquée pour son suivisme officiel lors de la guerre en Iraq, la presse américaine a mis énormément de temps (...)
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Résumé
En signant le premier, le 24 septembre 1996 à New York, le Traité d’interdiction complète des essais (TICE), le président Clinton pouvait penser que son pays marquait là avec éclat son rôle de leader et d’acteur déterminant de la communauté internationale en matière de non-prolifération et de maîtrise des armements nucléaires. De fait, le TICE a dans un premier temps été un succès politique pour la non-prolifération : à la fin de l’année 1999, 155 États l’ont signé et 51 l’ont (...)
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Résumé
Né d’une entente secrète durant la Seconde Guerre mondiale, le réseau Echelon, contrôlé par la NSA, s’inscrit dans une dynamique réticulaire hégémonique à la fois défensive et offensive, politique, économique et culturelle. L’évolution d’Echelon trouve sa justification dans la volonté de disposer d’un système de surveillance planétaire avec, pour but légitime, la sécurité internationale. Cependant, les interceptions n’ont pas épargné un secteur hautement stratégique comme la sécurité (...)
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Résumé
Cet article s’interroge sur les conditions du retour des Etats-Unis à l’UNESCO en 2003, près de vingt ans après leur départ. Faussement paradoxal, ce retour marque moins une rupture des positions antérieures que leur radicalisation ; il faut y voir davantage un durcissement qu’un assouplissement de la politique étrangère américaine, dans le cadre des modifications apportées par la doctrine Bush au système de gouvernance matricielle adopté et peaufiné par ses prédécesseurs depuis la (...)
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Résumé
Bien que l’Administration Bush ait exprimé d’emblée des réserves extrêmes à l’égard de la maîtrise des armements et que les Etats-Unis se soient affranchis des contraintes du Traité ABM, qui fut longtemps considéré comme le garant de la stabilité de l’équilibre sur lequel reposait la dissuasion réciproque entre les deux Grands, le dialogue russo-américain s’est poursuivi et, en juin 2002, une nouvelle étape a été franchie sur la voie d’une réduction des armements stratégiques (...)
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Résumé
L’ambiguïté des relations entre les Etats-Unis et les Nations Unies ne sont pas nouvelles et semblent même être une constante de la politique internationale. Ce constat appelle des explications approfondies et suppose que soient relevées les constantes d’une politique voulant contrôler les organisations internationales. Quelles sont les raisons fondamentales de cette relation mouvementée ? On ne peut se contenter ici d’une explication à partir d’un contexte changeant qui ferait (...)
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Résumé
Acteurs et observateurs de la régulation économique de la société internationale doivent bien garder à l’esprit qu’une négociation commerciale a toujours un caractère politique et que, par suite, ni les négociateurs commerciaux internationaux ni l’OMC n’ont assez de pouvoir ou de représentativité pour assurer au cycle commercial global un succès certain. L’impulsion politique est décisive et le processus démocratique pourrait ici aider à la cohérence des positions de chacun. (...)
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Résumé
25 à 30 % des Américains se considèrent aujourd’hui comme « évangéliques ». Cette branche traditionaliste du protestantisme a connu un essor important aux Etats-Unis depuis une trentaine d’années et ses membres ont progressivement investi la sphère politique. S’appuyant sur leur croyance dans l’autorité de la Bible, les Protestants évangéliques ont développé une vision particulière de ce que devrait être la politique étrangère américaine. Moralisme, défense des opprimés religieux, (...)
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Résumé
Les Etats américains de l’Union ont de plus en plus recours aux instruments qui sont à leur disposition en matière de politique étrangère, et ce, jusqu’à tenter d’imposer leurs propres sanctions commerciales, une violation sans ambiguïté de la séparation des pouvoirs entre eux, et l’Etat fédéral. Ceci dit, ils disposent de nombreux autres outils tout à fait légitimes, notamment dans le domaine de développement économique, où chaque Etat a le droit, -et ne s’en prive guère- de mener (...)
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Résumé
L’histoire tumultueuse de la formation et de l’accession progressive des Etats-Unis à la puissance nous offre un point de repère rassurant à l’examen de l’évolution actuelle de l’Europe. Le Vieux Continent semble aujourd’hui vivre une rupture aussi décisive qu’a pu l’être le XIXe siècle pour l’Amérique du Nord. La capacité de l’Europe à s’imposer comme un acteur majeur de la scène mondiale paraît désormais certaine. Il est alors urgent de redéfinir la relation transatlantique.
Le (...)
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Résumé
La superpuissance américaine a été profondément bouleversée par les attentats du 11 septembre 2001 : l’Amérique était violée en son sein. On a peu à peu assisté à la sanctuarisation du territoire national. La menace terroriste transnationale s’étant montrée capable d’attaque majeure sur le territoire national ; les dirigeants américains ont dû repenser leur architecture de sécurité nationale. La sécurité nationale de Etats-Unis, qui avait toujours semblé assurée de l’extérieur, est (...)
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Résumé
Il est juste de dire qu’il existe une attitude francophobe à Washington, comme il existe du reste une tradition anti-américaine en France. Cette attitude conduit les Américains à douter des intentions françaises, surtout pour ce qui est d’une construction européenne que les Administrations américaines successives ont encouragée au fil des années comme une partie essentielle d’un ensemble euro-atlantique uni, fort et stable ; ce préjugé francophobe conduit aussi les Etats-Unis à (...)
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Résumé
Dans un ouvrage paru en 1984, John S. Saloma avertissait les Américains de la présence d’une nouvelle force majeure sur l’échiquier politique des Etats-Unis. Il prédisait que si cette force n’était pas contrée, le « nouveau labyrinthe conservateur » allait faire basculer le centre politique du pays vers la droite. Aujourd’hui, ce labyrinthe est plus important, plus sophistiqué et, dans le domaine de la défense, plus influent qu’il ne l’a jamais été. Les réseaux conservateurs et (...)
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