Les trois sujets de cette rubrique sont très différents, mais ont occupé
l’année 2004 et le champ des Relations internationales, la France attachant
beaucoup d’intérêt à ces trois dossiers.
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Les relations entre la France et la Russie sont indissociables des relations que ces deux pays entretiennent avec les autres puissances majeures en Europe, mais également des différents dossiers que Russes et Européens sont amenés à traiter au sein de la communauté internationale. Les crises iraquiennes et iraniennes ont ainsi été l’occasion pour les deux pays de relancer, conjointement avec l’Allemagne, le triangle Paris-Berlin-Moscou et de se positionner par rapport à la Chine et aux Etats-Unis. Toutefois, force est de constater que, quel que soit le dossier au sein duquel Paris et Moscou finissent par se retrouver, la Russie ne semble pas véritablement compter sur Paris pour défendre et promouvoir ses positions. Insensiblement, l’Allemagne est devenue la priorité de la Russie, en particulier sous le gouvernement de Vladimir Poutine.
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ÉTUDES
Dynamiques de la société internationale
Pierre Buhler, Puissance et démographie : la nouvelle donne
David M. Milliot, Le transrégionalisme, nouvelle frontière du régionalisme ?
Gérard Dussouy, Politique des voies navigables et intégration territoriale du Mercosur et de l’Union européenne
Politiques internationales
Bernard Cubertafond, Essai sur un despotisme (...)
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Résumé
En politique étrangère, il existe d’un côté ce que l’on dénomme environnement opérationnel et de l’autre ce que l’on appelle environnement cognitif ou psychologique. Les perceptions relèvent de la deuxième catégorie et les relations de la première. L’homme d’État, les responsables politiques, n’agissent guère dans le vide. Ils - ou elles - ont intériorisé une carte mentale de l’environnement extérieur, ils - ou elles - sont dotés d’une vision du monde. C’est sur la base de cette (...)
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La place de l’Allemagne réunifiée en Europe a beaucoup changé depuis la fin de la Guerre froide, de la signature du Traité de Moscou en 1990 - qui fixe le nouveau statut de l’Allemagne unie - à l’accession d’Angela Merkel à la tête du pays, première femme à occuper le poste de Chancelier. Dans ce contexte, l’entente franco-allemande a vu son rôle dans la construction européenne évoluer au gré des différents couples franco-allemands (Mitterrand-Kohl de 1982 à 1995, Chirac-Schröder de 1998 à 2005) qui se sont succédés. De nouveaux défis, notamment européens, attendent le prochain couple franco-allemand.
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Le discours du Président Jacques Chirac prononcé à l’Ile Longue, en janvier 2006, annonce-t-il une rupture dans les principes directeurs de la doctrine française de dissuasion ? Existe-t-il un consensus politique sur ces derniers ? Sur le fond, la mise au point adapte davantage qu’elle ne révise ces principes. Le Président enregistre l’évolution des menaces à la sécurité nationale, avant d’évoquer avec peut-être davantage de souplesse quels sont les intérêts vitaux du pays. Il conclut que la dissuasion doit pouvoir porter sur des Etats terroristes ou de nouvelles puissances régionales. Alors que, dans le même temps, la France réduit et modernise ses forces nucléaires et qu’il est question de dissuasion élargie, voire concertée, au niveau européen, le débat sur la doctrine française devrait rebondir à l’occasion des élections présidentielles.
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Le 6 décembre 2006, la chaîne française d’information internationale, baptisée France 24, a commencé à émettre. Après quatre années d’atermoiements politico-médiatiques, sa réalisation a fait taire la plupart des critiques, mais a fait ressurgir la difficulté des deux partenaires, public et privé, à travailler ensemble. Reste à voir comment se déclinera le fameux « regard français »…
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L’année 2007 pourrait être celle de la relance du processus constitutionnel européen, grâce aux efforts de la présidence allemande et compte tenu du nouveau paysage politique français. Depuis le « non » de la France, l’Union européenne s’efforce de trouver une issue qui ne désoblige pas les Etats ayant ratifié le Traité : l’Europe privilégie le remaniement du texte tout en pariant sur un contexte plus favorable. La situation n’est d’ailleurs pas sans précédents et les cas danois et irlandais peuvent apparaître comme des référents utiles. La France garde toutefois un silence embarrassant sur ses intentions. Rappelons que son vote peut s’expliquer par une conjoncture malheureuse, mais qu’il est également lié à une contradiction majeure du système politique français : l’absence de responsabilité du pouvoir en matière européenne.
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Résumé
Le sommaire de l’AFRI 2000
Depuis les bouleversements politiques et stratégiques qui se sont produits au début des années 90 dans l’Europe orientale et sur le territoire de l’ancienne Union soviétique, la France se voit confrontée avec la nécessité de redéfinir à fond sa conception sur la sécurité de l’Europe. Dans ce processus de réorientation et de redéfinition une tendance claire et simple est pourtant persistante : la vision française de la sécurité sur le vieux continent (...)
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Résumé
Dans son article célèbre consacré aux « invariants » de la politique extérieure de la France, Jean-Baptiste Duroselle rappelait, à juste titre, que l’invocation de l’Universel dans la pratique diplomatique française ne constituait pas seulement un discours, mais traduisait également une conviction partagée par tous les hommes politiques, lesquels agissent comme les porte-paroles d’une nation convaincue de sa singularité. Il serait sans doute possible d’ajouter que les gouvernants (...)
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Si, au regard des traités constitutifs, la France est sur un strict plan d’égalité avec tous les autres Etats membres quant à sa place et son rôle au sein de la CJCE, elle jouit d’un statut particulier grâce à un certain nombre d’avantages d’ordre historique ou géographique (ancienneté, proximité géographique, importance de la langue française…). De plus, qu’elle soit demandeur, défendeur ou partie intervenante devant la Cour de justice, la France est bien représentée. Cependant, elle ignore largement la Cour de justice : méconnue dans son fonctionnement et sa compétence, la CJCE est négligée par les professionnels du droit et fait l’objet d’un désintérêt de la part des hommes politiques. Bien que ce constat ne soit pas propre à la Cour de justice et s’applique aux également aux autres institutions communautaires, la France doit remédier à une telle situation.
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Un regard jeté en arrière nous montre que les phases de désaccords et de réconciliation viennent régulièrement rythmer les relations entre la France et les Etats-Unis. La période de « réconciliation » actuelle pourrait faire croire que la crise de 2003 est bel et bien derrière nous. En réalité, l’histoire transatlantique est marquée par une succession de bas et de hauts. Il serait illusoire de penser que l’amélioration actuelle, qui s’explique par une certaine « lassitude de grandeur » en France et une « lassitude de guerre » aux Etats-Unis, sera pérenne. Des éléments structurels sont à même de raviver les tensions. Les deux pays auraient plus à gagner à accepter leurs divergences et à travailler ensemble pour minimiser les inévitables crises futures.
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Quand on observe l’action extérieure menée par le président Jacques Chirac depuis son élection à la magistrature suprême, on peut remarquer des éléments de continuité par rapport à la voie tracée par le général de Gaulle, ainsi que des évolutions, induites par la fin de la Guerre froide. Force est de constater que, si Jacques Chirac a réaffirmé le sacro-saint principe d’« indépendance nationale », il a dû également tirer les conséquences de l’avènement d’un monde unipolaire en maintenant l’influence de la France par le truchement du respect du droit international et de l’ONU.
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Résumé
Sans présumer que la mobilité physique des individus l’emportera sur les nouvelles opportunités de mobilité virtuelle, le tourisme des Français à l’étranger fournit un aperçu original de l’internationalisation de la société française à travers la mobilité internationale de ses acteurs individuels. L’approche quantitative, fort délicate à manier, fait apparaître une croissance des séjours à l’étranger, mais également une polarisation sociale de ces déplacements qui reproduit des (...)
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Résumé
Le fil d’Ariane de ce rapport reposera sur une idée-clé qui constitue l’originalité de la conception et du discours français sur l’intégration européenne. Cette idée directrice très simple est la suivante : la France milite depuis la naissance de la Ve République en 1958 pour une « EUROPEPUISSANCE », acteur autonome et à part entière du système international. Sa diplomatie et sa stratégie s’ordonnent - et c’est vrai pour les cinq présidents, de De Gaulle à Chirac - autour de cet (...)
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Résumé
Loin d’être limité à une imprécise organisation qui centraliserait l’ensemble des luttes djihadistes à travers le monde (« Al Qaïda »), les organisations islamistes radicales sont au contraire engagées dans des problématiques de violence locale. Dans les pays occidentaux - par exemple la France et les Etats-Unis -, il existe différents facteurs à l’origine de la fabrication de djihadistes locaux, facteurs qui se distinguent de ceux qui prévalent par en exemple en Egypte ou en (...)
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Résumé
« Il n’y a rien de tel qu’une guerre pour générer la controverse (...) sur le rôle des médias dans la couverture des événements internationaux. Chaque conflit moderne a engendré des polémiques sur sa couverture médiatique, polémiques qui, explicitement ou implicitement, finissent par aboutir à des considérations plus générales sur la place des médias et de la guerre dans une société démocratique », note le politiste britannique Fred Halliday dans un remarquable ouvrage intitulé The (...)
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Résumé
Il est admis par les Français et les étrangers que la politique étrangère de la France contemporaine a commencé à proprement parler avec le président de Gaulle, qui a coupé avec le passé de la France, « homme malade » de l’Europe entre 1946 et 1958, et qui l’a placée sur le chemin de la stabilité et de l’espoir. Le schéma gaullien a certes constitué le cadre général du mouvement de la France dans toutes les directions. Il va sans dire que les idées gaulliennes sur la souveraineté (...)
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Hors de France, particulièrement en Afrique, perçoit-on la France en déclin ? L’idée de ce déclin n’est-elle pas alimentée par un défaitisme et un masochisme français ? Et comment restaurer une image positive ? On observe, en dépit de la politique de l’administration Bush, de l’opposition française sur l’Iraq et d’initiatives du Président Chirac, une sorte d’américanisation des esprits. Et l’avancée de la Chine. Cette attirance a, entre autres, une cause française : la France et les Français, hier modèles, pratiquent l’auto-dénigrement, le défaitisme et le repli. Le suivisme est d’abord français. Comment redonner à la France une image positive ? En dépassant la culpabilité, en réaffirmant et en défendant son action, en reprenant la bataille des idées, en sanctuarisant notre réseau culturel et en refondant notre université.
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Résumé
En ce début de troisième millénaire, la France n’est plus, en matière juridique, la figure de proue qui fut longtemps reconnue. Il existe aujourd’hui une compétition forte entre les modèles de droit, en particulier au sein et à l’initiative des organisations internationales et régionales. Sont concernés aussi bien les règles de procédure pénale que le droit international privé et tous les nouveaux sujets du droit des technologies et de la propriété intellectuelle. Dans cette (...)
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Colloque
septembre 2000
Le colloque sur les acteurs de la politique étrangère française, s’est tenu à Paris en septembre 2000. Il a été organisé avec le concours du Ministère français des affaires étrangères.
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Résumé
Depuis un an, un travail intense et patient est à l’oeuvre à travers une nouvelle formule, un nouvel avatar, au sens positif du terme, des relations franco-allemandes : le processus informel de Blaesheim.
On désigne par « processus de Blaesheim », un processus de concertation étroit et régulier qui complète les deux sommets franco-allemands annuels dont la préparation sur six mois et le caractère plus formel relèvent d’une logique différente. Ce processus lancé le 31 janvier 2001 à (...)
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Résumé
Entre mai et octobre 2005, l’incertitude s’est quelque peu installée dans la coopération bilatérale entre la France et l’Allemagne. Dans ce contexte, le « couple franco-allemand » apparaît aujourd’hui en mal de certitudes par rapport aux années précédentes. A la suite des événements récents qui se sont produits, dans quelle mesure peut-on encore aujourd’hui parler d’un « couple franco-allemand » en Europe ? Cet article vise à retracer les apports et les voies lancés par la (...)
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Résumé
Depuis le 9 mars 1999, l’Agence France-Presse (AFP) a un nouveau Président- directeur général en la personne d’Éric Giuily. L’essentiel de son action a aussitôt porté sur la préparation d’un « plan stratégique de développement à cinq ans : 2000-2005 » qui a suscité, tout au long de l’année, non seulement des débats publics mais un profond conflit social. Au préalable, son élection aura résulté, une fois de plus, de négociations difficiles entre les pouvoirs publics et les (...)
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Résumé
L’intégration européenne est en crise. L’échec du Traité constitutionnel révèle les difficultés systémiques et économiques de la construction communautaire depuis la chute du bloc soviétique. Un retour sur la campagne française semble nécessaire pour bien percevoir où est morte la Constitution. Il faut néanmoins se souvenir que l’échec est formateur, qu’il est un classique du processus d’intégration. Si elle surmonte un présent délicat, il n’est pas exclu que l’Europe tire profit (...)
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Après avoir incarné pendant de nombreuses années un modèle de stabilité politique et de prospérité économique en Afrique, la Côte d’Ivoire a à son tour sombré dans le chaos de la guerre à l’instar de ses voisins tels le Libéria, la Sierra Léone et la Guinée. Face à la crise ivoirienne la France a fait le choix de l’engagement en intervenant simultanément par la voie militaire (Opération Licorne) et diplomatique (Accord de Linas - Marcoussis). Ce choix d’engagement rompt avec la politique (...)
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Résumé
Au seuil d’un nouveau millénaire et du XXIe siècle, le message gaullien n’est pas totalement dépassé, certains diraient démodé. Dans un monde multipolaire et globalisé, notre pays a sa carte à jouer en s’appuyant en priorité sur l’Union européenne. Et en évitant deux écueils qui ne conduisent qu’à une impasse : d’une part, abandonner toute ambition nationale ; d’autre part, parler sans fin de la grandeur et de la puissance en donnant des leçons aux autres. Le « mal français » - (...)
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La vision gaullienne de l’ordre européen différait en grande partie des conceptions des partenaires du général. De Gaulle dénonçait l’hégémonie des deux superpuissances en proposant le rétablissement du « concert des puissances ». Il soutenait le développement de la construction européenne autour du couple franco-allemand, mais il rejetait la coopération supranationale, en prônant la création de « l’Europe des nations ». Soulignant l’importance de l’Alliance atlantique, il insistait (...)
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Résumé
La politique et la diplomatie françaises du désarmement sous la Ve République sont marquées par la continuité, la rationalité et la flexibilité. Elles reposent sur un cadre conceptuel original et des principes qui lui donnent une grande cohérence, malgré l’équation personnelle différente des cinq Présidents qui ont assumé le destin de la France depuis 1958. Le discours français s’est adapté assez facilement aux mutations de l’ordre international stratégique après la chute du Mur de (...)
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L’outil de dissuasion nucléaire est sujet, par nature, à un processus d’ajustement constant au paysage stratégique. Ce processus est souvent lent. Les résistances au changement dans un domaine qui touche au cœur de la souveraineté, mais aussi la lourdeur des programmes d’équipement nucléaires, qui s’étendent sur des décennies, y contribuent.
Il n’y a donc pas lieu de s’étonner de ce que l’adaptation de la dissuasion nucléaire française à la nouvelle donne internationale s’étale, (...)
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La position de la France dans l’immédiat après-Guerre froide se caractérisa par une certaine méfiance à l’encontre des Etats d’Europe centrale et orientale désireux d’intégrer l’Union européenne. D’où la proposition de projets tels que celui d’une confédération européenne, qui apparut rapidement comme une initiative dilatoire ne garantissant nullement une future intégration. Puis, celui d’un Pacte de stabilité, exercice destiné à inciter ces Etats à renforcer leurs relations de bon (...)
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La question turque a été très largement évoquée lors de la campagne française pour le référendum du 29 mars 2005 en vue de la ratification du projet de Constitution européenne. Afin de saisir la globalité du débat autour de la candidature turque, l’article retrace dans un premier temps la politique officielle de la France à l’égard de la Turquie dans une perspective historique, puis examine son évolution récente dans le contexte d’une possible adhésion de la Turquie à l’Union (...)
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L’Union européenne a engagé, depuis deux ans, un processus de « constitutionnalisation ». Initié lors du Conseil européen de Laeken, celui-ci s’est prolongé par la réunion d’une Convention et la tenue d’une conférence intergouvernementale qui se solda par un échec à Bruxelles en décembre 2003. La France, favorable au processus, a, pendant toute cette période, joué un rôle particulier. Présente comme tout Etat-membre, elle a parfois été influente, lors de prises de positions (...)
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L’événement intérieur majeur de la vie politique française en 2002 a naturellement été le double rendez-vous électoral du printemps : le scrutin présidentiel d’abord, les législatives ensuite, les deux étant d’ailleurs plus ou moins liés et en étroite interaction. Les résultats sont connus : la réélection, pour un quinquennat, de Jacques Chirac et la victoire de l’MP à l’Assemblée nationale. Ces élections marquent un retour à la lecture gaullienne de la Constitution de 1958. La (...)
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La politique africaine menée par la France depuis 2002 entend rompre avec celle menée précédemment ; le choix du réengagement de la France en Afrique est alors annoncé : il s’agit de renouer avec l’activisme français au sud du Sahara et de s’impliquer, si nécessaire, dans les conflits africains. Cet article entend analyser la politique africaine de la France depuis 2002 et en dresser un bilan critique. Pour ce faire, y sont examinés les défis et enjeux auxquels la politique (...)
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En décembre 2001, à Laeken, les chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres de l’Union européenne ont convoqué une « Convention sur l’avenir de l’Europe » et ont nommé à sa tête le Français Valéry Giscard d’Estaing. L’objet de l’article est d’analyser les pouvoirs de ce nouveau Président et d’en tirer des conclusions quant au fonctionnement de la Convention. L’attitude volontaire de Valéry Giscard d’Estaing, alliée aux marges de manoeuvre qu’offre le caractère inédit de la (...)
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Si elle s’inscrit bel et bien dans le système international, la construction communautaire s’en distingue toutefois par le fait qu’elle cherche à élaborer un ordre juridique autonome et qu’elle répond à une logique de « processus », qui confère à ses réalisations un caractère irréversible, lequel leur vaut le titre d’« acquis ». Mais cette méthode a nourri, en raison de sa dynamique unilatérale et de son aspect très technique, la défiance de l’opinion publique par rapport à (...)
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France-Antilles - deuxième pôle du groupe de presse créé par Robert Hersant - a d’abord été le titre d’un quotidien lancé en 1964 à la Martinique puis à la Guadeloupe avec le soutien du gouvernement de Michel Debré. A l’Outre-mer - car le groupe dispose aussi de nombreux titres en métropole - France-Antilles réunit aujourd’hui 7 quotidiens aux Antilles, à la Réunion, en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie, le plus souvent en situation de monopole. Créés dans les années 1960 pour (...)
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Malgré la faible marge de manoeuvre offerte par la Constitution française au Parlement en matière de diplomatie, les deux assemblées ont su non seulement élargir leurs compétences primaires, mais également développer une action internationale extra législative, notamment en matière communautaire. On assiste bien à une « appropriation parlementaire » progressive de la diplomatie déterminée par l’exécutif, faisant des élus une sorte de relais et de démultiplicateur d’influence.
Le (...)
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L’histoire et la culture permettent à elles deux de mieux comprendre la manière de négocier des Français. Au cœur de la culture française, se trouve la « déesse de la raison ». Quant à l’histoire, elle met en évidence une dialectique : d’un côté, il y a le thème de « la grande nation », fondé sur la tradition de puissance et de longévité inhérente à l’État français ; l’autre facette de cette dialectique est la culture de l’ « underdog », qui, revers de la médaille de « la grande (...)
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Résumé
Faire ratifier à l’unanimité par 25 Etats, dont 10 par référendum, un texte qui avait été difficilement élaboré au prix de très nombreux compromis était un pari à haut risque. N’était-il pas imprudent de vouloir consulter des opinions publiques généralement peu informées sur l’Union européenne et souvent indifférentes ? Si la ratification parlementaire a pu s’effectuer sans heurts dans plusieurs pays, le premier référendum tenu en Espagne n’a pas manqué d’inquiéter par le taux élevé (...)
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Résumé
La question israélo-palestinienne est entrée dans une nouvelle phase critique le 28 septembre 2000, lorsque Ariel Sharon, chef du Likoud, a pénétré sur l’Esplanade des Mosquées-Mont du Temple, à Jérusalem. Dans le contexte dégradé issu de l’échec des négociations de Camp David 2, qui avaient réuni Yasser Arafat et Ehud Barak sous la médiation de Bill Clinton en juillet 2000, ce geste fut considéré comme une provocation. L’escalade de la violence reprit : surveillance policière (...)
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Résumé
Dressant un parallèle avec les événements qui ont ponctué le conflit au Proche-Orient depuis 2002, l’auteur nous livre sa vision de l’évolution des relations bilatérales entre la France et Israël. Entre 2002 et 2004, les relations franco-israéliennes se sont considérablement dégradées. Bien sûr, les divergences entre les deux pays sont bien plus anciennes, mais la fin du Processus d’Oslo, l’arrivée au pouvoir d’Ariel Sharon, la seconde Intifada et la mise à l’écart de Yasser Arafat (...)
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« Oui, la relation entre la Russie et la France a quelque chose d’unique. Elle procède de l’attirance et de la reconnaissance réciproques de deux peuples épris d’absolu, de beauté, de vérité. »
Les deux grandes puissances situées de part et d’autre du continent européen sont incontestablement liées par une longue tradition d’amitié. Même s’il existe une certaine continuité dans l’historiographie russe entre la « Guerre patriotique » de 1812 et la « Grande Guerre patriotique » de (...)
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Journée d’études
mars 2000
La Journée d’études sur le thème de la nationalité française a été organisée à Paris en 2000, en collaboration avec l’Université Paris XIII.
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Résumé
L’objectif de la réflexion est de montrer que la gestion et la représentation du passé constituent un paramètre essentiel à prendre en considération dans l’étude des relations franco-algériennes. Pour ce faire, l’article se structure autour de deux axes principaux. Le premier examine les mécanismes généraux du recours au passé dans le cadre de la politique étrangère. Il montre que la mémoire n’est pas seulement une contrainte pour les acteurs de politique étrangère, mais qu’elle (...)
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Résumé
La notion de puissance a marqué pendant des siècles, sous des formes diverses, l’équilibre des forces entre nations, tout en influençant la théorie des Relations internationales et la philosophie politique. Dans le nouveau contexte d’unipolarité apparu depuis la fin de la Guerre froide et l’émergence de ce qu’il est convenu d’appeler la mondialisation, la puissance n’apparaît plus suffisante en soi. Pour se prolonger en influence authentique, elle ne peut plus désormais être (...)
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Résumé
Il est juste de dire qu’il existe une attitude francophobe à Washington, comme il existe du reste une tradition anti-américaine en France. Cette attitude conduit les Américains à douter des intentions françaises, surtout pour ce qui est d’une construction européenne que les Administrations américaines successives ont encouragée au fil des années comme une partie essentielle d’un ensemble euro-atlantique uni, fort et stable ; ce préjugé francophobe conduit aussi les Etats-Unis à (...)
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Résumé
Le référendum a connu une forte participation électorale. Quel a été le rôle des médias audiovisuels dans cette mobilisation ? Loin des idées reçues, cet article s’articule autour de trois axes de réflexion : l’ampleur du débat s’explique par les stratégies développées par les acteurs politiques depuis le référendum sur le Traité de Maastricht ; il convient de relativiser la place actuelle des médias audiovisuels dans la fabrication et la transmission de l’information européenne ; (...)
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