ANDRÉANI Gilles

Conseiller Maître à la Cour des comptes (France) et professeur associé à l’Université Panthéon-Assas (Paris II, France). Senior Fellow à l’Institut International d’Etudes Stratégiques (IISS), Visiting Fellow à la London School of Economics, ancien directeur du centre d’analyse et de prévision au Ministère des affaires étrangères
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AFRI 2000, volume I

Force et diplomatie : à propos de la guerre du Kosovo

par ANDRÉANI Gilles


- Résumé

Les relations entre force et diplomatie sont apparues, à l’occasion de la guerre du Kosovo. Au moins cinq problèmes ont surgi, au cours de l’opération, qui méritent une analyse approfondie :

· celui, tout d’abord, de l’objectif du recours à la force dans de telles circonstances ; s’agissait-il de modifier l’attitude et la politique de Milosevic, ou de soustraire la situation sur le terrain à son contrôle, d’une opération coercitive, ou humanitaire ?

· celui des moyens employés : quelles limites apporter à l’usage de la force dans des circonstances où les intervenants extérieurs ne cherchaient à faire prévaloir aucun intérêt propre, direct ou indirect, mais prétendaient se faire les instruments d’une conception supérieure du droit des gens ?

· celui de l’efficacité du recours à la force, non seulement au regard de ses objectifs proclamés, mais de sa contribution à la résolution politique finale du conflit du Kosovo, et, plus largement de l’instabilité régionale provoquée par la succession yougoslave ?

· celui de la transition dans le temps vers une situation où les instruments diplomatiques redeviendraient progressivement prépondérants par rapport aux outils militaires ?

· celui, enfin, de l’acceptabilité internationale et de la valeur de précédent de l’intervention armée de l’OTAN en RFY.

- Le sommaire de l’AFRI 2000


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