Résumé
Les relations entre force et diplomatie sont apparues, à l’occasion de la guerre du Kosovo. Au moins cinq problèmes ont surgi, au cours de l’opération, qui méritent une analyse approfondie :
· celui, tout d’abord, de l’objectif du recours à la force dans de telles circonstances ; s’agissait-il de modifier l’attitude et la politique de Milosevic, ou de soustraire la situation sur le terrain à son contrôle, d’une opération coercitive, ou humanitaire ?
· celui des moyens employés : quelles limites apporter à l’usage de la force dans des circonstances où les intervenants extérieurs ne cherchaient à faire prévaloir aucun intérêt propre, direct ou indirect, mais prétendaient se faire les instruments d’une conception supérieure du droit des gens ?
· celui de l’efficacité du recours à la force, non seulement au regard de ses objectifs proclamés, mais de sa contribution à la résolution politique finale du conflit du Kosovo, et, plus largement de l’instabilité régionale provoquée par la succession yougoslave ?
· celui de la transition dans le temps vers une situation où les instruments diplomatiques redeviendraient progressivement prépondérants par rapport aux outils militaires ?
· celui, enfin, de l’acceptabilité internationale et de la valeur de précédent de l’intervention armée de l’OTAN en RFY.




