Chronologie 2025
Vous pouvez, au choix, naviguer dans la chronologie internationale de date à date ou à partir d’une des entrées proposées dans les trois modules de la colonne de droite (version Web) ou présents à la fin de la chronologie (version mobile).
Chronologies spécifiques :
Retour à la chronologie générale
Neuf États deviennent partenaires du groupe BRICS+ (Biélorussie, Bolivie, Cuba, Indonésie, Kazakhstan, Malaisie, Ouganda, Ouzbékistan, Thaïlande).
Attaque contre la présidence à N’Djamena : des assaillants à bord de 3 véhicules visent des camps militaires proches du palais présidentiel, avant d’être neutralisés par l’armée.
L’armée soudanaise reprend Wad Madani aux Forces de soutien rapide (FSR), marquant son plus important gain territorial depuis des mois de guerre civile.
Élections législatives : Convention pour le renouveau des Comores (CRC) en tête avec 31 sièges, dans un scrutin boycotté et contesté par une partie de l’opposition ; 1 siège pour le Parti pour la réforme des institutions (PARI) et 1 pour un candidat indépendant (66,3 % de participation).
Intensification des combats dans le cadre de la guerre civile soudanaise avec des attaques de drones perpétrées par les Forces armées soudanaises sur un marché de la ville d’Omdurman, dans la banlieue de Khartoum : plus de 120 civils tués et 150 blessés.
Le Kenya envoie plus de 200 policiers supplémentaires en Haïti pour renforcer la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) contre les gangs.
Les combats entre l’armée congolaise et le M23 (Mouvement du 23-Mars) s’accentuent dans l’Est de la République démocratique du Congo. Le M23 revendique la prise de la ville de Goma : des centaines de morts et de blessés.
Le Sommet africain de l’énergie « Mission 300 » réunit à Dar es-Salaam, jusqu’au 28 janvier, des chefs d’État africains, des bailleurs et des acteurs privés en vue d’améliorer l’accès à l’électricité. L’objectif visé est de 300 millions nouveaux raccordements d’ici 2030.
Le M23 prend le contrôle de l’aéroport de Goma, tandis que des ambassades (dont celle du Rwanda) sont attaquées par des manifestants à Kinshasa.
Retrait formel du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Nouvelle attaque sur le marché d’Omdurman par les Forces de soutien rapide (FSR) : 56 morts et 158 blessés.
La République démocratique du Congo reproche à l’Ouganda d’avoir déployé 1 000 soldats supplémentaires à leur frontière commune. Kampala affirme que ce renforcement s’inscrit dans le cadre de l’opération « Sujaa » contre les Allied Democratic Forces (ADF).
Affrontements entre les forces de sécurité du Puntland et l’État islamique dans la région du Bari : 65 djihadistes et 20 soldats tués.
Attaque de combattants djihadistes contre un convoi civil escorté par l’armée malienne et le groupe paramilitaire russe Wagner à Kobé : 32 morts (dont 25 civils) et 13 blessés.
Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, attaque l’armée burkinabè dans la province du Sourou, à l’ouest du pays. En réponse, les forces armées nationales tuent 73 djihadistes, dont D. Libé, A. Seydou et S. Kalirou (alias Abdoul Kalirou).
L’attaque de la milice Coopérative pour le développement du Congo (Codeco) dans la province d’Ituri, qui fait au moins 50 civils morts et 8 blessés, est repoussée par l’armée régulière et les Casques bleus.
À Nasir, dans le Nord-Est du pays, début des affrontements entre l’armée régulière et une milice nuer, la White Army.
Le diplomate djiboutien M. A. Youssouf est élu pour 4 ans à la présidence de la Commission de l’Union africaine au 7e tour du scrutin (33/49 pays votants). En parallèle, le président angolais J. Lourenço prend la présidence tournante de l’Union africaine, pour 1 an.
Les rebelles du M23, appuyés par l’armée rwandaise, prennent la ville de Bukavu, capitale du Sud-Kivu, en République démocratique du Congo. Après la conquête de Goma en janvier, le M23 et son allié rwandais contrôlent de facto les deux rives du lac Kivu.
D. Mazenga, envoyé spécial du président congolais F. Tshisekedi, se rend au Tchad pour rencontrer son président M. I. Déby et solliciter son aide face à l’avancée du M23 dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Le Rwanda suspend l’accord bilatéral d’aide humanitaire conclu avec la Belgique à la suite des critiques du ministre belge des Affaires étrangères à l’encontre du soutien militaire rwandais au mouvement du M23 dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Les ministres des Affaires étrangères du G20 se réunissent jusqu’au 21 février à Johannesburg, sur fond de fortes tensions au sujet de l’Ukraine, du commerce et de la gouvernance mondiale.
La France rétrocède sa base militaire de Port-Bouët à Abidjan, qui était sa dernière base en Afrique de l’Ouest. Une présence réduite d’environ 80 militaires est maintenue pour des missions de formation des forces ivoiriennes.
Début de l’opération « Ramadan » dans l’État d’Hirshabelle : le groupe Al-Chabab attaque plusieurs positions militaires somaliennes et s’empare provisoirement de plusieurs villes avant d’être repoussé par les forces gouvernementales et les milices.
Le Conseil de sécurité adopte une résolution demandant expressément au Rwanda de cesser tout appui au M23 et de retirer ses troupes du territoire de la République démocratique du Congo.
À Nairobi, les FSR du général Hemedti et leurs alliés (société civile, groupes armés, partis) signent une charte pour créer un gouvernement parallèle au gouvernement soudanais, réfugié à Port-Soudan depuis la chute de Khartoum. Ce dernier rappelle son ambassadeur au Kenya.
Le Royaume-Uni suspend les aides financières qu’il accorde au Rwanda en raison du soutien apporté par ce dernier au M23 dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Naufrage de 4 embarcations transportant 180 personnes parties d’Afrique en direction du Golfe.
À Nasir, l’armée sud-soudanaise effectue des bombardements contre une milice nuer, la White Army (liée au vice-président R. Machar), qui font 21 morts. Les parties s’affrontent à Nasir depuis mi-février.
L’Union européenne impose des sanctions contre le M23 et le Rwanda en réponse à leurs actions en République démocratique du Congo. Le Rwanda annonce la rupture de ses relations diplomatiques avec la Belgique.
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, qui forment l’Alliance des États du Sahel (AES), annoncent quitter définitivement l’Organisation internationale de la francophonie (OIF).
Réunion secrète entre les présidents P. Kagame et F. Tshisekedi à Doha (Qatar), qui s’engagent à poursuivre le dialogue en vue d’un éventuel cessez-le-feu.
Des membres du groupe Al-Chabab tentent d’assassiner le président somalien H. Sheikh Mohamoud. Les États-Unis et l’Éthiopie effectuent des frappes aériennes contre les rebelles.
Une frappe de l’armée soudanaise sur un marché du village de Tora dans la région du Darfour fait au moins 270 morts et 380 blessés, dont une majorité de civils. C’est l’un des pires bombardements depuis le début de la guerre civile.
Les forces armées soudanaises reprennent totalement la capitale Khartoum après une longue offensive, tandis que les Forces de soutien rapide (FSR) se retirent. En 2 ans, 3,5 millions de personnes ont dû quitter leur domicile pour fuir les combats.
Le Kenya est le premier État à reconnaître l’indépendance et la souveraineté du Kosovo depuis 2021 (Israël), le 118e depuis 2008 (sans compter les rétractations sous pression serbe).
Des affrontements entre communautés musulmanes et chrétiennes dans l’État du Plateau font plus de 40 morts et près de 1 000 déplacés.
Révocation des visas des ressortissants du Soudan du Sud par les États-Unis en réponse au refus du pays de reprendre ses citoyens expulsés.
L’Algérie et le Mali annoncent la fermeture mutuelle de leur espace aérien après la destruction par l’armée algérienne d’un drone malien à sa frontière.
Les Forces de soutien rapide (FSR) attaquent le camp de déplacés de Zamzam (Darfour du Nord) jusqu’au 13 avril, causant plus de 1 000 morts civils (dont une équipe médicale) et entraînant le déplacement de plus de 400 000 personnes.
Le général B. Oligui Nguema, meneur du coup d’État 2 ans plus tôt, est élu président au 1er tour avec 94,85 % des voix (70,11 % de participation). Les candidatures d’A. Ondo Ossa et de P. Maganga Moussavou avaient été rejetées du fait de la limite d’âge dans la nouvelle constitution.
Des affrontements intercommunautaires dans l’État du Plateau font près de 50 morts dans 2 villages situés entre le Nord du pays à majorité musulmane et le Sud à majorité chrétienne.
Le Soudan est le 119e État depuis 2008 à reconnaître l’indépendance et la souveraineté du Kosovo (sans compter les rétractations sous pression serbe).
La Conférence de Londres sur le Soudan rassemble, deux ans après le début de la guerre civile, 22 États et organisations régionales et internationales. Les participants annoncent 800 millions d’euros d’aide humanitaire. Les 2 belligérants n’ont pas été invités.
M. Hamdan Daglo (dit Hemedti), chef des Forces de soutien rapide (FSR), crée un gouvernement parallèle au gouvernement régulier d’A. Fattah al-Burhan, commandant de l’armée soudanaise. La guerre civile entre dans sa 3e année.
Le groupe djihadiste Al-Chabab, lié à Al-Qaïda, affirme contrôler la ville d’Adan Yabal et progresse vers Mogadiscio, alors que l’armée somalienne tente de le repousser.
Deux frappes aériennes somalo-américaines font 12 morts parmi les membres du groupe Al-Chabab et détruisent un navire d’armes, quelques heures après l’attaque djihadiste à Adan Yabal.
Dans le Nord du pays, une attaque menée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, fait entre 54 et 70 morts au sein de l’armée béninoise. Initialement, le gouvernement ne parle « que » de 8 soldats tués, mais reconnaît un décompte plus…Lire la suite
L’armée sud-soudanaise reprend la ville de Nasir (Nil Supérieur), qui avait été conquise par les miliciens nuer de la White Army le mois précédent. Ces affrontements compromettent un partage négocié du pouvoir entre le président S. Kiir et son rival, le vice-président R. Machar.
T. Thiam, chef de l’opposition ivoirienne, est radié de la liste électorale, à quelques mois de l’élection présidentielle (octobre 2025), pour avoir « perdu » la nationalité ivoirienne en acquérant la nationalité française, alors qu’il avait renoncé à cette dernière en mars 2025.
Les combattants d’Al-Chabab s’emparent de la base militaire de Wargaadhi dans la région Shabeellaha Dhexe (État de Hirshabelle). Les combats avec l’armée régulière font plus de 50 morts.
L’attaque d’un site d’orpaillage artisanal dans l’État de Zamfara, au nord-ouest, faisant au moins 26 morts, est attribuée à des milices luttant pour le contrôle des ressources.
Les Forces de soutien rapide frappent le palais présidentiel à Khartoum avec de l’artillerie longue portée depuis Al-Salha. Aucune victime n’est signalée.
Une attaque des Forces de soutien rapide à Al-Nahud fait au moins 19 morts et 37 blessés. Les paramilitaires prennent la ville, ce qui leur ouvre la voie vers El-Fasher, capitale du Darfour.
Des bombardements sur la ville d’Old Fangak et son hôpital, géré par Médecins sans frontières (MSF), font au moins 7 morts et 20 blessés. MSF dénonce une violation du droit international humanitaire.
Plusieurs frappes par drones des Forces de soutien rapide visent l’aéroport civil et militaire de Port-Soudan, ainsi qu’un dépôt de munitions sur la base Osman Digna. Aucune victime signalée.
La Cour internationale de Justice rejette la requête du Soudan contre les Émirats arabes unis, qu’il accusait de manquer à leurs obligations au titre de la Convention sur le génocide par leur soutien présumé aux Forces de soutien rapide, responsables d’exactions contre les Masalit.
Suspension jusqu’à nouvel ordre des activités des partis et associations à caractère politique par la junte militaire, qui invoque des raisons d’ordre public.
Une frappe des Forces de soutien rapide contre une prison à El-Obeid (Kordofan-Nord) fait au moins 19 morts et 45 blessés.
Attaque contre une base militaire à Djibo (Nord) : des sources locales font état de dizaines de soldats et de civils tués, sans bilan officiel immédiat. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, revendique cette attaque et un bilan de 200 soldats tués dans la région du…Lire la suite
Signature par le président par intérim malien A. Goïta d’un décret dissolvant tous les partis politiques et interdisant leurs réunions, après des manifestations pro-démocratie à Bamako.
L’ex-président gabonais A. Bongo et sa famille sont accueillis en Angola après avoir été autorisés à quitter le Gabon, après 2 ans d’assignation à résidence à la suite du coup d’État de 2023.
Un attentat-suicide revendiqué par le groupe djihadiste Al-Chabab contre un site de recrutement militaire à Mogadiscio fait au moins 11 morts.
La Cour internationale de Justice reconnaît la souveraineté de la Guinée équatoriale sur les îles Mbanié, Cocoteros et Conga dans son différend avec le Gabon.
L’armée soudanaise annonce la libération de l’État de Khartoum des Forces de soutien rapide (FSR), après une vaste opération menée à Omdurman.
Les autorités kényanes admettent avoir coopéré avec l’Ouganda dans l’enlèvement de l’opposant ougandais K. Besigye à Nairobi en novembre 2024. L’ancien médecin personnel du président ougandais Y. Museveni risque la peine capitale pour « complot ».
Signature d’un accord rétrocédant à Maurice la souveraineté sur l’archipel des Chagos : le Royaume-Uni conserve, pour 99 ans, l’usage de la base militaire de Diego Garcia, exploitée avec les États-Unis.
L’armée soudanaise annonce la découverte à Omdurman de fosses communes contenant environ 465 corps et met en cause les Forces de soutien rapide.
Des attaques réalisées par des bandes armées dans l’État de Taraba font plusieurs dizaines de morts et causent des pertes matérielles importantes au nord-est du pays.
Élection au 3e tour de l’économiste et ancien ministre mauritanien S. Ould Tah comme président de la Banque africaine de développement, avec 76,18 % des voix.
L’épidémie de choléra s’intensifie dans la région de Khartoum : au moins 172 morts en une semaine et plus de 2 500 cas signalés, sur fond d’effondrement des services de santé et d’accès à l’eau.
Des pluies torrentielles dans la ville de Mokwa (État du Niger) font au moins 150 morts et des dizaines de disparus. La région fait face à d’importantes inondations.
Une attaque du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, contre la base militaire de Boulkessi, près de la frontière avec le Burkina Faso, fait plus de 30 morts parmi les soldats maliens.
L’attaque d’un convoi humanitaire au Darfour du Nord cause la mort de 5 travailleurs humanitaires. L’armée régulière soudanaise et les Forces de soutien rapide s’accusent mutuellement.
L’Assemblée générale élit le Bahreïn, la Colombie, la Lettonie, le Liberia et la République démocratique du Congo comme membres non permanents du Conseil de sécurité pour 2 ans.
Le Tchad suspend la délivrance de visas aux citoyens des États-Unis en riposte au nouveau décret migratoire du président américain D. Trump, au nom du principe de réciprocité.
Élections législatives : le CNDD-FDD d’É. Ndayishimiye (accusé de réprimer son opposition) remporte tous les sièges (96,51 % des voix) face à l’Union pour le progrès national d’O. Nkurunziza et le Congrès national pour la liberté de N. Girukwishaka (98,88 % de participation).
Le Rwanda se retire de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale après un différend diplomatique avec la République démocratique du Congo lié à l’intervention militaire rwandaise dans l’Est congolais.
Des pluies torrentielles dans la province du Cap-Oriental font au moins 49 morts et contraignent plusieurs centaines de familles à fuir leur domicile après des inondations et des glissements de terrain.
Une attaque menée par des hommes armés non identifiés à Yelewata (État de Benue) fait au moins 150 morts, dont plusieurs brûlés vifs.
Un projet d’accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda est paraphé à Washington, après 3 jours de dialogue. Les deux États doivent signer le texte définitif le 27 juin.
Des hommes armés attaquent des soldats nigériens à Banibangou, près de la frontière malienne, et font 34 morts et 14 blessés. L’attaque est plus tard attribuée à l’État islamique au Sahel.
Le gouvernement nigérien nationalise la société minière SOMAIR, dont la part majoritaire (63 %) était jusqu’ici détenue par le groupe Orano (détenu à 90 % par la France). Niamey accuse le groupe d’avoir accaparé une part excessive de la production.
Des attaques contre trois bases militaires dans les États de Kaduna et du Niger font au moins 17 morts et 4 blessés parmi les soldats nigérians. L’armée lance des contre-offensives contre des bandes armées.
Des centaines de personnes manifestent à Lomé contre le maintien au pouvoir de F. Gnassingbé, accusé d’avoir modifié la constitution pour y parvenir. La police disperse les rassemblements après des affrontements avec les manifestants, faisant une dizaine d’arrestations.
Signature à Washington d’un accord de paix entre les ministres des Affaires étrangères rwandais et congolais, destiné à mettre fin aux combats dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Entrée en vigueur de sanctions américaines contre le gouvernement soudanais, accusé par Washington d’avoir utilisé des armes chimiques dans la guerre contre les Forces de soutien rapide.
Attaque du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, contre 7 villes de l’Ouest du pays. La riposte de l’armée malienne tue environ 80 combattants.
Les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) soudanaises tuent environ 300 personnes, dont des femmes enceintes et des enfants, dans la région du Kordofan du Nord.
La Côte d’Ivoire et le Bénin se réunissent à Abidjan pour renforcer leur coopération militaire contre la menace djihadiste via un meilleur partage d’informations et des formations conjointes.
La RDC et le M23, soutenu par le Rwanda, signent une feuille de route pour la paix, s’engageant à respecter un cessez-le-feu, à protéger les civils et à permettre le retour des populations déplacées.
Après l’incursion de troupes sud-soudanaises dans une zone disputée avec l’Ouganda, des échanges de tirs à la frontière font au moins 6 morts, malgré l’existence d’un comité conjoint de démarcation chargé de régler le différend d’ici 2027.
Deux attaques djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, frappent simultanément le camp militaire de Dargo et un convoi dans l’Oudalan, au nord du Burkina Faso, faisant au moins 100 morts.
Bangui accueille le caucus africain des institutions de Bretton Woods, où gouverneurs des banques centrales et ministres de 20 pays discutent de la politique du FMI et de la Banque mondiale.
Kigali et Kinshasa acceptent, sous l’égide de Washington, un cadre d’intégration économique (énergie, mines, infrastructures) complétant l’accord de paix déjà signé entre le Rwanda et la RDC pour stabiliser la région des Grands Lacs.
Les autorités retirent le permis de l’entreprise émirati Guinea Alumina Corporation pour non-respect des engagements industriels dans l’exploitation de la bauxite. L’entreprise annonce une procédure d’arbitrage international.
Kigali accepte d’accueillir 250 migrants expulsés des États-Unis dans le cadre d’un accord bilatéral controversé sur la gestion migratoire.
L’armée soudanaise frappe un avion-cargo émirati à Nyala dans le Darfour du Sud, tuant 40 mercenaires colombiens et révélant l’implication logistique d’Abou Dhabi aux côtés des Forces de soutien rapide.
Le président sud-soudanais, S. Kiir, rencontre le chef d’état-major ougandais, M. Kainerugaba, après les incidents frontaliers du 28 juillet. Ils prévoient la création d’un comité d’enquête sur ces heurts.
Sur fond d’accusations de soutien émirati aux FSR, Khartoum renforce les contrôles sur les exportations d’or, alors que les relations économiques se dégradent après l’arrêt, en août, par Abou Dhabi, des vols et du trafic maritime avec le Soudan.
Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, multiplie les attaques au Burkina Faso et au Mali. Les juntes du Burkina Faso, du Mali et du Niger, réunies au sein de l’Alliance des États du Sahel, réaffirment leur projet de créer une force commune pour…Lire la suite
Le président F. Touadéra lance la construction d’un champ solaire financé par un investissement émirati de 90 millions USD.
Signature à Moscou d’un mémorandum de coopération militaire entre l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Russie pour lutter contre le terrorisme et renforcer la sécurité régionale.
Au Qatar, les discussions reprennent tardivement entre le gouvernement congolais et l’Alliance du fleuve Congo (AFC, dont M23), soutenue par le Rwanda, dans un contexte de reprise des combats.
Au moins 70 personnes meurent et 30 sont portées disparues dans le naufrage, le long de la côte mauritanienne, d’un bateau de migrants parti de Gambie. Il s’agit d’un des accidents de traversée vers l’Europe les plus mortels de ces dernières années.
Destruction du village de Tarasin dans la région du Darfour à la suite d’un glissement de terrain, faisant environ 1 000 morts.
La Somalie crée l’État fédéral du Nord-Est, issu de territoires sécessionnistes du Somaliland (Sool, Sanaag, Cayn), rattachés à Mogadiscio, affaiblissant ainsi le gouvernement d’Hargeisa.
Le Mali saisit la Cour internationale de Justice (CIJ) après qu’un de ses drones a été abattu au-dessus de son territoire par l’Algérie (1er avril), dans un contexte de tensions diplomatiques entre les deux pays concernant leur frontière.
Une attaque de Boko Haram à Darul Jamal, dans le Nord-Est du pays, fait au moins 63 morts.
Le Premier ministre éthiopien A. Ahmed inaugure le contesté grand barrage de la Renaissance (Gerd) sur le Nil Bleu, relançant les tensions avec l’Égypte et le Soudan.
Mort de plus de 100 réfugiés soudanais dans les naufrages de deux canots pneumatiques ayant tenté la traversée vers l’Europe, au large de Tobrouk, à l’est de la Libye.
Élections générales : victoire de P. Mutharika et du Parti démocrate-progressiste (57 % des voix) contre le président sortant L. Chakwera et le Parti du Congrès du Malawi (33 % des voix) (76 % de participation).
Un drone des Forces de soutien rapide (FSR) frappe la mosquée Al-Safiya à El-Fasher dans la région soudanaise du Darfour du Nord, faisant au moins 75 morts.
Adoption par référendum, à 89 % des voix, d’une nouvelle Constitution conservant un pouvoir exécutif fort et empêchant les opposants de faire campagne ou de critiquer la junte militaire au pouvoir (88 % de participation).
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger annoncent leur retrait coordonné de la CPI, dénonçant un outil « néocolonial » d’ingérence dans leurs affaires intérieures. Ils ajoutent vouloir fonder leurs propres mécanismes de « consolidation de la paix et de la justice ».
Une importante manifestation à Antananarivo est lancée par le collectif « Gen Z, Madagascar » contre les coupures d’eau et d’électricité. La répression policière fait au moins 5 morts.
Condamnation à mort par contumace, pour haute trahison et collusion avec le groupe rebelle de l’AFC/M23, de l’ancien président J. Kabila, en exil hors du pays.
Le président A. Rajoelina nomme le général R. Zafisambo Premier ministre, près de deux semaines après le début d’une crise sociale ayant causé la mort de plusieurs individus (22 selon l’ONU, 9 selon le pouvoir en place).
Manifestation dans la capitale : des milliers de personnes du mouvement « Gen Z » et le corps militaire CAPSAT (impliqué dans le coup d’État de 2009) descendent dans la rue et appellent à la désobéissance civile, accentuant la crise politique malgache.
Le président A. Rajoelina dénonce une tentative illégale de prise du pouvoir. Radio France Internationale indique qu’il aurait été exfiltré par un avion militaire français. L’armée rallie le CAPSAT, unité militaire d’élite.
Le commandant du CAPSAT, M. Randrianirina, devient « président de la Refondation de la République de Madagascar » après un coup d’État militaire renversant le pouvoir.
Ouverture à Lagos du Forum Création Africa, organisé par la France : plus de 1 000 acteurs culturels africains et européens se réunissent autour de l’innovation numérique et des industries culturelles jusqu’au 18 octobre.
Élection présidentielle : le président sortant A. Ouattara se présente pour un 4e mandat, face à des candidats mineurs, après l’invalidation des candidatures des principales figures de l’opposition (T. Thiam, C. Blé Goudé et P. Affi N’Guessan).
Les Forces de soutien rapide (FSR) s’emparent de El-Fasher (Darfour du Nord) après 18 mois de siège qui ont fait 1 400 morts civils. En 2 jours et après l’abandon de la ville par l’armée soudanaise, 6 000 personnes sont exécutées par les FSR.
Élection présidentielle : P. Biya est réélu au premier tour avec 53,66 % des voix (57,76 % de participation). Son principal opposant conteste le résultat et des affrontements avec les forces de l’ordre font 4 morts.
Proclamation de la réélection au premier tour d’A. Ouattara avec 89,77 % des voix (50,1 % de participation). Le résultat est alors provisoire, il doit être examiné en recours par le Conseil constitutionnel.
Élections présidentielles et législatives : le régime du Parti de la révolution de la présidente sortante S. S. Hassan a disqualifié les principaux partis d’opposition (dont Chadema) ou emprisonné leurs leaders avant le scrutin ; l’opposition dénonce des fraudes et appelle à manifester.
La répression policière qui s’abat sur les manifestations contre les élections de la veille fait environ 700 morts, principalement à Dar es-Salaam et Mwanza.
Proclamation des résultats des élections du 29 octobre, à l’issue de trois jours de violences : S. S. Hassan est élue présidente de la République avec 97,66 % des voix (87 % de participation). Son parti obtient 383 sièges sur 403 à l’Assemblée nationale.
D. Trump place le Nigeria sur la liste des pays « particulièrement préoccupants » en matière de liberté religieuse et menace d’interrompre financements et coopération militaires, l’accusant de tolérer des persécutions de chrétiens.
Au cours d’une attaque à Papiri, dans le centre du pays, 315 élèves et enseignants d’une école chrétienne sont enlevés par une bande criminelle. Le 17 novembre, 25 jeunes filles avaient déjà été enlevées dans le Nord-Ouest du pays (Kebbi) dans les mêmes conditions.
Le Sommet annuel du G20 se tient pour la 1re fois en Afrique, à Johannesburg (Afrique du Sud). Les États-Unis n’y envoient pas de délégation. Les 19 États du groupe et l’UE représentent plus de 80 % du PIB mondial.
Lors de la clôture du Sommet de Johannesburg (Afrique du Sud), le G20 adopte une déclaration commune pour une paix juste et durable au Soudan, en République démocratique du Congo, en Ukraine et au Moyen-Orient.
La proposition de cessez-le-feu du Quad (Arabie saoudite/Émirats arabes unis/Égypte/États-Unis) est rejetée par l’armée régulière soudanaise et acceptée par les FSR pour 3 mois. Le secrétaire général de l’ONU appelle à mettre fin aux transferts d’armes vers le Soudan.
Élections présidentielle et législatives : le président sortant U. Sissoco Embaló et son principal rival F. Dias revendiquent chacun la victoire, dans l’attente des résultats officiels prévus pour le 27 novembre.
Ouverture du 7e sommet entre l’Union africaine (UA) et l’UE à Luanda (Angola). Cette édition marque les 25 ans de la coopération entre les deux organisations.
Le 7e sommet entre l’UA et l’UE s’achève par l’adoption d’une déclaration commune réaffirmant l’attachement partagé au multilatéralisme, appelant à une paix durable et juste dans les conflits en Afrique et en Europe et à un renforcement de la coopération entre les deux blocs.
Coup d’État militaire : des officiers renversent le président U. Sissoco Embaló et suspendent le processus des élections du 23 novembre, empêchant la commission électorale de publier les résultats.
Élections régionales et locales : le Swapo arrive largement en tête et obtient 52,4 % des sièges au sein des collectivités locales, avec une participation inférieure à 40 %.
Sous l’égide de D. Trump, la République démocratique du Congo et le Rwanda signent à Washington un accord de cessez-le-feu avec mesures de désarmement, les États-Unis obtenant en contrepartie des accords bilatéraux sur les minerais stratégiques.
Nairobi et Washington signent un accord de coopération sanitaire de 5 ans, les États-Unis engageant environ 2,5 milliards USD pour soutenir les programmes de santé kenyans, dans un contexte de rupture des États-Unis avec leur ancien modèle d’aide au développement.
Une tentative de coup d’État militaire menée par le lieutenant-colonel P. Tigri est déjouée par les forces loyales au président P. Talon. Une douzaine de militaires sont arrêtés, le chef des putschistes prend la fuite.
Les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, entrent dans la ville d’Uvira en République démocratique du Congo (Sud-Kivu), provoquant la fuite de dizaines de milliers de civils vers le Burundi, tandis que l’ONU et plusieurs partenaires appellent à l’arrêt de l’offensive.
Attaque de drones contre une base des Casques bleus dans le Sud du Soudan (Kadougli) : au moins 6 morts et 8 blessés parmi la force de maintien de la paix (contingent bangladais). L’armée régulière soudanaise accuse les FSR, qui démentent.
R. Lumbala, ancien chef de groupe armé et ex-ministre congolais, est condamné par la cour d’assises de Paris à 30 ans de réclusion pour complicité de crimes contre l’humanité commis dans l’Est de la République démocratique du Congo (2002-2003).
D. Trump étend le travel ban en interdisant l’entré sur le territoire américain aux ressortissants de l’Autorité palestinienne, du Burkina Faso, du Mali, du Soudan du Sud et de la Syrie, et en durcissant les restrictions pour 15 autres pays.
Un kamikaze se fait exploser dans une mosquée de Maiduguri (État de Borno) pendant la prière du soir, tuant au moins 5 fidèles et en blessant 35 autres. Les autorités soupçonnent le groupe Boko Haram d’être responsable de l’attentat.
Washington lance, avec l’accord du président nigérian B. Tinubu, des frappes contre des camps de l’organisation État islamique dans l’État de Sokoto (au nord-ouest du Nigeria), tuant un nombre indéterminé de combattants.
Israël est le premier État à reconnaître le Somaliland comme souverain et indépendant de la Somalie. Les 2 parties signent une déclaration de reconnaissance mutuelle et d’établissement de relations diplomatiques. L’ONU affirme le respect de l’unité de la Somalie.
En quelques jours, des attaques des FSR contre plusieurs villages du Darfour du Nord et du Darfour occidental font plus de 200 morts civils, dont des femmes et des enfants, tués sur une base ethnique.
Élections présidentielle et législatives (nouvelle constitution de 2023). Le président sortant F.-A. Touadéra est élu au 1er tour avec 76,15 % des voix (52,42 % de participation) pour un 3e mandat. Son mouvement Cœurs unis remporte 50 sièges sur 74 au parlement.
Élections législatives : le parti au pouvoir d’A. Ouattara (RHDP) remporte 197 des 255 sièges de l’Assemblée nationale ; le Parti démocratique, principale formation d’opposition, voit son nombre de députés divisé par deux (35 % de participation).
Chronologie réalisée par Mathilde Amouroux, Alexandre Domballe, Noé Erhmann, Alice Thion et Iris Thomas, sous la coordination de Célia Aubry et Amélie Faltot.