Le Conseil de sécurité dans l’après 11 septembre

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gu.jpg Le Conseil de sécurité, monstre ou victime ? Le 11 septembre puis l’affaire irakienne l’ont placé au coeur des débats internationaux sur la sécurité internationale. Certains ont dénoncé son impuissance ou les obstacles qu’il plaçait sur la route de la coercition armée. D’autres ont souligné qu’il était à la fois source de légitimité et de légalité des actions coercitives internationales. En réalité, s’il est politiquement malade et militairement infirme, il est juridiquement tout puissant. L’analyse de son rôle dans l’après 11 septembre montre qu’il reste irremplaçable. Ses capacités normatives et opérationnelles sont sans égal, et le débat sur la réforme – qu’il s’agisse du «droit de véto» ou de sa composition – doit être relativisé. La Charte des Nations Unies dans son état actuel offre tous les moyens d’adapter le Conseil aux nouveaux équilibres de la société internationale comme aux nouveaux défis de la paix et de la sécurité.