Les commémorations multiples dans les médias. Des enjeux pour la mémoire internationale

Dans l’espace médiatique où se construit le présent censé être partagé par tous, le rappel du passé, a fortiori dans sa perspective internationale, n’échappe pas aux représentations symboliques. Notamment celles que les Etats construisent, pour eux-mêmes ou pour le monde entier, selon leur volonté de communiquer et leur capacité à vouloir maîtriser leur propre image. 2009 fut une année de grandes manifestations mémorielles qui ne sont pas sans rapports avec l’actualité internationale. Que ce soit le Festival de Woodstock de 1969, la Révolution islamique en Iran de 1979, la fin de l’intervention soviétique en Afghanistan et la chute du Mur de Berlin en 1989 ou la « Révolution roumaine » de 1999…, le devoir de mémoire est loin d’être équitablement partagé sur tout sujet, a fortiori dans les commémorations hyper-médiatisées. Il n’y a là rien de surprenant, vu que les médias d’information générale s’adressent en priorité à leurs publics nationaux, que leur choix éditoriaux soient voulus ou subis selon leur contexte politique et/ou économique. Cependant, l’enjeu n’en demeure pas moins la meilleure compréhension entre les peuples dans le cadre de la mondialisation en cours et en perspective. D’où l’intérêt, dans le traitement de l’actualité, d’envisager la multi-perspectivité fondée sur le devoir d’histoire.

Le sommaire de l’AFRI 2010