MATHIEN Michel
Président du Conseil d’Administration de l’ AFRI, professeur en Sciences de l’information et de la communication à l’Université Robert Schuman (Strasbourg, France), où il anime le Centre d’études et de recherches interdisciplinaires sur les médias en Europe (CERIME). Il a récemment publié :
« Les journalistes et le pacte républicain. Les fondements historiques de la professionnalisation », Hermès, Cognition, communication, politique, n° 35, 2003, pp. 121-129 ;
« Abraham Moles ou l’information et la communication au carrefour des sciences de la vie quotidienne et de l’esthétique », Communication, vol. 22, n° 2, automne 2003, pp. 167-181 ;
en collaboration avec René KLINGELSCHMITT, « Tagespresse in Elsass und Bade-Würtenberg », Im Blickpunkt : das Elsass, 2003, pp. 187-206 ;
« Choisir la vérité ou défendre un camp ? Information de crise et identité nationale », in Yves JEANCLOS (dir.), La sécurité de l’Europe et les relations transatlantiques au seuil du XXIe siècle, Bruylant, Bruxelles, 2003, pp. 321-340 ;
« Faire face aux mutations de l’offre et de la demande », in Nicolas PELISSIER / Claude Le BŒUF (dir.), La communication de l’information scientifique. Ethique du journalisme, démocratie locale, stratégie des organisatons, L’Harmattan, Paris, 2003, pp. 5-12 ;
« L’économie générale des médias », Ellipses, Paris, 240 p.
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Résumé
Dans la couverture de la crise internationale ayant précédé la « guerre en Iraq », les médias de masse américains et britanniques ont abandonné les principes professionnels qui ont constitué aux regards de l’histoire moderne de la presse et du journalisme une fonction modélisante. Cela a été le cas pour la presse française du début de l’ère industrielle puis de la IIIe République. Le modèle américain a été une référence en raison de la nature du régime démocratique des Etats-Unis dès sa constitution. Lors de la « crise » irakienne, les attitudes des médias dominants de ce pays et ceux du Royaume Uni ont conduit à des ruptures. En France, les médias ne se sont pas placés sur le même registre qu’eux et ne sont donc pas entrés dans une « guerre de l’information » de part et d’autre de l’Atlantique. Même si les médias anglo-saxons reviennent progressivement à leurs principes professionnels traditionnels, ils ont perdu dans cette crise leur image de « grand frère ».
Le sommaire de l’AFRI 2004