L’Europe et la deuxième guerre du Liban. Premiers pas d’une puissance civile ?

Résumé

La deuxième guerre du Liban qui s’est déroulée à l’été 2006 a donné aux Européens l’occasion de raffermir leur influence dans la région. Au fil des trente-trois jours de guerre qui ont partiellement ravagé le Liban, l’Union européenne est restée en retrait des négociations internationales, alors même que plusieurs Etats membres se sont impliqués, militairement et diplomatiquement, dans le conflit. Mal à l’aise, parce que privée d’une voix forte et cohérente, dans l’exercice politique de gestion des crises, l’Union a pourtant apporté un soutien considérable à la stabilisation et à la reconstruction du pays. Les différents moyens mobilisés par les Européens durant les combats et dans l’après-guerre ont donné une dimension concrète à l’Europe de la défense et renforcé son image de puissance bienveillante. Si l’Europe peine encore à s’affirmer comme une puissance à part entière dans les rapports de force régionaux, les déboires de la stratégie américaine de « remodelage du Grand Moyen-Orient » pourraient lui offrir de nouvelles marges de manœuvres.

Le sommaire de l’AFRI 2008