La Slovénie, entre Alpes et Balkans

Résumé Avec deux millions d’habitants et un territoire équivalent à trois départements français, la Slovénie apparaît comme un carrefour entre l’Europe centrale et l’Europe balkanique, l’Europe développée et celle qui ne l’est pas, l’Europe démocratique et celle qui aspire à l’être. Depuis son indépendance, en juin 1991, ce petit Etat s’est considérablement rapproché des standards politique et économique européens, au point d’afficher, lors de son entrée dans l’UE, des performances bien supérieures à celles des autres pays issus du communisme. Une conséquence logique, si on la rattache à un ensemble géographique alpin ou à son histoire dominée par l’Autriche et l’Italie, alors que les Slovènes avaient peu de relations avec les autres peuples de la Fédération yougoslave avant 1918. A l’heure où elle s’ouvre à l’Europe, la Slovénie connaît une dégradation de son climat politique, notamment à cause des questions ethniques : les ressortissants des autres républiques yougoslaves représentent désormais 16 % de la population totale et font l’objet de représentations négatives, véhiculées et instrumentalisées par des partis politiques de premier plan. D’où le débat entre une Slovénie alpine et/ou balkanique. – Le sommaire de l’AFRI 2006