Le Traité sur la réduction des armements stratégiques offensifs et les nouvelles

Résumé Bien que l’Administration Bush ait exprimé d’emblée des réserves extrêmes à l’égard de la maîtrise des armements et que les Etats-Unis se soient affranchis des contraintes du Traité ABM, qui fut longtemps considéré comme le garant de la stabilité de l’équilibre sur lequel reposait la dissuasion réciproque entre les deux Grands, le dialogue russo-américain s’est poursuivi et, en juin 2002, une nouvelle étape a été franchie sur la voie d’une réduction des armements stratégiques offensifs.En effet, par le Traité dit SORT, les deux parties sont convenues de réduire de deux tiers leurs arsenaux stratégiques de telle sorte qu’au 31 décembre 2012 elles ne disposeraient plus que de 1 700/2 200 charges nucléaires déployées opérationnellement. Toutefois, les Etats-Unis et la Russie se sont ménagé la possibilité d’adapter rapidement leur appareil militaire à des situations imprévues et ils sont autorisés à conserver des stocks importants d’armes nucléaires, tant stratégiques que tactiques, pour faire face à toute éventualité. Aussi a-t-on émis des doutes sur la contribution de ce Traité au désarmement nucléaire et, à l’occasion des débats qui se sont instaurés au Congrès américain et au Parlement russe en vue de sa ratification, on a souligné les insuffisance du régime de vérification dont il est assorti et les inconvénients résultant de l’absence de dispositions relatives à l’élimination des charges nucléaires. Il n’en reste pas moins que SORT témoigne du changement qualitatif des relations stratégiques entre les anciens ennemis de la Guerre froide et de leur volonté de coopérer étroitement pour lutter contre le terrorisme, l’instabilité internationale et la prolifération des armes de destruction massive. –Le sommaire de l’AFRI 2003