Monde fini, monde encombré, monde unifié ?

Le mouvement vers l’unité à l’échelle planétaire s’est amplifié tout au long de la première décennie du XXI e siècle. Jamais l’humanité ne s’est trouvée autant sur la voie de l’intégration. Certes, le chaos étend toujours et encore son voile de misère et de conflits en de nombreux endroits de la planète. Chaos et misère sont le plus souvent dus à des archaïsmes dans la gouvernance, dans certains codes religieux d’extrémistes islamistes et dans la conduite des affaires financières mondiales. Si la mondialisation a d’abord été considérée à travers ses réalités économiques, financières et commerciales, elle l’était beaucoup moins du point de vue de ses effets géopolitiques, donnant lieu à de nouvelles formes de compétition mais aussi à des interdépendances et solidarités. Elle a acquis sa dynamique propre pour devenir un processus créateur d’un monde nouveau, fondé sur l’appartenance à une communauté « globalisée » qui partage, comme jamais auparavant, codes, modes et préoccupations identiques.