Dialogue inter-coréen : négation, reconnaissance réciproque et piétinements

Résumé En juin 2000, le Président de la Corée du Sud, Kim Dae-jung, et le dirigeant de la Corée du Nord, Kim Jong-il, se retrouvaient à Pyongyang pour un sommet historique aux conclusions les plus prometteuses : reconnaissance réciproque, accord sur la formule à suivre en vue d’une réunification, mise en place de dialogues ministériels réguliers – y compris entre ministères de la Défense -, et engagement nord-coréen sur le dossier des familles séparées. Aujourd’hui, alors que les attentats du 11 septembre 2001 ont incité les Etats-Unis et une large coalition internationale à une vigilance accrue sur les pays soutenant et/ou pratiquant les mouvements terroristes, et alors que le mandat de Kim Dae-jung, artisan farouche du début de la normalisation entre les deux Corée, s’achève fin 2002, l’on ne peut que déplorer la timidité des signaux envoyés par la Corée du Nord au Sud, et la véhémence de la position nord-coréenne à l’égard des Etats-Unis de George W. Bush. De fait, toute perspective proche d’approfondissement du dialogue semble désormais exclue. – Le sommaire de l’AFRI 2002