Embouteillages institutionnels dans les sillages des pirates malais

Après une forte baisse dans les années 2000, pirates et brigands des mers sont de retour le long des détroits malais, malgré une multitude de contre-mesures : patrouilles coordonnées, partage de renseignement, entraînement, escortes privées, développement économique, etc. Comparés aux 15 attaques rapportées en Indonésie en 2009, 105 incidents ont été recensés dans l’archipel en 2013, d’où un défi de taille pour les nombreuses agences régionales en lutte contre ces irréductibles criminels transnationaux, à savoir le Bureau maritime international et son antenne à Kuala Lumpur, le centre de partage d’information du ReCAAP (Regional Cooperation Agreement on Combating Piracy and Armed Robbery against Ships in Asia) et le Centre de synthèse de l’information à Singapour. Bien que beaucoup d’entre eux s’activent au gré des opérations antipirates, des rivalités aussi bien internes qu’externes émergent comme autant d’obstacles à cause des intérêts opposés de chacun et des différentes autorités de tutelle.