Introduction. Puissance et impuissance

Les organisations internationales restent le cadre naturel de la diplomatie multilatérale, même si 70 ans après la création du système de l’aprèsguerre, les défauts de l’âge s’accusent. Le déclin de l’UNESCO est d’autant plus éclatant qu’elle est l’héritière directe de l’Institut international de coopération intellectuelle, mis en place en 1925 dans le cadre de la Société des Nations, où voisinaient Henri Bergson et Paul Valéry, Marie Curie et Albert Einstein… (1) Gonzague de Reynold, qui fut le témoin de ces « Coopérateurs » a conservé les volutes esquissées par Paul Valéry :

« L’ennui fume ou sourit. L’Europe songe ou bâille.
Quant à l’Esprit, il fait un feu de paille
Idéal de l’amas de ces rapports tapés.
L’Ame s’offre des bains de champagnes frappés
Et le Corps fait à l’Ame écho… O paire
D’amis, cependant que le total COOPÈRE »