Le doute et le climat. Acteurs et stratégies d’influence

Dans un contexte fortement polarisé entre les scientifiques du climat et ceux qui expriment leur défiance à l’égard des conclusions du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC), des ressorts socio-culturels contribuent, en dehors du champ scientifique, à renforcer le climato-scepticisme. La fragilisation de la science, la peur du « tout-climat », l’alarmisme climatique, la complexité et la radicalité inhérentes des politiques climatiques en sont quelques illustrations. Le climato-scepticisme se nourrit également de modes d’action et de stratégies d’influence, malgré l’hétérogénéité croissante des acteurs de la contestation.