Vers un nouveau concept de droit international : « La prophétie auto-réalisatrice »

« En diplomatie, les seuls traités durables seraient les traités conclus entre les arrière-pensées » nous rappelle le Comte de Saint-Aulaire en 1953. Avec cette formule imagée, cet ambassadeur de France souligne la part de duplicité inhérente à toute négociation internationale. Chaque partie veut faire prévaloir ses intérêts, ses principes. Ce que résume Napoléon à sa façon en ces termes : « un congrès est une fable convenue entre les diplomates, c’est la plume de Machiavel unie au sabre de Mahomet ». Plus précis, Henry Kissinger déclare : « la diplomatie consiste à rapprocher des points de vue divergents par le biais de la négociation ». Quant à François Mitterrand, il rejoint le premier cité en déclarant que : « c’est un excellent texte, car il exprime les arrière-pensées de tout le monde » (1989). Ce rapide survol nous aide à mieux appréhender la problématique actuelle des négociations sur le changement climatique.