Guerre et violence armée : droit en question, politique en échec

Les développements récents de la conflictualité mettent en question le droit international tant dans sa dimension jus ad bellum que jus in bello. Le droit international a cherché à limiter voire à proscrire le premier et à réglementer le second. Les conflits tendent aujourd’hui à ignorer ces normes et on recourt même à la violence armée au nom du jus inbello, dénommé droit humanitaire. Tout conflit est un échec politique et on doit prendre le contrepied de la formule de Clausewitz, la guerre continuation de la politique par d’autres moyens. En réalité, la guerre transforme les buts politiques des vainqueurs et détruit ceux des vaincus.