La présidence française de l’Union européenne : une réponse terne au défi de l’élargissement

Résumé Bilan d’une présidence 2 Si la présidence française a montré que l’absence d’un projet politique ambitieux pour l’UE était préjudiciable à la conduite des négociations à mesure que les intérêts entre Etats membres se diversifient, elle a aussi révélé d’une manière paradoxale que toute expression d’une position spécifique par un grand Etat membre qui occupe la barre est automatiquement taxée de partialité. En ce sens, la présidence française a été perdante sur deux tableaux. Elle a été accusée de partialité voire d’arrogance par certains Etats membres (en particulier parmi les petits) en mettant en avant sans précaution certains intérêts nationaux sans avoir pour autant réussi à afficher un projet novateur susceptible de fonder un leadership. – Le sommaire de l’AFRI 2001