Perceptions latino-américaines

Résumé Il convient ici de présenter une vision régionale et non régionale, ce qui ne manque pas de soulever certaines difficultés : il faut considérer, en même temps, par exemple le Brésil et le Salvador, une trentaine de pays différents, au nombre desquels on hésite toujours à inclure ou non les pays anglo-saxons des Caraïbes. Aussi bien s’agit-il de la vision d’un Latino-américain, qui comporte nécessairement des généralisations et des simplifications, et peut-être un tropisme vénézuélien particulier. C’est poser la question de l’identité latino-américaine. Cette identité existe assurément : elle repose sur un sentiment d’appartenance commune, mais aussi de perception commune par le monde extérieur ; elle repose également sur le partage d’immenses problèmes – le défi du développement, de la modernisation, le choc avec l’économie et le modèle culturel américain – et sur la volonté de les résoudre solidairement. S’agissant de la perception de la politique extérieure de la France, on doit distinguer d’un côté la perception de cette politique d’un point de vue global, et de l’autre la perception de l’action spécifique de la France envers l’Amérique latine. Il faut ainsi envisager d’abord les intentions, les orientations, les grands principes : la vision que la France a du monde, de la mondialisation, des échanges économiques, de la démocratie, de la culture, de l’homme. On reste alors dans le domaine normatif et déclaratoire, celui de l’universel. Il faut ensuite considérer l’action de la France en Amérique latine. – Le sommaire de l’AFRI 2000