La politique chinoise d’Obama. Entre smart diplomacy et rivalité

Qualifiée de stratégie du pivot, la politique chinoise de Washington s’est, depuis l’arrivée au pouvoir de Barack Obama, articulée autour d’un mélange d’éléments de hard power (militaire, économie) et de soft power (influence, dialogue, persuasion), définie comme une « diplomatie intelligente », également qualifiée de smart policy ou smart power. En parallèle, les méfiances manifestées aux Etats-Unis à l’égard de la Chine n’ont fait que croître au cours des dernières années. La Chine reste aujourd’hui un élément structurant de la politique étrangère américaine, que ce soit dans son volet coopératif ou plus stratégique, comme l’illustrent les initiatives de Washington en direction d’autres pays de la région inquiets de la puissance chinoise ou même ouvertement hostiles à son expansion. Cependant, face à la montée en puissance de la Chine et ses développements, tant dans le domaine économique que politique, quelle est la réelle marge de manœuvre de Washington dans sa relation avec Pékin, et quelles sont les implications de la smart policy ? Si la politique chinoise est une priorité pour l’administration Obama, les défis auxquels Washington fait face sont particulièrement nombreux, compte tenu de l’importance stratégique de la redéfinition de la relation Chine–Etats-Unis.