« Le temps des gitans » : à propos de la libre circulation des Roms dans l’Union européenne-

Le second semestre 2010 a été marqué par le conflit entre la Commission et le gouvernement français au sujet de la politique française de renvoi, vers leur pays d’origine, des migrants Roms de nationalité roumaine et bulgare. Cet article examine les réserves exprimées par la Commission à l’égard des mesures françaises. Ces réserves se situent sur deux terrains : d’une part, le non-respect de la liberté de circulation des citoyens européens, par la transposition insuffisante des garanties matérielles et procédurales prévues par la directive 2004 /38 contre l’éloignement ; d’autre part, la possible méconnaissance des droits fondamentaux des citoyens européens d’origine rom, plus précisément la discrimination ethnique dont ceux-là feraient l’objet. L’« affaire rom » a mis sur le devant de la scène politique et médiatique la question de la mobilité et des conditions de vie des Roms en Europe. Leur intégration économique et sociale nécessite une action commune de l’Union et des Etats membres.